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Comment la Fed manipule la richesse et l’épargne

L’or semble se remettre sur pied. Il a grimpé de 38 $ la semaine dernière. Les autorités ne parviennent pas à le maintenir à terre.

Bien entendu, les magouilles monétaires de la Fed ne fonctionnent pas. Et elles causeront très probablement un désastre financier.

Mais le plus gros scandale, concernant les politiques actuelles des banques centrales, c’est qu’elles constituent sans doute le plus grand cambriolage de tous les temps.

La manière dont la richesse est distribuée normalement n’est peut-être pas parfaite, mais c’est le mieux que la nature puisse faire. Les gens gagnent de l’argent. Ils l’épargnent. Ils le volent. Ou ils l’engrangent grâce à des investissements.

Ou ils ont simplement de la chance.

Normalement, la richesse termine distribuée de manière non-planifiée et non-contrôlée. Les gens font de leur mieux ; le reste appartient à la chance

Un nouveau type de « richesse » ?
Mais voilà qu’arrivent les banques centrales. Elles créent un tout nouveau type de richesse. Il ne s’agit pas de revenus provenant des salaires. Ce n’est pas le produit d’investissements. Ce n’est pas le résultat de la technologie, de l’augmentation de la productivité, du travail ou de la discipline, ou de toutes les autres choses qui mènent à la richesse et à la prospérité.

Au lieu de ça, elle est créée par la banque centrale « à partir de rien ».

Cette nouvelle richesse n’est pas comme la richesse ordinaire. La nature ne peut pas suivre son cours… elle est téléguidée. La Fed crée de la monnaie (pas de la richesse — juste de la nouvelle monnaie). Cet argent entre dans le système bancaire en prétendant avoir la même valeur que celui pour lequel les gens ont travaillé. Et les personnes ayant de l’entregent dans les banques l’utilisent pour la spéculation financière.

C’est ce que nous observons sur les marchés financiers depuis quatre ans.

Chris Martenson :

« Le fondement du plan de reprise magique de Bernanke consistait à faire en sorte que tout le monde recommence à emprunter, à dépenser et à ‘investir’ dans les actions, les obligations et autres actifs financiers. Mais pas de manière égale, puisqu’il a joué un rôle essentiel dans la déformation du paysage vers les actifs à risque en s’éloignant des actifs refuge ».

« Voilà pourquoi un prêt à deux ans net au gouvernement américain ne vous rapportera que 0,22% net, un taux bien inférieur au taux officiel d’inflation lui-même. En d’autres termes, prêtez 10 000 000 (10 millions) de dollars au gouvernement américain et vous ne recevrez que 22 000 $ par an en récompense de vos efforts — en fait, vous perdrez de la richesse par la même occasion parce que l’inflation a réduit la valeur de vos 10 000 000 $ de 130 000 $ par an. Une fois les deux années écoulées, vous avez gagné 44 000 $ mais perdu 260 000 $, pour une perte nette de 216 000 $ ».

« Cette richesse, ou pouvoir d’achat, n’a pas simplement disparu : elle a été capturée par le processus d’inflation et transférée à quelqu’un d’autre. Mais à qui ? »

A qui tout ça profite-t-il ?

Alors que la Fed punit les épargnants honnêtes, les actions et les obligations augmentent à chaque fois qu’une rumeur de nouvelle impression monétaire se fait entendre. Et les yachts continuent de grimper tant que la Fed en promet plus.

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