Yassine Belattar, faux clown et vrai danger

Avant le lever de rideau sur la scène du Théâtre de l’Atelier, un fan confiait à son voisin : « Kouchner ! Pujadas ! Bruckner ! », « Il y va fort, tant mieux ! Moi, j’ étais un dieudonniste acharné ! » Yassine Belattar surgit, rugit : des figures contre lesquelles il a fait le buzz à la télé, et tout de suite la salle est à lui. Sont-ils venus pour le comique de métier – petit talent – ou pour beaucoup plus grave : les mots que ce représentant autoproclamé de « la banlieue », invité de France 2 et de LCI, a lâchés sur le terrorisme rétréci à « des actes isolés » ? Acclament-ils cette logorrhée confuse et tonitruante dans laquelle un type pas très connu, piaffant d’être enfin dans la lumière médiatique, emballe le déni de réalité (« Il n’y a pas d’islam politique en France ! ») ?

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