Zemmour : l’intouchable film « Intouchable » (vidéo)

Intouchable est un film commercial idéologiquement calibré pour plaire aux bienpensants.
Gérard Courtois, directeur éditorial du journal Le Monde, s’est d’ailleurs félicité de son succès en y voyant« un antidote efficace, on l’espère, aux peurs et aux rejets attisés par le Front national et sans cesse relayés par une partie de la majorité, ministre de l’Intérieur en tête ». Et tel un apparatchik au service d’une dictature souriante le docteur Goebbels de la caste médiatique émet son ordonnance : « un remède qu’il convient d’administrer (sic) à quelques millions de français supplémentaires ».

On ne reprochera pas ici à Gérard Courtois d’afficher ses velléités de propagandiste. Il ne fait qu’édicter la règle de la caste : l’industrie culturelle doit être au service de la pensée unique et suivre les recommandations dogmatiques du souverain BIEN.
Il suffit pour s’en convaincre de lire les articles dithyrambiques que les valets de l’ordre « Chorale » ont réservé ces dernières années à l’ensemble des mièvreries indigentes de nos artistes à paillette, dont la seule impertinence artistique consiste à célébrer la diversitude, le multiculturalisme, les banlieues en détresse, et l’immigration organisée par des capitalistes que par ailleurs ils se plaisent à conchier.

En revanche, un succès comme celui d’Amélie Poulain fut considéré par les mêmes grands prêtres du politiquement correct comme le signe inquiétant d’un retour aux heures les plus sombres de notre histoire. Dans Libération , le très bobo Serges Kaganski critiqua le film de Jean-Pierre Jeunet en ces termes :« (…) Si on regarde le film un peu attentivement, qu’y voit-on ? Un Paris des années 30, 50, sorti d’un film de Carné/Prévert. Amélie Poulain braille à tout bout de champ/contrechamp : c’était mieux avant ! Et alors qu’une œuvre d’art se doit d’affronter le présent voire le proche futur, Jeunet dirige son regard en arrière toute.(…) Nul besoin d’être agrégé de sociologie et d’histoire pour savoir que l’idéologie du village est profondément réactionnaire, qu’elle implique plus ou moins consciemment la peur de la modernité, du changement, des mouvements du monde et du brassage de populations. La vision de Jeunet sur ce dernier point précis constitue l’aspect le plus inquiétant de son film. »
Du passé faisons table rase, proclament nos souriants bolcheviques. Soyons modernes ! scandent nos séditieux lobotomisés par des années de lecture de Télérama et des Inrocks. Le seul soucis c’est que plus les années défilent et plus leur rengaine commence elle-même a sentir le rance…

Alors reconnaissons-le : nos belles âmes sont des rebelles. Mais des rebelles en bas de soie, poudrés comme de coquettes bourgeoises et jacasseurs comme les précieuses ridicules de Molière. Car leur catéchisme moderniste et leur repentance puérile ne sont en rien subversifs. La preuve : c’est l’État lui-même qui organise et finance au travers d’une structure comme la commission «Image de la diversité» les jolies films de propagande qui font le bonheur de nos anti-conformistes labélisés.

Mis en place en 2007, le fonds Images de la diversité est géré conjointement par le centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et l’agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé).
Cette commission attribue sur proposition des deux organismes des aides complémentaires aux œuvres cinématographiques, audiovisuelles et multimédia contribuant à une meilleure représentation de la diversité culturelle en France et à la promotion de l’égalité des chances.

Selon le site de la commission, en 2010 les 119 œuvres aidées offrent le panorama d’une société diverse, forte de ses différences et de ses talents. Ces projets, 94 œuvres audiovisuelles et 25 œuvres cinématographiques, ont obtenu un total de 3 292 000 € d’aides attribuées par la Commission Images de la diversité en plus des 12 M€ d’euros d’aides cumulées du Centre (sélectives ou automatiques). En quatre ans, ce sont 518 œuvres audiovisuelles et films qui ont donc bénéficié du soutien de la Commission Images de la diversité.

Parmi ces œuvres télévisuelles et cinématographiques figurent la série Plus belle la vie, Hors la Loi, Il reste du Jambon, Fracture, Omar m’a tué, Indigènes, Neuilly sa Mère, Entre les murs….et toutes les pleurnicheries victimaires si cher au politiquement correct.

 

Et intouchable n’est qu’un film parmi une ribambelle de production de commande…

 


Eric Zemmour : « J’ai vu ‘Intouchables’ ! » par rtl-fr

 

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