En vingt-cinq ans, la population mondiale a crû de 35 %

La question démographique est l’angle mort de la politique. Pourtant c’est l’élément central de nos problèmes actuels et futurs.


Pour les signataires du manifeste « Avertissement à l’humanité », la croissance démographique continue pose le problème de la gestion des ressources disponibles.

Le constat n’est pas discutable. Depuis le premier « avertissement » des scientifiques à la planète, en 1992, l’humanité a augmenté de 2 milliards d’individus, pour atteindre, 7,6 milliards, selon la dernière révision des Nations unies, dans son rapport de juin 2017. Soit une croissance de 35 % qui alerte les scientifiques, au regard notamment des capacités de la planète à nourrir cette population.

Pour autant, le constat ne vaut pas prévision. Car depuis une cinquantaine d’années, la croissance diminue. Des + 2 % annuels dans les années 1960, on est passé à + 1 %. Et on devrait arriver prochainement en dessous du seuil de 1 %. Par ailleurs, le taux de fécondité qui était de 5 à 6 enfants par femme a été divisé par deux, soit 2,5 aujourd’hui en moyenne.

Ce mouvement de décroissance de l’augmentation de la population était déjà à l’œuvre lors du premier appel des scientifiques au début des années 1990. Pourtant, la planète supporte bien 2 milliards d’habitants supplémentaires. Et, malgré une baisse de la fécondité persistante au niveau planétaire – bien qu’inégalement répartie –, la population mondiale va continuer de croître. Et en 2050, nous compterons de nouveau 2 milliards d’humains supplémentaires. Nous devrions être, selon les prévisions des Nations unies, environ 9,8 milliards. Et 11,2 milliards d’individus à l’horizon 2100. Nous n’étions qu’un milliard sur la planète au début du XIXe siècle. […]

Le Monde

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