• Politique

    Brétigny : interrogations sur l’ampleur des vols après la catastrophe

    Une dizaine de victimes déplore la disparition d’objets personnels. Instructions auraient été données de minimiser ces faits, ce que conteste le parquet.

    C’est une histoire digne d’Ubu Roi. Dès le jour de l’accident, le syndicat de police Alliance avait fait état de scènes de pillage : un groupe de jeunes « aurait dépouillé les victimes et notamment les premiers cadavres ». Informations démenties par la suite par les autorités. Or, selon plusieurs sources proches du dossier, des vols ont bien eu lieu après le déraillement du train Corail Paris-Limoges du 12 juillet dernier à Brétigny-sur-Orge.

    Des consignes ont même été données à toutes les forces qui étaient présentes sur place (Samu, pompiers, policiers, etc.) pour taire ou minimiser ces faits. Il s’agit de vols de téléphones portables, d’iPhone, d’appareils électroniques ou encore de bagages.

    Le samedi 28 septembre dernier, lors de la réunion d’information aux vic­times du déraillement organisée par les pouvoirs publics à Paris, plusieurs passagers du train avaient pris la parole pour faire part de vols dont ils avaient été victimes. Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, leur avait alors répondu de faire des déclarations de vol à la compagnie ferroviaire, leur précisant que ces déclarations seraient toutes tenues pour vraies par la SNCF, qui rembourserait chaque victime du montant du préju­dice. Une procédure pour le moins inhabituelle puisqu’en pareil cas, des justificatifs de paiement sont demandés avant tout versement.

    (…) Le Figaro

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    Catastrophe ferroviaire à Bretigny : des scènes de vol et de caillassage ont bien eu lieu (Maj)

    Addendum 24/07/13

    Le procureur de la République d’Évry, Eric Lallement, a indiqué cet après-midi, avoir « la certitude » qu’au moins « deux vols ont été commis au préjudice de deux passagers », en marge de lacatastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) le 12 juillet.

    Des objets appartenant à ces passagers ont été retrouvés à Châtelet, au coeur de Paris, a indiqué le magistrat. Il a évoqué également des images de vidéosurveillance où les enquêteurs ont pu voir des individus quitter la gare avec des valises qu’ils n’avaient pas en entrant dans le bâtiment.

     

    Le Figaro

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    Valls admet du bout des lèvres des vols et du caillassage :

    « Il y a bien eu un certain nombre d’incidents que personne ne minimise et qui sont évidemment inadmissibles (…) Il y a eu des jets de projectiles au moment de la mise en place du périmètre de sécurité et il y a eu sans doute des vols et des plaintes qui ont été déposées« . Yahoo

    Addendum: <strong>Le Figaro – Brétigny: quatre plaintes pour vol

    Quatre plaintes pour des faits de vol survenus après le déraillement du Paris-Limoges le 12 juillet en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ont été recensées, a indiqué aujourd’hui le parquet d’Evry.

    Outre la plainte d’un médecin urgentiste victime du vol de son portable, le 12 juillet et pour laquelle une enquête du chef de vol en réunion et avec violences a été ouverte, « une enquête distincte est diligentée sur la commission de faits de vols, commis lors de l’évacuation des blessés par la Sûreté départementale de l’Essonne », a indiqué le parquet. Trois plaintes ont déjà été recueillies.

    Addendum 19 juillet

    Témoignage d’un agent SNCF ayant participé aux secours

    Addendum : Communiqué de Marine Le Pen

    Brétigny-sur-Orge : mensonges et dissimulations d’Etat

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    Catastrophe de Brétigny : les questions s’accumulent

    Voir les précédents articles

    1. Brétigny : le parquet d’Evry accusé d’amateurisme

    2. Brétigny : les syndicats appellent à la prudence sur l’origine du déraillement (vidéo)

    3. Catastrophe ferroviaire de Brétigny (91). Les secours caillassés, des « jeunes » dépouillaient les victimes et les cadavres

    4. Catastrophe ferroviaire à Bretigny : des scènes de vol et de caillassage ont bien eu lieu (Maj)

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    Lors d’une réunion mercredi à la gare Montparnasse, les propos d’un expert choisi par la SNCF pour aider les policiers dans leurs investigations ont relancé la polémique. En cause: les boulons et l’éclisse du rail.

    (…) Les boulons de la discorde

    Cet expert a commencé son exposé en expliquant que quand il est arrivé sur les lieux de l’accident, la scène avait été modifiée.

    Selon lui, des boulons avaient été déplacés sur le rail. Quant aux photos prises avant son arrivée et confiées à la justice, il n’a pas pu les visionner, ces dernières étant mises sous scellés. «Cela signifie-t-il que la scène n’a pas été périmétrée par la police?», interroge Me Olivier Gruwez, qui représente une quinzaine de victimes décidées à porter plainte quand l’information judiciaire sera ouverte. Un syndicaliste présent à la réunion va dans le même sens: «On aurait pu attendre des enquêteurs qu’ils sécurisent la scène pour la laisser intacte jusqu’à l’arrivée de l’expert».

