Alstom : Les négligences et les mensonges de Montebourg (vidéo)

Il nous a fait croire qu’il ignorait tout. Il a accusé les dirigeants d’Alstom de mensonge. Il a affirmé que l’État ne se laisserait pas faire. Or Montebourg savait. Il savait que Général Electric voulait racheter Alstom comme le rapport de Roland Berger qui lui a été remis en janvier dernier le laissait supposer.
Clara Gaymard, la présidente de GE France, affirme elle aussi que le ministre était au courant de l’existence de discussions entre les deux groupes.
Elle déclare notamment l’avoir elle-même informée en février lors de la visite de François Hollande aux États-Unis :

« On a pris un café ensemble. Je lui ai dit qu’on était engagé avec Alstom dans une conversation. Et qu’il y avait la possibilité qu’elle se poursuive. Je lui ai demandé si cela lui posait un problème. Il m’a dit : « Je vais moi-même réfléchir à l’avenir d’Alstom. ».

Montebourg a-t-il fait preuve de négligence ou d’incompétence ?. On ne sait pas. Ce que l’on sait c’est que sa surprise et sa colère étaient factices. Et que si Montebourg était aussi attaché à la souveraineté qu’il le répète à longueur de temps, il aurait agi bien plus tôt pour garder Alstom sous pavillon français.

Nous en concluons donc que le patriotisme de Montebourg manque de sincérité et que son rôle au sein du gouvernement est celui d’un cocu dans une pièce de boulevard.

La fausse surprise de Montebourg

D'autres articles: