Politique

Catastrophe ferroviaire à Bretigny : des scènes de vol et de caillassage ont bien eu lieu (Maj)

Addendum 24/07/13

Le procureur de la République d’Évry, Eric Lallement, a indiqué cet après-midi, avoir « la certitude » qu’au moins « deux vols ont été commis au préjudice de deux passagers », en marge de lacatastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) le 12 juillet.

Des objets appartenant à ces passagers ont été retrouvés à Châtelet, au coeur de Paris, a indiqué le magistrat. Il a évoqué également des images de vidéosurveillance où les enquêteurs ont pu voir des individus quitter la gare avec des valises qu’ils n’avaient pas en entrant dans le bâtiment.

 

Le Figaro

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Valls admet du bout des lèvres des vols et du caillassage :

« Il y a bien eu un certain nombre d’incidents que personne ne minimise et qui sont évidemment inadmissibles (…) Il y a eu des jets de projectiles au moment de la mise en place du périmètre de sécurité et il y a eu sans doute des vols et des plaintes qui ont été déposées« . Yahoo

Addendum: <strong>Le Figaro – Brétigny: quatre plaintes pour vol

Quatre plaintes pour des faits de vol survenus après le déraillement du Paris-Limoges le 12 juillet en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ont été recensées, a indiqué aujourd’hui le parquet d’Evry.

Outre la plainte d’un médecin urgentiste victime du vol de son portable, le 12 juillet et pour laquelle une enquête du chef de vol en réunion et avec violences a été ouverte, « une enquête distincte est diligentée sur la commission de faits de vols, commis lors de l’évacuation des blessés par la Sûreté départementale de l’Essonne », a indiqué le parquet. Trois plaintes ont déjà été recueillies.

Addendum 19 juillet

Témoignage d’un agent SNCF ayant participé aux secours

Addendum : Communiqué de Marine Le Pen

Brétigny-sur-Orge : mensonges et dissimulations d’Etat

Les documents révélés par le Point émanant de la direction centrale des CRS et attestant la réalité et la gravité des agressions, vols et caillassages ayant entouré le dramatique accident de train du 12 juillet dernier en gare de Brétigny constituent la preuve d’un mensonge scandaleux des principaux représentants de l’Etat, gouvernement et président de la République en tête.

Pire, c’est une véritable opération de dissimulation à laquelle se sont livrés ces responsables politiques avec la complicité évidente de certains relais médiatiques serviles.

Pourtant, dès les premières heures suivant la catastrophe, des policiers, des secouristes et des journalistes honnêtes faisaient état de faits de délinquance extrêmement graves aux alentours de la zone, évoquant notamment  le vol de victimes, acte abject et moralement innommable.

Cette barbarie, niée et cachée par le gouvernement, ne risque donc pas d’être combattue. Nous exigeons des explications immédiates des ministres concernés, et du premier ministre lui-même, sur les raisons de cette dissimulation.

Enfin, c’est sans aucune illusion que nous demandons la mise en place sans délai d’une véritable politique de répression face à la barbarie quotidienne qui frappe notre pays. Une politique de tolérance zéro et de répression sévère.

 

 

Le Point.fr s’est procuré un document confidentiel de la direction centrale des CRS qui fait état de jets de projectiles et de vols sur les victimes du déraillement du train.

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Contrairement à la version officielle véhiculée par les autorités politiques, policières et sanitaires, il y a bel et bien eu des scènes de vol et de caillassage après le déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge.

Le Point s’est procuré le rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS) dans lequel une page est consacrée à l’opération de sécurisation mise en place après la catastrophe ferroviaire par deux sections de la CRS 37-Strasbourg venues du cantonnement de Meaux.

Le compte rendu des forces de l’ordre est sans ambiguïté. « À leur arrivée, les effectifs de la CRS 37 devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles », note la synthèse de la DCCRS.

Un constat fort différent de celui dressé par les responsables de la Croix-Rouge et du Samu qui affirmaient n’avoir constaté « aucune agression et avoir travaillé de façon tout-à-fait normale » en gare de Brétigny.

Pourtant le rapport de synthèse de la DCCRS va plus loin :

« Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s’emparer d’effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes. »

Et la note d’enfoncer le clou : « Les fonctionnaires protégeaient ensuite les lieux de l’accident pour favoriser le travail des enquêteurs et des techniciens et sécuriser la visite des nombreuses autorités (président de la République, Premier ministre, ministre de l’Intérieur, ministre des Transports, ministre de la Santé…).

À la lecture de la synthèse, on apprend qu’un dispositif de sécurité très important a été déployé alors sur place. Ainsi pour assurer des escortes d’ambulances, un équipage motocycliste de la CRS autoroutière Sud-Ile-de-France était également réquisitionné. Par ailleurs, deux autres sections de la compagnie 37, employées sur le département de la Seine-et-Marne ainsi que les fonctionnaires de la CRS 51-Orléans, utilisées sur le département de la Seine-Saint-Denis étaient appelées en renfort.

Le Point