• Politique

    L’armée française vigilante face à la montée des « radicalismes » dans ses rangs

    Après plusieurs épisodes impliquant des militaires de « culture ou de confession musulmane », l’armée redouble de vigilance devant la montée des radicalismes. Enquête de Patricia Jolly , journaliste au Monde.

    Le chercheur Elyamine Settoul estime que l’armée française compte « 10 % de musulmans » dans ses effectifs et attribue cette présence au caractère méritocratique du recrutement militaire.

    En septembre 2015, les échos de l’incident ont franchi les grilles de la base aérienne d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône. De jeunes militaires auraient été vus en djellaba dans l’enceinte qui abrite une partie des forces stratégiques nucléaires françaises. De quoi déclencher un débat en interne et des inquiétudes.

    Le site recrute et intègre nombre de jeunes de l’étang de Berre et des quartiers nord de Marseille qui sont – pour une bonne moitié –, de culture ou de confession musulmane. Une partie est logée sur place. Plutôt que de se rendre dans les mosquées voisines, en ville, certains avaient pris l’habitude de prier dans les lieux de casernement, voire de travail. Le commandement, en concertation avec l’aumônier militaire musulman de la base, a donc décidé, à la fin de l’été 2015, de mettre à leur disposition sur la base un local réservé à la prière, comme il en existait déjà pour le culte catholique et comme on en trouve dans d’autres régiments. La décision a suscité des réactions hostiles, parfois racistes, parmi les personnels.

    En dehors de leur service, certains jeunes soldats musulmans d’Istres ont un temps continué à circuler entre leur chambre et la nouvelle salle de prière en tenue traditionnelle, créant des frictions. […]

    La suppression du service militaire obligatoire par Jacques Chirac en 1997 et le passage à une armée de métier de plus en plus engagée à l’étranger, ont contraint la France à puiser massivement dans les “minorités visibles” » , explique le sociologue Elyamine Settoul, 37 ans, dont la thèse, soutenue en 2012, s’intitule « Des banlieues à la défense de la nation ». «Ils représentent 31 % de notre recrutement ici en 2015, note-t-il. On ne peut pas s’en passer. […]

    Les cas d’objection de conscience pour raisons confessionnelles sont, selon lui, rares. En 2009, pourtant, pris entre sa fidélité à l’islam et son engagement, un tireur d’élite du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg avait refusé de partir en opération extérieure en Afghanistan. […]

  • Politique

    Attentat déjoué: le tabou des ex-militaires devenus jihadistes

    Les quatre hommes qui voulaient décapiter un gradé de l’armée sont tous des musulmans non convertis. Deux sont des mineurs de 16 et 17 ans.

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    Deux leaders se détachent de ce groupe dont un certain Djebril A., ancien militaire âgé de 23 ans, et qui serait le principal instigateur des projets d’attentats.
    Djebril A. aurait en outre été relevé de ses fonctions au sein de la marine nationale.
    Toute cette affaire pose la question de la présence de musulmans hostiles à notre nation au sein de nos forces armées.

    Lire sur ce sujet:

    -L’armée française et ses musulmans

    Islamisation de l’armée française : les problèmes ne datent pas d’hier 


    (…) L’appartenance à l’armée française de ce suspect stupéfie les autorités. « Ce n’est pas le premier militaire français à partir combattre au nom de Daesh, et c’est extrêmement inquiétant », estimait jeudi matin sur BFMTV Pierre Martinet, ancien agent de la DGSE. « Car ce sont des gens formés à passer à l’action dans la clandestinité, et en outre formés à l’armement, au maniement des explosifs et aux techniques de combat », poursuit-il.

    En janvier dernier, RFI avait révélé qu’une dizaine d’anciens militaires français étaient aujourd’hui au combat sous une bannière jihadiste, en Syrie et en Irak. Interrogé à ce sujet, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait refusé de commenter l’information, consentant toutefois que le phénomène existait, mais qu’il était « d’une extrême rareté ».

    « Certains pourraient rejoindre l’armée pour se former »

    Jeudi, sur BFMTV, le général Dominique Trinquand, expert des questions de sécurité militaire, a tenu à nuancer lui aussi la situation. « Nous savons que l’un des suspects est un ancien militaire, mais cela veut à la fois tout et rien dire. A-t-il passé six mois, un an, deux ans dans l’armée? Quel poste tenait-il? Etait-il conducteur, secrétaire, membre d’un commando? »

    Un discours faisant écho à celui tenu par le général Jean-François Hogard, auditionné en mars dernier à l’Assemblée nationale en vue de l’examen du projet de loi relatif au renseignement.

    « Les quelques anciens militaires qui sont partis dans les filières jihadistes sont des individus qui n’ont bien souvent passé que quelques semaines dans l’institution, et qui ont été remerciés pour cause d’instabilité ou d’inadaptation. Aucun de ceux qui sont partis à ce stade n’a reçu de formation pointue, par exemple d’artificier ou de tireur d’élite », avait-il expliqué aux députés.
    Quant au général Trinquand, s’il estime qu’un « certain nombre de jihadistes pourraient avoir un intérêt à rejoindre l’armée française pour se former », il rappelle l’existence d’un service, le DPSD, « chargé de scruter et de détecter les soldats » susceptibles de basculer. Quand la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense a des soupçons, elle avertit le renseignement

  • Politique

    Défense : Vent de fronde dans l’armée

    Une première dans la 5ème république. C’est la disette. L’armée en a marre. Il n’y a plus d’argent. La France s’endette. À des taux dangereusement bas. L’impôt ne suffit plus à payer les troupes. Les soldats sont au front, et ils ont faim. La situation sent le souffre…. on a vu des régimes tomber pour moins que ça…..

