Toulouse : la future mosquée du Mirail (vidéo)

Lu sur la Dépêche du Midi

Le permis de construire, tant attendu, a été accordé, il y a quelques semaines, par la municipalité toulousaine et l’imam Mamadou Daffé se lance désormais dans une autre croisade. Une campagne pour réunir les dons des fidèles.

Le projet prévoit un bâtiment de 2 500 m2 pouvant accueillir 4 000 personnes sur trois niveaux. Avec trois salles de prières pour les hommes, une pour les femmes, une bibliothèque, un espace enfants, des salles de réunions… le tout pour un investissement total estimé à 4 millions d’euros.

(…) Depuis 2005 et le réaménagement du quartier de Bellefontaine, la mosquée du Mirail tenait en quelques baraquements de 300 m2 pouvant accueillir au maximum 600 personnes, là où ils se pressaient près de 2000 fidèles pour la prière du vendredi. Contraints de pratiquer leur foi sur un parking. L’avenir s’annonce plus radieux avec la nouvelle mosquée édifiée sur le même emplacement, place Bouillères, à Basso Cambo. Mais il faudra quand même un peu de temps pour réunir les fonds nécessaires et aussi pour lancer la construction. La communauté est pour l’instant à la recherche de nouveaux locaux pour s’installer provisoirement pendant les travaux, qui devraient durer au minimum trois ans. Et ce n’est pas le plus facile.

Après celle d’Empalot, la mosquée du Mirail serait donc la deuxième mosquée de Toulouse. Mais ici, le financement ne dépendra pas de pays tiers. L’imam Mamadou Daffé y tient : «C’est un projet libre, indépendant, ouvert sur l’avenir et sur celui de notre progéniture. Ce que l’on aura laissé de mieux dans ce bas monde «.

Lu sur le site Al Kanz

Comme nous l’écrivions en 2010, tout le monde veut une grande mosquée.

Pour de bonnes (agrandir la capacité d’accueil, dispenser des cours religieux et de langue arabe, accueillir diverses manifestations cultuelles et culturelles, etc.) et pour de mauvaises raisons (maire qui s’offre sa mosquée, bataille autour des m2 pour assurer un leadership au CFCM, justifier certaines aides publiques, etc.).

En finir avec la tutelle étrangère et les arrangements politiques


Précisons néanmoins que les mauvaises raisons tendent à disparaître du fait du changement sociologique qui s’opère dans les mosquées :

on y trouve de moins en moins de retraités, nés à l’étranger, qui ont fait double allégeance : au maire d’une part, qui ne rate jamais l’occasion pendant l’Aïd de dire un petit « salamalikoum » aux musulmans réunis pour la prière, à leur pays d’origine par le truchement des auxiliaires de consulats que sont, notamment, les mosquées de Paris et d’Evry.

Ainsi, les mosquées tendent à devenir indépendante ; ce qui ne manque pas d’occasionner des conflits, lorsque le maire tient à « sa mosquée ». Souvenons-nous de la tragi-comédie autour de la mosquée de Drancy, qui s’est vu imposer par le maire de la ville Hassan Chalghoumi ou encore la situation ubuesque de la mosquée d’Epinay-sur-Seine, où une nouvelle génération de musulmans refusent de subir le diktat du maire.

Mosquée du Mirail : une mosquée française

A Toulouse, les responsables de la mosquée du Mirail entendent faire jouer à la mosquée pleinement son rôle. Réseau social avant les Facebook, Twitter et autre Google+, la mosquée est un carrefour où plusieurs fois par jour des compétences, des vies, des histoires se rencontrent.

Source : Al Kanz