Laïcité,  Politique

Un fond Franco-Qatari pour nos banlieues et pour faire taire Marine Le Pen.

Le Qatar, charmante monarchie religieuse qui finance les pires milices islamistes, va verser 50 millions d’euros dans nos banlieues discriminées. L’objectif officiel ? : contribuer à l’émergence d’une élite française. Pour la plupart des commentateurs autorisés, cette initiative répond à l’abandon des banlieues par l’État français.

Est-ce-que cela veut dire que les 40 milliards d’euros investis entre 2004 et 2013 dans le cadre de la politique de la Ville n’ont servi à rien ?

Est-ce-que cela signifie que l’immigration est loin de représenter la richesse que nos hommes politiques nous ont vendu depuis de très longues années ?

Ne doutons pas que ces questions resterons sans réponse. Plus personne n’ose aborder la politique en ces termes. Nous sommes dans une fuite en avant qui ne peut que satisfaire les opportunistes. Car si on en croit Leila Leghmara, vice-présidente de l’Aneld (l’Association nationale des élus locaux pour la diversité), la création d’ un fond Franco-Qatar est une opportunité inespérée de voir gonfler la cagnotte réservée aux territoires « discriminés » dont elle est l’élue.

(…) Le gouvernement va mettre de l’argent sur la table, à hauteur de ce que proposera le Qatar. Aujourd’hui, il est question de 50 millions d’euros, donc la France mettra 50 millions d’euros sur la table. Il est possible que le Qatar mette plus, et dans ce cas la France s’alignera.

Vous vous retrouvez donc avec un fonds doublé ?

Un fonds doublé, qui va permettre à une plus grand nombre de porteurs de projets de voir leurs idées financées. L’autre bonne nouvelle, c’est que l’Aneld va être associée à ce projet, même si les modalités ne sont pas encore fixées.

Source :  site Atlantico.

Selon Leila Leghmara  avec ce fond Franco-Qatar le gouvernement fait coup double. Non seulement il fait croire qu’il maitrise la situation, mais il fait aussi taire Marine Le Pen qui dénonce un investissement communautaire.

(…) Le gouvernement considère qu’un fonds 100% qatari en direction des banlieues prêtait le flanc à des amalgames, des raccourcis et d’ailleurs, Marine Le Pen avait fait part de son inquiétude sur la vraie destination de cet argent, qu’elle considérait comme un fonds communautaire (…) La question soulevée était celle de l’échec de la République dans ces quartiers et de l’impression que le Qatar arrivait en sauveur. Or, il faut remettre de la République dans les banlieues, en donnant la chance à ces jeunes entrepreneurs de créer des entreprises, au lieu de les traiter comme des citoyens de seconde zone. C’est surtout ça la question centrale, plutôt qu’une crainte religieuse, qui a peut-être traversé l’esprit de certains hommes politiques. Cette crainte est portée et attisée par Marine Le Pen, qui agite le chiffon rouge et fait des amalgames entre les fondamentalismes et les musulmans modérés.

 

Les arguments de la vice-présidente de l’Association nationale des élus locaux pour la diversité sont  stupéfiants. On se demande quelle idée ces élus se font de leur mandat. Car s’ils estiment que les entrepreneurs des banlieues ne sont pas assez soutenus, leur devoir d’élus n’est pas d’aller frapper à la porte d’un pays étranger, mais de faire pression sur le gouvernement pour qu’ il encourage les banques françaises à soutenir la création d’activité. Préférer s’en remettre à une puissance étrangère, aussi douteuse que le Qatar, est une façon bien curieuse d’user de son mandat électoral, et démontre le peu d’estime que ces élus portent à la France ! D’autant que ce genre de comportement ne peut que renforcer l’État dans sa volonté de déléguer notre souveraineté à des intérêts privés.

Parions donc que ce premier investissement n’est qu’une première salve.

En ce qui concerne la posture anti-Fn de l’élue de la diversité, il y a de quoi se taper la tête contre un mur. Pour elle le Qatar serait irréprochable et il serait inutile de le craindre. Seule Marine Le Pen représente un danger et une menace pour la République. Qu’est ce que Leila Leghmara cherche à nous faire croire ? Que le Qatar est un pays de musulmans modérés, doux, naïfs, et sans mauvaises intentions ? A-t-elle conscience que les Djihadistes syriens, libyens, et ceux qui sèment la terreur dans le nord mali sont armés et financés par le Qatar ? A-t-elle conscience qu’ un État n’est pas une entreprise et qu’il investit son argent dans les secteurs stratégiques d’un autre État dans un but politique précis  ?  Sur quel nuage de bisounours vit cette élue divers et varié. Ne voit-elle pas les conflits communautaires gangréner la société française ? Ne voit-elle pas la peur que suscite chez bon nombre de français les changements de civilisations qu’on leur impose ? Est-ce c’est le FN qui défilait dernièrement à Paris en criant Mort au Juifs ? Est-ce que c’est le FN qui brule des voitures et attaque les forces de l’ordre en criant Allah Akbar ? Est-ce-que c’est le FN qui voile les petites filles ?

Tout pourrait nous faire croire que cette élue n’a pas toute sa tête. Qu’elle divague. Or il n’en est rien. Car au delà de leur caractère ubuesque, les déclarations de Leila Leghmara nous montrent une nouvelle fois que la diabolisation du FN sert à nous imposer des politiques contraires aux intérêts du peuple. C’est ce que l’on appelle du terrorisme intellectuel. Pour l’instant ce ne sont que des mots… demain ils n’hésiteront pas à passer au niveau supérieur.