• Économie, Écologie...

    Les cicatrices laissées par le sauvetage brutal de Chypre

    En complément voir les vidéos : Quand Peillon affirme que l’Union européenne et l’euro protègent les épargnants;

    Et quand son frère le contredit.

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    Les épargnants chypriotes se voient amputer une partie de leurs économies pour recapitaliser l’une des principales banques de l’île.

    BFkFrgaCMAECgEbLes Chypriotes se sentent comme les cobayes de l’Europe. Il y a quatorze mois, la désormais fameuse troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) imposait un plan de sauvetage sans précédent pour éviter la faillite à la petite économie insulaire. En mars 2013, la troïka accorde une aide de 10 milliards d’euros. Un montant colossal, équivalent à 60 % du PIB de ce micropays de moins d’un million d’habitants, membre de la zone euro depuis 2008. La grande nouveauté, à la différence des plans de sauvetage de l’Irlande, de la Grèce ou du Portugal: les épargnants chypriotes se voient amputer une partie de leurs économies pour recapitaliser l’une des principales banques de l’île. Une mesure inédite qui fait frémir les épargnants à travers toute l’Europe. «Le cas de Chypre était extraordinaire car son PIB est extrêmement faible et la taille de son secteur financier était absolument gigantesque», relativisait récemment Jean-Claude Trichet, l’ex-patron de la BCE.

    Après des mois de flou, il s’avère que les détenteurs de comptes à la Bank of Cyprus ont dû abandonner 47,5 % des montants détenus au-dessus de 100.000 euros. Les capitaux «confisqués» ont servi à recapitaliser la banque. Les épargnants pourront en théorie en récupérer une partie, dans un avenir tout à fait incertain.

    Thérapie de choc

    Contrairement à une idée reçue, les investisseurs russes, qui appréciaient l’accueil fiscal et bancaire chypriote, sont loin d’avoir été les seules victimes. Des milliers de ménages autochtones, qui comptaient assurer leur retraite, financer les études à l’étranger de leurs enfants ou se construire une maison, ont subitement été privés d’une partie de leur bas de laine. Aujourd’hui, les mouvements de capitaux sont encore restreints par l’État. Il est interdit de faire sortir plus de 5000 euros par mois sans justificatif.

    Un peu plus d’un an après le début de cette thérapie de choc, la troïka est satisfaite du rythme des réformes engagées. Quant à l’économie chypriote, à l’image de la Grèce, qui est d’ailleurs à l’origine de la crise bancaire de l’île, elle entame sa troisième année de récession. En 2014, selon les prévisions de Bruxelles, Chypre devrait être le seul État membre de la zone euro à subir un recul du PIB (-4,8 %). En trois ans, l’économie du pays aura maigri de 13 %! Dans cette île ensoleillée toute l’année où le crédit facile, avant la crise, avait permis la prolifération de 4 × 4 rutilants et de résidences secondaires, le chômage pourrait frôler les 20 % à la fin de l’année.

    Dans ces conditions, la colère contre Bruxelles, et Angela Merkel, incarnation des politiques d’austérité, est palpable chez certains. Et pourtant, aucune manifestation ou grève significative ne sont venues perturber l’île depuis qu’elle a plongé dans la crise. Mieux, le parti de droite au pouvoir, Disy, du président Nicos Anastasiades, qu’Angela Merkel a encore reçu il y a dix jours, fait la course en tête dans les sondages. Des cobayes bien dociles.

  • Économie, Écologie...

    Crise politique à Chypre, au bord de la faillite

    Le parlement a refusé de voter les privatisations. Le gouvernement a démissionné. Le versement de la prochaine tranche d’aide de l’UE et du FMI est suspendu. L’île risque la faillite le 15 mars.

    Ce vendredi matin, en ouverture du conseil des ministres, l’intégralité des ministres composant le gouvernement chypriote ont donné leur démission à Nikos Anastasiadies, le président de la République de Chypre. La nouvelle tombe mal pour le chef de l’État qui a demandé à ses ministres de rester à leur poste jusqu’au 15 mars.

    À cette date, Chypre doit assurer le paiement de 150 millions d’euros de tombées de dettes. Sans l’aide du FMI et de l’UE, qui ont déployé un plan de sauvetage financier il y a un an, l’île n’a pas assez de liquidités pour tenir ses engagements. Elle est à la merci du versement d’une tranche d’aide de 236 millions d’euros, suspendue au vote d’un programme de privatisations. C’est justement là que le bât blesse.

    Le Parlement chypriote n’a pas adopté, ce jeudi, comme prévu, le vaste programme de privatisations, jugé trop controversé. Il prévoyait la vente au secteur privé des compagnies d’électricité, de télécommunications et les deux principaux ports du pays.

    Manifestations et grèves ont émaillé la semaine à Chypre. L’un des partis soutenant la

  • Économie, Écologie...

    En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants

    Ça fait un an que nous vous l’annoncions sur ce blog… les banques vont pouvoir vous spolier avec la complicité de l’Europe. Ces bandits de grand chemin que l’état a renfloué en 2008 avec vos impôts et en aggravant la dette, ont aujourd’hui reçu le feu vert de voler le pécule que les citoyens ont réussi à épargner.

    Que les électeurs du PS, de l’UMP, des verts et du centre réfléchissent avant de voter : ils seront tenus comme responsables de la catastrophe à venir.
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    Les représentants de l’Union européenne ont décidé de mettre à contribution les épargnants à partir de 2016. Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l’idée émise par le FMI d’une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l’Europe vient d’entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave.

