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    Michel Onfray banni d’une exposition sur Camus par Aurélie Filipetti pour déviance idéologique

    Ancien soutien du NPA dont il a divorcé par refus du sectarisme puis ensuite du Front de Gauche qu’il a également quitté pour cause d’adulation trop appuyée au communisme à la sauce sino-cubaine, ainsi que pour la forte proximité du parti de Jean-Luc Mélenchon avec la mouvance islamiste, le peccamineux Michel Onfray est devenu ces derniers temps l’un des hommes à abattre.

    Après avoir tapé sur le sacro-saint Dr Freud et sur Jean-Paul Sartre qu’il aurait le mauvais goût de ne pas aduler, voilà qu’il avait récidivé en acceptant d’être commissaire d’une exposition sur Camus devant avoir lieu en 2013 à Aix-en-Provence pour le centenaire de la naissance de l’écrivain.

    Choisi par la maire UMP Maryse Joissains-Masini, Michel Onfray, connu pour son admiration pour l’écrivain, avait été préféré à l’historien et ancien trotskyste Benjamin Stora un peu trop pro-FLN.

    Stora, en effet, n’hésite pas quand cela arrange sa position, à « oublier » ou à passer sous silence certains faits historiques d’importance, à seule fin de faire passer les membres du FLN pour de doux agneaux innocents, quand ils étaient en réalité coupables des pires atrocités et qu’ils ont tué bien plus d’Algériens – leurs frères de patrie et parfois de religion – à eux seuls que les Français n’en ont jamais tués. Et il faut voir avec quelle cruauté…

    Aurélie Filipetti, notre ministre de la Déculture, celle-là même qui considère notre pays comme étant « la France moisie, la France rancie », n’a que peu goûté au choix de la mairie. Dans une attitude plus proche de la sale gamine faisant un caprice plutôt que de l’attitude digne que sa position exige, elle a donc décidé en boudant de se retirer de l’exposition en lui refusant à la fois sa présence et sa contribution financière.

    Il faut noter au passage que celle-ci a semblé moins regardante lorsqu’il s’est agi d’inaugurer ces jours-ci une plaque à la mémoire d’Elsa Triolet et Louis Aragon, une cérémonie durant laquelle elle a salué

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    Robert Ménard : on doit cesser de voir l’histoire seulement à travers le regard de Benjamin Stora

    « Vive l’Algérie française ! » Pour les 50 ans de l’indépendance de l’Algérie, le titre est osé. Robert Ménard et Thierry Rolando cosignent un pamphlet sur le traitement historique, médiatique de cette histoire coloniale.

    Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, le livre n’évoque pas une certaine nostalgie de l’Algérie française, mais exige un droit d’inventaire. Au travers de 29 pages les auteurs nés en Algéri commémorent davantage, à leur manière, « le calvaire des pieds-noirs », comme ils l’écrivent, et exorcisent leur passé. Pas de nouvelles révélations, mais un appel à compléter l’histoire trop partiale et partielle selon les deux écrivains.

    « Le  titre c’est pour interpeller, je ne suis pas dans l’apologie, c’était comme pour mon livre Vive le Pen, je ne fais pas l’apologie de Le Pen, mais je ne trouve pas ça normal qu’il y ait cette censure. Sur l’Algérie c’est la même démarche, il y a beaucoup de choses passées sous silence pour ne pas se mettre à dos les dirigeants algériens, explique Robert Ménard.

    On doit cesser de voir l’histoire seulement à travers le regard  de Benjamin Stora. On ne donne la parole qu’aux victimes algériennes, c’est important mais ce n’est pas l’essentiel. Faire œuvre d’histoire ce n’est pas faire œuvre de mémoire. Tout ce que je veux c’est que l’on nuance » (…)

    Algérie Focus