    Une probabilité infinitésimale

    Autre élément de son intervention, la nature «du boulon» (sic) mis sous scellés.

    L’expert a affirmé ne pas avoir toutes les certitudes que le boulon saisi par la justice soit bien le boulon qui était présent sur l’éclisse au moment de l’accident.

    Or les boulons constituent la pièce-maîtresse dans l’explication du déraillement. Car l’origine de l’accident est désormais connue depuis plusieurs jours: il est imputable à la présence d’une éclisse dans le cœur de l’aiguillage. La question est désormais de savoir comment cette éclisse, pièce métallique d’une dizaine de kilos qui sert à l’aide de boulons à raccorder entre eux deux rails consécutifs, a pu se retrouver à cet endroit. Autrement dit,

    comment les boulons ont-ils pu tous lâcher pour permettre à l’éclisse d’être projetée au cœur de l’aiguillage. Sur ce point décisif, l’expert de la SNCF ne sait pas répondre. «La probabilité qu’une telle pièce se retrouve là est infinitésimale», confie un cheminot.

    Chez les agents SNCF, les annonces faites lors de cette réunion par l’expert mandaté par

  • Média-mensonge et propagande,  Politique

    Brétigny : le parquet d’Evry accusé d’amateurisme

    Toute cette histoire commence à devenir bien curieuse…. on pourrait croire que l’État cherche à cacher quelques vérités qui ne seraient pas bonnes à dire….

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    La fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac) ne cache pas sa colère vis-à-vis des pouvoirs publics. En fin de semaine, la polémique commençait à monter à propos des boulons mis sous scellés par la justice dans l’affaire du déraillement du Paris-Limoges à Brétigny. Le Figaro a révélé que l’un des experts mandaté par la SNCF avait déclaré mercredi dernier avoir eu accès à la scène de l’accident modifiée.

    Mais le parquet d’Evry n’a toujours pas ouvert une information judiciaire confiée à des juges d’instruction ni nommé d’experts judiciaires en urgence. Vendredi, certains syndicats commencaient d’ailleurs à s’échauffer. La belle unité née de la «transparence» promise par le patron de la SNCF au soir du drame est aujourd’hui mise en doute.

    Me Georges Holleaux, l’avocat de la Fenvac n’a pas de mots assez durs pour critiquer le procureur. Contacté par Le Figaro, il déclare être «stupéfait que plus de huit jours après l’accident, aucun juge d’instruction n’ait encore été désigné. Pire que cela, le Parquet se devait au moins de demander l’intervention d’un expert judiciaire placé sous son autorité en application de l’article 77-1 du code de procédure pénale». Cet article prévoit en effet que «s’il y a lieu de procéder à des constatations ou à des examens scientifiques qui ne peuvent être différés, le procureur de la République (…) a recours à toutes personnes qualifiées». Nul besoin donc d’attendre l’ouverture d’une information judiciaire pour mandater des experts judiciaires indépendants.

    Suspicions de partialité des expertises

    Me Holleaux va plus loin: «Le procureur d’Evry est même resté en vacances! L’urgence commandait pourtant de faire le nécessaire rapidement puisque le site est remis en l’état afin de permettre aux trains de circuler normalement». Selon lui, le fait que les expertises

  • Politique,  vidéo

    Brétigny : les syndicats appellent à la prudence sur l’origine du déraillement (vidéo)

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    Dans une interview accordée à «Libération», Didier Le Reste, patron de la CGT cheminots jusqu’en 2010, s’étonne : «D’expérience, il est quasi impossible de donner dès le lendemain une version aussi officielle.» «En tant que cheminot, je suis surpris de cette communication hâtive»..

    Trois enquêtes ouvertes

    De même, la CFDT cheminots juge «prématuré de privilégier une piste par rapport à une autre». Evoquant la défaillance d’une éclisse, la CFDT «rappelle que seule une enquête approfondie permettra de déterminer les causes réelles de ce dysfonctionnement majeur».
    Le Parisien

    Le 14 juillet, France 3 évoquait la piste d’un acte de malveillance en citant Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Île-de-France et Fabien Tosolini de la CFDT Transport:

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    Catastrophe ferroviaire de Brétigny (91). Les secours caillassés, des « jeunes » dépouillaient les victimes et les cadavres

    Il semblerait que les média comme le PS aient voulu passer sous silence, ou minimiser, le pillage des victimes et le caillassage des secours lors du déraillement du train de Brétigny.

    Dés que l’info est passée sur Tweeter, les média complices ont décidé d’en parler….

    Bien que personne ne sache la cause du déraillement, on peut se demander si les vols de câble ( le prix du cuivre atteint des records) qui se sont multipliés ces derniers temps n’auraient pas un rapport avec cette tragédie… Manuel gaz et sa police nous en dirons certainement plus dans les heures qui viennent.

    (Pour suivre la revue de presse de cette affaire: Fdesouche)

    Des pillards ont attaqué les secours : Nathalie Michel, du syndicat de police Alliance, raconte la scène au micro d’Europe 1:

    A 17 heures 30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres », s’insurge la syndicaliste.

    Europe 1

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