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UMP : Sarkozy a géré son parti comme il a gouverné la France, par la dette !

L’UMP s’est gavé sur le dos des français. Ils ont mené grand train en vivant sur les subventions d’état et sur leurs dettes bancaires. Et ils ont fait en grand avec la France ce qu’ils ont fait en petit avec leur boutique de marchands de rêve.

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La collecte de dons lancée par l’UMP auprès de ses sympathisants rencontre un succès certain : plus de 2 millions d’euros auraient été collectés durant le weekend pour renflouer les finances du parti, plombées par la décision du Conseil constitutionnel de rejeter les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, ce qui prive l’UMP de 11 millions d’euros de remboursement.

Pourtant, le parti n’a pas attendu cette mésaventure pour souffrir de problèmes financiers. En réalité, depuis sa création, l’UMP est endettée, comme on peut le constater sur son bilan comptable annuel, que publie la Commission nationale des comptes de campagne et pour le financement de la vie politique (CNCCFP). Le dernier disponible est celui de 2011, mais ces chiffres permettent de se faire une idée de la situation financière du parti.

  • Une dette qui date de 2002 et n’a fait que se creuser

L’UMP était en fait endettée dès sa naissance. Elle a en effet hérité de la dette bancaire que possédait le RPR, son précecesseur, qui s’est dissous dans l’Union pour une majorité présidentielle, rapidement devenue Union pour un mouvement populaire. Ce premier graphique présente l’évolution de la dette bancaire de l’UMP depuis sa création. Une évolution simple : si la dette bancaire tend à se réduire hors périodes électorales, celles-ci, et particulièrement la présidentielle, la font exploser.

De 31 millions d’euros à sa création en 2002, la dette de l’UMP est passée à près de 44 millions en 2011, une hausse de 38 % en neuf ans.

« L’UMP rembourse ses prêts et en contracte d’autres au fur et à mesure des échéances », confirme au Monde.fr Jean-Christophe Ménard, maître de conférence en droit public à l’IEP de Paris, avocat spécialiste du droit des partis politiques et rapporteur de 2008 à 2012 auprès de la CNCCFP. Si la pratique est classique, il souligne que « l’approche d’élections est toujours décisive car elles déterminent la stratégie financière d’un parti, qui va emprunter en fonction de ses prévisions de résultats et en anticipant sur l’aide publique versée ». Effet pervers de ce principe : « Plus les échéances sont rapprochées, plus le parti emprunte et se retrouve sur la corde raide. » 

 

Une dette bancaire restée importante

Dès 2002 et sa création, l’UMP affiche 31 millions de dette bancaire. Une somme qui a parfois diminué, mais qui a en réalité tendu à augmenter, et représentait en 2011 43 millions d’euros. En outre, et même si rien ne permet d’affirmer que c’est le cas de l’UMP, les prêts, surtout personnels, posent un problème juridique. « La CNCCFP n’a pas les moyens de vérifier que les emprunts sont remboursés », confirme Me Ménard.

(…)Les subventions et cotisations du parti sont pourtant plutôt en hausse constante. Alors au pouvoir, l’UMP a bénéficié de subventions publiques importantes, et a toujours pu compter sur les dons et les cotisations de ses élus. Et de fait, avec environ 33 millions d’euros par an, le parti est confortablement doté. D’ailleurs, prenant acte de cette manne, le parti diminue le montant des cotisations de ses adhérents à partir de 2006, ce qui a pour effet de les rendre inférieures au montant des dons reçus par l’UMP. (…)

  • Des frais parfois élevés

Peu économe malgré des financements abondants, l’UMP a des postes de coûts parfois élevés. Notamment en matière de communication. Sur ce graphique, nous avons fait figurer quelques-uns des postes les plus importants : communication, déplacements, salaires, loyers. Comme on le voit, la communication a atteint des sommets, notamment en 2007, année présidentielle, mais les salaires ont aussi connu une progression régulière.

 

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