Laïcité,  Politique

Un abattoir clandestin de volailles halal démantelé chez un couple d’éleveurs

Suspecté d’avoir mis en place, à Orgueil, un élevage illégal de volailles de grande ampleur, un couple de producteurs tarn-et-garonnais a été interpellé. Placé en garde à vue, il aurait abattu et écoulé plus de 60 000 poulets sur le marché halal de Toulouse.

Surveillé depuis plus de neuf mois par les gendarmes, un couple d’éleveurs de volailles dont la ferme est située dans le village d’Orgueil, a fait, mardi matin, l’objet d’un vaste contrôle. Agents de la répression des fraudes, douaniers, service vétérinaire du département et gendarmes ont procédé à une perquisition de la ferme, le couple franco-marocain étant suspecté, depuis deux ans, d’avoir mis en place un abattage illégal halal (répondant au rite musulman).

Selon nos informations, la ferme tarn-et-garonnaise aurait écoulé de 60 000 à 80 000 volailles en seulement deux ans. «C’est une moyenne de plus de 500 poulets par semaine avec une marge de 3 € par bête qui était vendue par cet élevage illégal», nous confirmait la vice-procureur Véronique Benlafquih. Une marchandise qui était commandée en grande quantité par des «grossistes» qui se chargeaient, de leur côté, de revendre les poulets à des boucheries et commerces de détail halal de Toulouse. Un sacrificateur qui opérait sur la ferme et qui donnait un «agrément» pour que la viande à consommer soit bien conforme au rite musulman, aurait également été mis en cause et placé en garde à vue. Un label toutefois au vu de l’activité illicite de la ferme qui ne pouvait être mentionné sur les volailles vendues.

Visé pour cet abattage illégal massif, le couple a été aussi inquiété pour travail illicite. C’est d’ailleurs l’absence de déclaration de leur activité, ou plutôt la disparition de celle-ci des radars depuis 2014, qui a alerté les services de l’État.

Un business illégal qui aurait généré 260 000 €

Une économie souterraine plutôt lucrative pour le couple qui a été estimée par le parquet de Montauban à 260 000 €. Un calcul, toutefois, qui devra être

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