    Lire également : Budget des armées : la mise en garde de Jean-Yves Le Drian à Manuel Valls

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    L’alerte lancée par Xavier Bertrand quant à de nouvelles coupes délie les langues dans la grande muette.

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    « Ma crainte n’est pas de manquer d’avions mais de ne plus avoir les moyens de les faire décoller », témoigne un commandant de base aérienne.

    «Cette fois, la coupe est pleine. » Ce haut gradé traduit d’une formule la colère qui monte dans les armées. Une colère sourde, bien dans la tradition de la grande muette, tenue à un devoir de réserve mais qui pourrait bien cette fois exploser au grand jour. Tout a commencé avec une note, de Bercy ou du Secrétariat général de la Défense nationale, évoquant de nouvelles mesures d’économies auxquelles serait astreint le budget de la Défense dans le cadre du plan de 50 milliards de baisse des dépenses récemment approuvé par les députés. […]

    […] Toujours selon nos informations, Jean-Yves Le Drian serait allé voir son ami Hollande

  • Économie, Écologie...,  Politique

    Défense : la DGA flirte avec la cessation de paiements

    D’ici à 2019, il va manquer chaque année 2 milliards pour payer toutes les factures. Au moindre gel de crédit, la DGA basculerait en cessation de paiements.

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    Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, les récentes déclarations du délégué général pour l’armement confirment la situation d’extrême tension du budget militaire. Lors de son audition devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi de programmation 2014-2019, Laurent Collet-Billon a été clair : le report de charges du programme 146 (celui qui concerne les équipements) flirte avec la ligne rouge.

    « Sous l’hypothèse des ressources prévues […], le report de charges du P146 sera stabilisé durant la nouvelle LPM à son niveau de fin 2013, prévu à environ 2 milliards d’euros, ce qui n’est pas rien en regard des environ 10 milliards d’euros de dépenses annuelles, les ressources prévues ne permettant pas de le résorber. Il n’y a donc pas de marges pour gérer des aléas sur les ressources », a-t-il déclaré.

    En clair, cela signifie que, chaque année d’ici à 2019, il manquera toujours 2 milliards d’euros pour régler les factures reçues ou non encore reçues mais correspondant à des prestations réalisées. A noter que ce chiffre ne concerne que le seul programme 146 : si l’on extrapole à l’ensemble du ministère, le report de charges atteint 3 milliards.

    Même si la DGA a l’habitude de jongler avec sa trésorerie, c’est sans doute la première fois qu’une loi de programmation militaire va démarrer avec un tel niveau de report de charges. A 2 milliards, cela passe encore. «  Les intérêts moratoires payés aux industriels restent maîtrisés et on privilégie les paiements aux PME ou aux sous-traitants les plus fragiles », assure-t-on aux « Echos ». Plus riches, les grands maîtres d’œuvre comme Thales, Dassault ou DCNS peuvent­ faire preuve d’une certaine patience avant d’être payés.

    Des fins de mois stressantes

  • Politique

    Islam de France : Augmentation de la radicalisation parmi les militaires français

    Le mercredi 19 juin 2013 ont eu lieu les 5èmes Rencontres Parlementaires de la Sécurité nationale. Elles étaient présidées par Jean-Jacques URVOAS, Président de la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale.

    Par Jérôme Saiz.

    Réunis au mois de juin dernier à l’occasion des cinquièmes rencontres parlementaires de la sécurité nationale, l’ensemble des services de renseignement français était à l’unissons pour dresser le portrait de la profession aujourd’hui. Entre adaptation aux évolutions technologiques, nouveaux fronts, radicalisation et départs massifs à destination des zones
    de combat syriennes, les services sont désormais confrontés à de nouvelles pratiques et doivent faire répondre à de nouveaux impératifs.
    (…)
    Pourtant les services ne peuvent pas faire l’impasse : ils doivent évidemment être présents sur les réseaux. Et désormais en particulier pour faire face au phénomène d’auto-radicalisation sur Internet.
    Leurs cibles sont alors « des jeunes souvent déstructurés, ayant vécu pour l’essentiel dans un environnement violent avec accès aux armes, qui vivent dans le virtuel et passent très rapidement à l’acte « 
    (Patrick Calvar, DCRI).
    Difficulté supplémentaire : ces jeunes peuvent parfaitement être inconnus des services de police au moment de leur passage à l’acte. Ce phénomène est nouveau et les services estiment ne pas disposer à ce jour des moyens nécessaires pour le traiter efficacement. « Il est difficile d’agir, et souvent impossible de réprimer les administrateurs des sites de recrutement. Entre autre parce que le délit d’association de malfaiteurs en relation avec
  • Fil Info,  Politique

    Armées : Hollande confirme les 24 000 suppressions de postes d’ici à 2019

    Le président réitérait les grandes orientations du Livre blanc, dans un discours prononcé à l’Institut des hautes études de la défense nationale.

    François Hollande a confirmé vendredi les 24 000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d’ici à 2019 en entérinant les grandes orientations du Livre blanc de la défense, dans un discours prononcé à l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).

    Le Livre blanc de la défense 2013, remis fin avril au président de la République, prévoit 24 000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d’ici à 2019, soit près de 10 % des effectifs, tout en réaffirmant les ambitions de la France malgré les contraintes budgétaires.

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