Politique,  vidéo

Assemblée nationale : intervention de Marion Maréchal-Le Pen sur le projet de loi de finances 2013

Addendum :

Marion Maréchal-Le Pen, député de la 3e circonscription du Vaucluse, a déposé trois amendements sur le projet de loi de finances pour 2013.

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Supprimer l’alinéa 2 de l’article 4

Exposé sommaire de l’amendement I-586

L’abaissement du plafond de l’avantage lié au quotient familial pour chaque demi-part accordée pour charges de famille doit être maintenu.

Il n’est pas souhaitable que les familles des classes moyennes voient leur revenu net ainsi amputé. L’effet de la mesure présentée ici revient, en pratique, à diminuer les dépenses d’éducation et d’équipement des familles.

La propension marginale à consommer ne diminue pas avec le revenu chez les ménages concernés par cette mesure, notamment chez les familles nombreuses. La baisse du revenu disponible serait ainsi autant d’argent en moins consacré aux dépenses liées aux enfants (loisirs, vêtements, matériel éducatif etc).

En définitive, ce seront les enfants et la consommation qui seront pénalisés par la baisse du plafonnement.

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Mardi 16 octobre, Marion Maréchal-Le Pen, député de la 3e circonscription du Vaucluse, s’est exprimée à la tribune de l’Assemblée nationale dans le cadre de la discussion générale du projet de loi de finances pour 2013.

 

Vous vous contentez de choix à cours thermes qui font peser l’équilibre sur le contribuable. Avec un taux de prélèvements obligatoires records de 46,3% du PIB, la fiscalité ne peut plus jouer le rôle de variable d’ajustement.(…)

(…) Sur 30 milliards d’économie pour l’année 2013, les impôts nouveaux représentent les 2/3. Au lieu de lutter contre les dépenses superflues, et la fraude, vous taxez davantage les familles nombreuses par l’abaissement du seuil d’exonérations du quotient familial. Vous oubliez vos engagements de campagne lorsqu’ils profitent aux ménages comme en matière des plus-values de cessions immobilières. Vous découragez les entrepreneurs en pénalisant la réussite, la créativité, et la prise de risque.

Aujourd’hui il est de votre devoir d’assainir durablement la dépense publique. L’Europe, l’immigration, sont autant de dépenses qui méritent d’être sereinement analysées et réduites. En parallèle, si comme vous le laissez croire, vous n’êtes pas des ultra-libéraux, alors affranchissez-vous de la politique de libre concurrence européenne en misant sur un protectionnisme ciblé et mesuré, qui permettra non seulement de relancer la compétitivité, mais génèrera de nouvelles recettes. Revenez sur les principes hérités de la loi de 1973 qui oblige l’État à emprunter sur les marchés financiers plutôt qu’auprès de sa banque centrale.