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Christian Eckert au Budget : catastrophe fiscale en vue pour le contribuable ?

La nomination de Christian Eckert comme secrétaire d’Etat au budget est une vraie provocation quand on connait le zèle législatif du personnage. On voit mal comment la pause fiscale annoncée par le nouveau gouvernement pourrait prendre forme avec ce partisan forcené de la surimposition. En tant que rapporteur général du budget à l’Assemblée Nationale son inventivité pour augmenter les impôts des particuliers a été inégalable. Ses dernières propositions d’amendement aux différents projets de loi de finances ont de quoi faire dresser les cheveux sur la tête de l’épargnant.

PHO60d75efe-e1a4-11e2-865d-63eece76b0be-805x453La fiscalité de l’assurance vie trop « favorable »

Commençons par l’assurance-vie. Notre sympathique député considère la fiscalité de l’assurance-vie comme trop favorable. En vrac, il voulait raboter l’abattement de 4 600 euros et de 9 200 euros sur les gains engrangés après huit ans de détention, abaisser l’abattement pour la taxation de 20 % au titre des successions de 152 500 euros à 100 000 euros, supprimer tout abattement pour les redevables de l’ISF et augmenter le taux d’imposition pour la transmission des gros contrats (cette dernière idée ayant été retenue).

Mais il n’y a pas que l’assurance-vie que Christian Eckert n’aime pas. Le PEA n’a pas non plus sa faveur. En décembre dernier, il suggérait de remettre en cause l’exonération des plus-values constatées sur cette enveloppe fiscale en prévoyant un mécanisme de plafonnement. Autrement dit, plus le détenteur aurait bien géré son PEA, plus il supporterait d’impôts. Un projet vraiment parfait pour encourager l’investissement dans les entreprises !

Sa qualité : la constance dans ses idées

Autre dada d’Eckert : la CSG. Son idée est simple. Aujourd’hui une partie de la CSG sur les salaires et les revenus du patrimoine est déductible des revenus. Afin de faciliter une double imposition déguisée, notre brave député plaide régulièrement pour sa suppression. Des millions de contribuables verraient ainsi la facture fiscale augmenter sensiblement. Enfin monsieur Eckert n’aime pas l’art. Il milite depuis de nombreuses années pour la taxation à l’ISF des oeuvres d’art. La mise en oeuvre d’une telle proposition signerait la mort du marché de l’art français, tous les objets quittant la France pour une vente à Londres, New-York ou ailleurs. Et pour le particulier taxable ce serait un véritable casse-tête et un surcroit d’impôt calculé sur la valeur d’actifs qui, tant qu’ils ne sont pas mis en vente, ne rapportent rien !
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