• Politique

    Immigrés : « Ils perçoivent plus d’allocations familiales que les autres : VRAI » (Capital)

    Extrait du Journal Capital.

    On voit mal comme il en serait autrement: non seulement la plupart des femmes immigrées en France sont mères (c’est le cas de 57% des Maghrébines et de 65% des Africaines hors Maghreb selon l’Insee, contre 47% des natives), mais elles ont plus d’enfants. Au total, plus de 8% des Maghrébines et des immigrées subsahéliennes en élèvent au moins quatre, contre moins de deux pour les autochtones. Encore ces chiffres sous-estiment-ils la réalité puisqu’ils ne prennent pas en compte les enfants de migrantes nés sur notre territoire, considérés comme Français. Cela dit, cette forte natalité (3,3 enfants par femme, contre 1,9 pour les natives) est une bonne nouvelle pour notre système de retraite, dont le déficit devrait atteindre 25 milliards d’euros en 2020.

    Capital

    NDLR de Prêchi Prêcha: L’argument sur la retraite est une supercherie que l’on nous sert depuis les années 80. Les immigrés ne sauveront jamais notre système de retraite en étant plus au chômage que la moyenne.

  • Économie, Écologie...

    Recomposition du capital d’EADS : c’est fait ! L’Allemagne entre en force

    Pendant que les média occupent les gogos avec les 600 emplois de Florange, l’Allemagne s’empare d’EADS….

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    EADS a annoncé un nouveau pacte d’actionnaires, composé de la France (12 % du capital) de l’Allemagne (12 %) et de l’Espagne (4 %). Ils n’auront pas de droit de veto individuel sur les choix opérationnels du groupe. Un rachat d’actions est prévu en 2013 pour faciliter le désengagement de Lagardère.

    Douze ans après sa création, EADS va restructurer son capital et disposer d’un nouveau pacte d’actionnaires. Le groupe européen d’aéronautique et de défense l’a annoncé ce mercredi après bourse, en léger décalage par rapport à ce que d’aucuns prévoyaient lundi en interne, en raison de la multitude de détails juridiques à régler, sur le plan de la rédaction notamment.

    Renforcement des Etats

    Ficelée un mois et demi après l’échec des négociations sur la fusion entre EADS et BAE Systems, cette restructuration du capital (et le nouveau pacte d’actionnaires qui en découle) marque le renforcement des Etats au sein d’EADS. En particulier de l’Allemagne qui est parvenue non seulement à entrer au capital comme elle le souhaitait mais aussi à obtenir la parité avec la France, contrainte de devoir vendre à terme 3 % du capital. Après avoir torpillé la fusion EADS et BAE Systems, Berlin donne ainsi la désagréable impression de façonner le groupe d’aéronautique et de défense comme elle le souhaite.

    L’Allemagne, à travers la banque publique Kfw, va entrer à hauteur de 12 % dans le capital du groupe, à parité avec la France qui, possédant aujourd’hui 15 %, devra se séparer de 3 %. Ce volume d’actions sera placé dans une fondation néerlandaise. Il devra être vendu d’ici à deux ans. Enfin, l’Espagne détiendra environ 4 % des actions. Au total, ces trois Etats, qui seront réunis dans un nouveau pacte d’actionnaires qui entrera vigueur en 2013, possèderont moins de 30 % du capital. Beaucoup moins que les 50 % des actionnaires de référence actuels, la France, Lagardère, Daimler. Souhaitant sortir d’EADS, ces deux derniers ne seront donc plus membres du pacte.

  • Économie, Écologie...

    La France s’apprête à donner les clés d’EADS à l’Allemagne

    Pendant que Montebourg brasse de l’air en menaçant de nationaliser le petit site de Florange, EADS risque de tomber dans l’escarcelle de l’Allemagne…

    On creuse, on creuse, on creuse…

    De plus en plus de rumeurs concordantes laissent à penser que Paris a accepté le montage financier mis au point par Berlin. La France céderait une partie de son capital à l’Allemagne.

    C’est un scénario étrange, qui semble pourtant prendre consistance au fil des négociations. En discussions depuis quelques jours sur la recomposition du capital d’EADS, la France et l’Allemagne se dirigeraient, comme l’annonçait le quotidien allemand Handelsblatt vendredi dernier, vers un rachat par la banque publique allemande KFW de 3% des 15% du capital détenu par l’Etat français.

    Le camp allemand rachèterait en outre les 7,5% détenus par le consortium bancaire Dedalus, et 1,5% au groupe automobile Daimler, ce qui porterait la participation totale de Berlin à 12%, soit une parité avec la France. L’agence Dow Jones assurait lundi après-midi qu’un accord pourrait être trouvé d’ici la fin de la semaine prochaine, l’Espagne restant quant à elle à 5,5%.

    Cette sacro-sainte parité exigée par Berlin 

    Que changerait une telle recomposition du capital ? La réponse est simple : tout. D’un strict point de vue comptable, l’Allemagne, qui n’est aujourd’hui pas actionnaire d’EADS, passerait de 0 à 12% du capital ; la France, elle, verrait sa part chuter de 15 à 12%. +12 d’un côté, -3 de l’autre : pas besoin de concourir à la médaille Fields, sorte de Prix Nobel de mathématiques, pour voir que la nouvelle répartition du capital serait un véritable coup de Trafalgar, qui verrait la France s’aligner à 100% sur les exigences allemandes.

    Ce ne serait pas la première fois : la France s’était bien gardée de critiquer le veto allemand à la fusion EADS-BAE, annoncé par téléphone à François Hollande par la chancelière Angela Merkel, se contentant d’en prendre acte. En acceptant le schéma évoqué plus haut, Paris accepterait de s’adapter à un problème essentiellement germano-allemand : la crispation de Berlin sur la sacro-sainte parité entre France et Allemagne (22,5 % dans chaque camp).

    Selon le scénario craint par Berlin, et de fait le plus probable, les actionnaires industriels Lagardère (7,5% du capital) et Daimler (15%) vendraient rapidement leurs parts, de même que le consortium de banques allemandes Dedalus (7,5% du capital). Pour maintenir une parité avec l’Etat français (15% des parts), Berlin devrait donc, en toute logique, monter à 15%, et donc investir en conséquence. La vente de 3% par la France lui permettrait de s’en tirer à moindre frais, en établissant la ligne d’équilibre à 12%.

    (…)

    L’Allemagne privilégie ses intérêts, pas ceux des actionnaires privés