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Cartes bancaires : les arnaques explosent

650.000 personnes ont été victimes d’un débit frauduleux sur leurs comptes en 2011 contre 500.000 en 2010.

À l’heure où le ministère de l’Intérieur prépare sa conférence de bilan pour l’année écoulée, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) jette un sérieux pavé dans la mare, en exploitant les données de l’Insee que Manuel Valls prétend justement promouvoir. Selon la dernière enquête «cadre de vie et sécurité» de l’Institut national de la statistique, qui a interrogé 17.000 ménages, le nombre estimé des victimes d’au moins un débit frauduleux dans l’année sur leurs comptes bancaires est passé de 500.000 à 650.000 entre 2010 et 2011. Une hausse de 30 %!

«C’est la proportion la plus importante de victimes après celles des vols dans les véhicules», confie Christophe Soullez, le directeur de l’ONDRP. Et pourtant, ses équipes n’ont pas chargé la barque. L’étude a exclu expressément les débits résultant d’un vol de carte bancaire ou de chèque ou bien d’un oubli de carte au distributeur de billets.

Messages sous forme de leurres

La cause principale de cette explosion ne surprendra personne: plus de la moitié des arnaques sont désormais liées au commerce en ligne, où les escrocs de tout poil pullulent, agissant le plus souvent à distance, depuis des pays étrangers, infectant les ordinateurs des particuliers avec des programmes espions ou bernant leurs proies avec des messages sous forme de leurres de plus en plus réalistes. Le sujet est éminemment «concernant» alors que s’ouvre aujourd’hui la grande période des soldes d’hiver, dont Internet est devenu la séduisante vitrine.

Les cybervictimes ont donc en commun d’avoir subi un retrait d’argent ou un virement à leur préjudice soit par l’utilisation frauduleuse de leur numéro de compte, de leur numéro de carte bancaire ou de leurs identifiants de connexion à leur banque ou à un autre organisme financier.

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