Vote étrangers à Toulouse ou la mascarade de la gauche bobo : 1 % de votants, 93 % de oui !

Toulouse est une ville souriante. Ouverte. Festive. Certes, des habitants ont dû apprendre à vivre sous la menace des coups de feu (1). On y caillasse des bus (2). Le drapeau français y a été brûlé et celui de l’Algérie hissé sur le balcon du Capitole.

Mais nous le savons, en pays socialiste les apparences sont trompeuses. Et
en cette fin d’automne, une myriade d’associations constituées de militants
conventionnés par la gauche morale, a décidé de faire la fête à l’altérité. À la diversité. A l’identité de l’autre. Aux bienfaits timides mais bien réels, de
l’immigration de peuplement. Faire la fête aux peuples de la planète à l’heure où celui de la France est peut être en train de mourir… un brin cynique non ?

C’est ainsi que du 28 septembre au 3 octobre, dans le cadre de la semaine
internationale des peuples organisée par le COTRE (Conseil des résidents
étrangers de Toulouse) (3) et la LDH, les toulousains étaient invités à venir
voter pour ou contre le droit de vote des étrangers (hors UE) aux élections locales. En clair : pour ou contre la dissolution du peuple de France.
Ils ont voté et puis après !

Les votations sont à la mode à gauche. Mais pas sur n’importe quel sujet. Celle des minarets en Suisse avait été vertement désapprouvée par Cohn-Bendit et sa meute de petits juges vertueux. En revanche, pour celle qui concerne le vote des étrangers (hors UE) aux élections locales, les verts et
toute la smala des gens bien-comme-il-faut se sont montrés doublement favorables. D’abord une telle décision permettrait d’en finir avec l’idée de souveraineté populaire, de nation et de citoyenneté. Ensuite, elle faciliterait la construction d’un État supranational Européen qui mettrait
fin à l’histoire des Nations afin de mieux les engloutir dans le Grand métissage souriant des flux migratoires transcontinentaux.

Cependant la démocratie a un défaut : elle nécessite qu’une majorité y participe. Or, ce que nous avons vu à Toulouse relève de l’escroquerie. Et les toulousains ne s’y sont pas trompés. Sur presque 242 961 votants, à peine 2802 personnes se sont déplacées aux urnes. Même pas 1 %. Un score qui retentit comme un échec. Qui claque comme une fessée. Résultat de l’opération : 93 % des toulousains sont favorables au vote des étrangers (hors UE) aux élections locales fanfaronnent les agents d’animation de la gauche bobo. C’est à peine croyable. Ils n’ont plus aucune décence.

Notons que tout a été entrepris pour que le vote se passe dans les meilleurs conditions : des lieux municipaux mis gracieusement à la disposition des organisateurs, la majorité au conseil municipal qui vote un voeu en faveur du vote des étrangers aux élections locales, des conférences-débats (4) organisées tout au long de la semaine pour sensibiliser et inciter les toulousains à venir s’exprimer, des tracts distribués un peu partout dans la ville pour venir dire OUI.

Et bien NON, les Toulousains ont boudé cette votation organisée comme une exécution dans un pays soviétique. Pas d’isoloir. Obligation de cocher la case OUI ou NON devant un organisateur. Des immigrés, des enfants et des personnes n’habitant pas la ville ayant le droit de voter. Un
dépouillement fait par les organisateurs eux-même et sans aucun contrôle… Même pas une votation, une mascarade. A peine une pétition entre copains.

Il ne s’agit pas seulement d’une petite coterie festive de plus à mettre sur le compte de quelques hurluberlus de gauche. Cette proposition fait parti du programme du PS, et Sarkozy en 2006 y était favorable. Il faut bien noter que le droit de vote des étrangers aux élections locales n’est qu’une première étape. Une fois institué, les immigrés auront beau jeu de se plaindre de leur statut de citoyen de seconde zone, et voudront devenir des citoyens à part entière pour participer aux élections nationales sans
toutefois prendre la nationalité française.

Accepter le vote des étrangers dans une commune et leur refuser au niveau national est une imposture. C’est se faire une idée féodale de la France. La République française est constituée d’une seule communauté politique : le peuple. Et c’est à ce peuple qu’appartient la souveraineté nationale.

Que des étrangers paient des impôts, consomment, travaillent ne change rien. La citoyenneté ne se définit pas par les moyens matériels d’existence. Il y a dans toute cette supercherie menée tambour battant par les tartuffes de la gauche moderne une confusion entre la Nation et la société. Le lien
politique et le lien social. La république et la démocratie. L’homme et le citoyen. Cette dernière confusion est d’ailleurs au coeur des dérives de la LDH constatées ces dernières années. Et puis, ne nous le cachons pas, ce projet témoigne d’une haine indicible contre la Nation, la nationalité, les
frontières, la république ; au profit de l’idolâtrie très tendance de l’altérité forcément bonne et généreuse.

Jérôme Cortier

(1) http://www.ladepeche.fr/article/2010/08/27/894920-Coups-de-feu-a-Bagatelle-J-ai-cru-qu-onallait-mourir.html

(2) http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/06/942899-Pierres-et-coups-de-feu-contre-le-bus.html

(3) En parallèle aux lieux de concertation que sont les Conseils de secteur et les Comités dequartier, des instances spécifiques sont en place. Le Conseil des Résidents Etrangers (CoTRE) donne la parole aux toulousains étrangers qui en étaient privés, sur les questions d’intégration dans
la ville. Prendre en compte la parole des résidents étrangers hors Union Européenne, qui ne votent pas aux élections municipales, sur les questions d’intégration dans la ville : voilà l’ambition du CoTRE.

http://www.toulouse.fr/vos-quartiers/conseil-etrangers

(4) Véritables messes en faveurs de l’immigration et de propagande culpabilisatrice contre la France :
– L’envers du Droit. Le code des étrangers en France. Intervenants La CIMADE et le GISTI.
– Etrangers et le monde de l’emploi.
– Toulousains d’ailleurs et cultures d’ici.
– Le massacre des italiens (par l’histrion de l’Histoire G.Noiriel).
– Retour sur le cinquantenaire des indépendances africaines (procès de l’Histoire de France).