Toulouse : une émeute autour de calligraphies arabes. L’oeuvre est retirée. (vidéo-Màj)

06/10/12 Addendum
Calligraphies du Coran : l’étudiante giflée porte plainte

L’étudiante toulousaine de 19 ans giflée sur le Pont-Neuf, mardi soir, parce qu’elle marchait, sans le savoir, sur des versets du coran projetés inopinément lors du Printemps de septembre, a déposé plainte. Interview.

Que s’est-il passé mardi soir ?

Je venais de raccompagner une amie et je rentrais chez moi. Il était environ 21 heures et je me trouvais sur le Pont-Neuf, en direction d’Esquirol. Il y avait des femmes un peu excitées. Sur le sol, je ne savais pas que l’on projetait des versets du coran dans le cadre du Printemps de septembre. J’ignorais tout de cela. J’ai donc marché sur ces inscriptions lumineuses sans savoir ce qu’elles représentaient. D’autant qu’elles avaient déjà été projetées dimanche dernier.

Vous avez été agressée ?

J’ai été frappée à trois reprises par-derrière. Trois gifles appuyées. Je me suis retournée et j’ai vu une femme en face de moi, de confession musulmane, très en colère. Elle m’a dit : «Tu ne respectes pas l’islam, ni le coran !….» Il y avait deux autres femmes à côté d’elle dont l’une avec une poussette. Je suis partie, très choquée. J’en ai eu les larmes aux yeux. Un passant a vu que je ne me sentais pas bien. Les pompiers et les policiers sont arrivés car la foule commençait à devenir hostile (1).

source : La dépêche du Midi

—————-

04/10/12 Addendum

L’Imam arrivé sur place pour calmer les esprits, a été reçu ce matin à la mairie.

—————-

Lu dans Libération :

[…] «J’ai appelé les jeunes de mon quartier pour les prévenir», raconte une fille, témoin de la scène. Une demi-heure plus tard un groupe de 80 personnes, parmi lesquels des jeunes habitants des cités toulousaines, se rassemblaient spontanément sur le Pont-Neuf, […]C’est dans cette ambiance qu’une femme aurait été giflée pour avoir marché sur les caractères arabes projetés au sol. «Elle a mangé une claque pour avoir refusé de passer à côté», confirme un peu crûment un témoin de la scène.[…]

—————-

04/10/12 Addendum

[…]Mounir Fatmi, Marocain « d’origine musulmane » selon ses mots, s’est défendu de toute volonté de provocation et croit à un malentendu. Comme « les conditions d’exposition de ma pièce ne sont pas réunies et qu’elles nuisent à sa lisibilité, et sutout à sa compréhension, je préfère la suspendre », a-t-il déclaré.

Il souligne quand même que l’œuvre contestée appartient au musée d’art moderne de Doha, au Qatar. Quand cette dernière et une autre, également montrée à Toulouse, ont été présentées à Doha, « à quelques kilomètres de l’Arabie saoudite, ça n’a pas choqué ; que ça choque à Toulouse, je suis consterné, je ne comprends pas vraiment ».

Source Le Monde

—————-

[…] Selon la police cette femme aurait d’abord été giflée et, après cela, les manifestants auraient fait appel à des jeunes de cités, démarche malheureusement habituelle et dont on sait comment ça peut (mal) se terminer. Ils ont installé des barrières autour des images projetées afin d’empêcher les piétons de marcher dessus. Comme cela commençait à devenir chaud, une compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) est intervenue mais il semble bien que seule l’arrivée d’un imam ait permis de stopper les excités avant une bagarre générale.[…]

source : riposte laïque

—————-

03/10/12 Addendum : Le Printemps de septembre à Toulouse et l’artiste Mounir Fatmi ont décidé d’arrêter la présentation d’une de ses oeuvre à cause de protestations de musulmans blessés de voir des passants marcher sur des versets du Coran projetés au sol.

[…] Mounir Fatmi, Marocain « d’origine musulmane », selon ses mots, s’est défendu de toute volonté de provocation : « Comme les conditions d’exposition de ma pièce ne sont pas réunies et qu’elles nuisent à sa lisibilité, je préfère la suspendre. »

Metro

 

 

Une projection culturelle inopinée a provoqué un début d’émeute, hier, peu après 22 heures, sur le Pont-Neuf, dans le centre de Toulouse. La projection vidéo, au sol, de calligraphies arabes, issues du travail de Mounir Fatmi, un artiste marocain renommé, a donné lieu à un mini-scandale.

En effet, une passante, dont les pas ont empiété sur l’œuvre projetée, a été prise à partie par un individu qui a vu là une offense à sa religion. Il l’a giflée avant que d’autres personnes ne s’en mêlent. Au total, près de 80 personnes se sont retrouvées sur le pont semant le désordre. Les services de police sont intervenus pour rétablir l’ordre. De nombreux CRS qui venaient d’intervenir, non loin de là, pour évacuer, rue d’Antipoul, des locaux réquisitionnés dans le cadre de l’opération Zéro personne à la rue se sont rendus sur place. […]

La Dépêche du Midi