Politique

Austérité en Grèce : la télévision publique cesse d’émettre définitivement, sur décision du gouvernement

Le gouvernement grec a annoncé mardi 11 juin au soir la fermeture «à la clôture des programmes» de la télévision publique ERT, à cause de sa mauvaise gestion. «La diffusion de ERT s’arrêtera après la fin des programmes ce soir», a dit un porte-parole, Simos Kedikoglou, à la presse sidérée.

 

Pourquoi cette mesure soudaine ?

Cette nouvelle a été annoncée sans préavis, alors que les chefs de file de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI) sont à Athènes. ERT appartient aux multiples organismes d’Etat qui devaient être restructurés ou fusionnés, en vertu du protocole d’accord signé entre la Grèce et ses bailleurs de fonds.

D’après le plan de sauvetage financier mis au point par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, la Grèce doit lever au moins 1,8 milliard d’euros d’ici à la fin septembre par le biais de privatisations, avec un objectif d’au moins 2,5 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.

Le gouvernement avait par ailleurs rendu public dans la journée un texte législatif autorisant l’arrêt du fonctionnement d’un organisme public en cas de fusion ou de restructuration. La veille, les responsables de la troïka ont eu un entretien avec le ministre de la Réforme administrative, Antonis Manitakis, sur la restructuration du secteur public.

Que va-t-il advenir des salariés ?

Le porte-parole du gouvernement a précisé que l’organisation publique rouvrirait sous une autre forme, avec un nombre de salariés considérablement réduit. Tous les employés actuels, au nombre de 2 700 selon les médias grecs, recevront une compensation et seront autorisés à postuler à un emploi dans la future structure.