Français piégé par les services secrets ukrainiens: La piste du terrorisme n’est pas privilégiée par la France

(…) Mais à ce stade, c’est la piste du trafic d’armes qui est privilégiée par la police et la justice française. En France, une enquête a été ouverte et confiée à l’Office central de lutte contre la criminalité organisée et au service régional de la police judiciaire de Nancy. Le parquet antiterroriste n’a pas été saisi et les services secrets n’ont pas encore reçu l’audition du Français.

« Une demande d’entraide judiciaire internationale a été envoyée mais aucune pièce de justice n’a été envoyée pour l’heure par les Ukrainiens », a indiqué une source policière à l’AFP.

(…) BFM TV

L’affaire suscite beaucoup de prudence dans les milieux policiers et diplomatiques français.

[…] Néanmoins, l’affaire suscite beaucoup de prudence dans les milieux policiers et diplomatiques français. «L’individu est détenu dans les environs de Kiev par le SBU. Une procédure judiciaire est en cours contre lui et une demande d’entraide judiciaire a été formulée par la France», confirme une source diplomatique française à Kiev qui ajoute n’avoir «aucune précision» sur les motifs incriminés ou l’authenticité de la vidéo diffusée par le SBU.

Ensuite, depuis deux ans, l’Ukraine et la Russie se livrent à une guerre de l’information féroce, où les services des deux camps n’ont de cesse de vouloir discréditer l’ennemi en répercutant sciemment des informations extrêmement bancales et non vérifiées. Dans le cas présent, Vasyl Hrytsak, le patron du SBU, s’est empressé d’évoquer une «trace russe» dans cette affaire, sans étayer ses propos.

Par ailleurs, l’Ukraine est en négociations, difficiles, avec l’UE,

en vue d’introduire la libre-circulation des citoyens ukrainiens en Europe. «Ils veulent qu’on les remercie, qu’on leur soit redevables», confie ainsi une autre source diplomatique. […]

Le Temps