Un mariage à trois officiellement reconnu au Brésil

Nous l’avons déjà dit : le mariage n’est pas une affaire d’amour ni même d’égalité. Re-baptisé pour des raisons de markéting politique en mariage pour tous, le mariage Homosexuel aboutira à un changement de civilisation.
Car quoi qu’en disent les idéologues du post-modernisme et de la théorie du genre, après le mariage pour tous, et pour des raisons d’égalité ou d’amour puisque ce sont les arguments qu’ils avancent, toutes les différentes formes d’unions deviendront institutionnellement légitimes.

Que dira-t-on quand des couples Père-Fille ou Mère-Fils réclameront leur droit au mariage au nom de l’amour et de l’égalité ?
Que dira-t-on aux polygames, qui, encore une fois au nom de l’amour et de l’égalité, voudrons que l’institution reconnaisse l’union d’un homme avec plusieurs femmes ou inversement ?

Au Brésil, ils ont décidé de ne discriminer personne, et ont choisi de franchir un nouveau cap en reconnaissant un mariage à trois…

Un notaire de Sao Paulo, au Brésil, a uni civilement pour la première fois trois personnes, un homme et deux femmes. Une démarche qui ne fait guère l’unanimité.

L’union civile entre deux brésiliennes et un brésilien remonterait à trois mois, mais n’a été officialisée qu’hier mercredi selon la chaîne brésilienne TV Globo. Le trio est passé devant notaire pour remplir cette formalité, ces défenseurs jugeant benoitement que cette démarche n’est pas contraire à la loi nationale.

Une union qui a toujours existé

Sur BBC.com, la notaire qui a reçu l’acte, Claudia Domingues do Nascimento, s’en justifie : « nous n’inventons rien, nous accordons simplement à ce type d’union une reconnaissance officielle. Une union qui, du reste, a toujours existé. » Selon elle, « la définition ancestrale de la famille a changé, et ne cadre plus avec son sens actuel. Il ne nous appartient pas d’en juger la qualité. »

Nathaniel Santos Batista Junior, une juriste qui a aidé à rédiger le document, indique pour sa part « que l’idée était de protéger leurs droits en cas de séparation ou de décès d’un partenaire ». Et pour cause, si le trio refuse de parler à la presse, on sait qu’il vit ensemble depuis trois ans. Ce ménage iconoclaste dispose d’ailleurs déjà d’un compte bancaire commun.

« Inacceptable et illégal » pour d’autres

Une position libérale qui ne cadre pas forcément avec l’avis de nombreux juristes brésiliens. La présidente de la Commission du droit de la famille Regina Beatriz Tavares da Silva a ainsi jugé cette démarche « absurde, inacceptable, totalement illégal et contraire aux valeurs et aux mœurs de notre culture. » Elle a d’ores et déjà fait part de son souhait de faire rompre le contrat établi.


Direct Matin