Trump, un Hitler américain ?

Ils sont devenus totalement dingues! D’autant ces “camps” sont en place depuis les années Clinton. Ils ont été instaurés pour éviter à certains enfants de subir les violences de leur parents toxicomanes.


Une lettre ouverte signée par 80 écrivains, dont Paul Auster, Margaret Atwood et Emmanuel Carrère, dit non aux “camps de concentration” pour enfants.

La lettre ouvertedatée du 6 novembre, ressemble à une attaque de panzer contre la Maison Blanche. Les tanks en question sont des écrivains, et ce sont des poids lourds. Paul Auster, Margaret Atwood, Alessandro Baricco, Emmanuel Carrère (ouf, un Français !), Tahar Ben Jelloun (encore un Français mais, n’ayant sans doute pas eu le temps de vérifier si l’orthographe était bonne, ils ont écrit Ben Jalloun). Ils sont 80 de leurs semblables à mitrailler le président américain et ils ne le font pas avec du petit calibre.

Ces grands intellectuels partent en guerre, dans la «New York review of books», l’un des organes les plus prestigieux aux Etats-Unis, contre les «camps de concentration» pour enfants.

A Tornillo, Texas, dans des rangées de tentes jaunes pâles, 1600 enfants ont été arrachés à leurs familles, et dorment dans des dortoirs, garçons d’un côté, filles de l’autre.Les enfants, entre 13 et 17 ans, ont un accès limité aux services de protection juridique. Ils ne sont pas scolarisés. On leur donne des livres d’école mais ils ne sont pas obligés d’étudier.Et d’ajouter cependant que les conditions de détention ne sont pas inhumaines:

Les enfants de Tornillo passent leurs journées dans des tentes disposant de l’air conditionné, où ils sont nourris et peuvent s’adonner à des activités récréatives. 

Il n’empêche. C’est le mot qui fâche et qui fait tâche. «Camp de concentration». Cela signifie-t-il qu’un pas a été franchi dans l’opposition des intellectuels, américains notamment, contre le président en exercice ? C’est probable. Et c’est un signe clair envoyé par les stars de la fiction à Trump, au moment où celui-ci s’apprête à refouler sans ménagement la caravane de migrants qui remonte du Mexique en direction de la frontière américaine : il ne faudra pas frapper trop fort.

lire la suite sur le Nouvel Obs