    L’accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu’il pourrait être d’une importance capitale pour les épargnants. Les Européens se sont mis d’accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou « bail-in », afin d’éviter de faire participer les Etats au sauvetage des établissements financiers.

    « Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28 », a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. « Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques », a-t-il ajouté. « C’est un pas fondamental vers la réalisation de l’union bancaire », a assuré Michel Barnier dans un communiqué.

    Des représentants du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la

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    Chypre : les déposants trinquent plus que prévu

    A la demande de la Troïka, les déposants chypriotes vont devoir convertir 47,5 % de leurs avoirs en actions de la Banque de Chypre. Une nouvelle fois, les Européens ne se montrent guère tendres avec l’île méditerranéenne.

    C’est finalement une facture plus salée que prévu à laquelle doivent faire face les déposants chypriotes. Nicosie a en effet annoncé ce mardi que la recapitalisation de la Banque de Chypre (Bank of Cyprus, BoC) avait été achevée. Au prix fort.

    Une facture plus salée pour les déposants

    Les déposants qui disposaient de plus de 100.000 euros dans l’une des deux banques chypriotes avant le mois de mars verront 47,5 % de leurs dépôts transformés en actions de la BoC. En mars, le chiffre évoqué était de 37,5 % et ce week-end, les rumeurs faisaient de ce niveau de 47,5 % un maximum. Apparemment, d’après le quotidien de Nicosie,  Cyprus Mail, cette proportion a été réclamée par la Troïka. Le gouvernement chypriote a même ouvertement estimé qu’il aurait été possible d’imposer une coupe moins forte dans les dépôts pour recapitaliser BoC.

    La priorité de la Troïka : le ratio Tier-1

    Avec ce taux de conversion de 47,5 %, le ratio de solvabilité Tier-1 de BoC atteint 12,4 %, alors que la réglementation impose un niveau minimal de 9 %. Le gouvernement de Nicosie souhaitait atteindre un ratio de 9 %, officiellement prévu par le mémorandum d’avril 2013 pour 2015, pour limiter le taux de conversion à 42,5 %. Mais la Troïka a voulu jouer la sécurité pour éviter que Nicosie ne vienne à nouveau demander l’aide de l’Europe. L’appel du président chypriote en juin qui s’alarmait des difficultés de recapitalisation aura finalement eu comme conséquence de durcir encore les conditions pour les déposants chypriotes.

    Les déposants devront encore attendre

    La conséquence de cette décision, c’est que les sommes qui seront libérées seront moindres. 10 % des dépôts de plus de 100.000 euros avaient été libérés le 3 avril. L’accord passé entre l’UE et Chypre prévoyait alors, une fois la recapitalisation de BoC achevée de libérer encore 22,5 % des montants déposés. Finalement, seulement 12 % supplémentaire seront à nouveau à disposition des clients. Mais sous conditions : la Banque centrale de Chypre divisera ces sommes en trois portions égales qui seront libérables d’ici trois, six et neuf mois, moyennant des taux d’intérêt « supérieurs » au taux du marché. Mais la banque centrale aura la possibilité de renouveler une fois la durée initiale de ces dépôts à terme. Bref, il faudra encore attendre.

    Pas de pitié pour Nicosie

    Restent 30,5 % qui demeurent gelés et dont le sort n’est pas encore réglé. Encore une fois, la Troïka a montré qu’en ce qui concerne Chypre, la modération n’était pas de mise. Malgré un PIB qui pourrait reculer de 9 % à 10 % cette année, les Européens et le FMI ont voulu faire du zèle pour construire une BoC suffisamment solide afin qu’elle ne réclame plus leur aide. Et peu importe les conséquences sur une économie chypriote qui peine déjà sous le contrôle des capitaux et l’absence de crédits.

  • Économie, Écologie...,  Politique

    Chypre : Le nouveau cauchemar des Européens

    L’appel au secours du président chypriote doit être pris au sérieux par les Européens, s’ils ne veulent pas que Chypre redevienne un cauchemar. Car les avantages de l’euro s’estompent pour le pays.

    Comme la lettre du président chypriote vient de le rappeler, l’affaire chypriote n’a rien perdu de son caractère exemplaire pour le reste de l’Europe. A l’heure où le FMI reconnaît – à la grande fureur de la Commission européenne et de la BCE – des erreurs dans la gestion de la crise grecque, la troïka semble en passe de doubler la mise avec Chypre.

    La quadrature du cercle bancaire

    chypre1L’aide à cette petite république a en effet été montée en urgence, sous la pression de la BCE qui brandissait la menace d’une sortie de Chypre de la zone euro. Nul n’a semblé réellement prendre la mesure des conséquences et de la faisabilité des recettes préconisés. Surtout, un seul critère a servi de fil conducteur : engager le moins possible les contribuables des autres pays, tout en maintenant Chypre dans la zone euro.

    Ainsi a-t-on exclu 15 milliards d’euros d’engagements grecs de toute participation au sauvetage afin de préserver les banques grecques que l’on ne voulait pas à nouveau recapitaliser. Ainsi a-t-on également maintenu dans le bilan de la Bank of Cyprus 9 milliards de créances sur la BCE au titre de l’aide à la liquidité d’urgence, l’ELA. Autant de poids que le système bancaire chypriote ne peut supporter, lui qui n’a guère dans son bilan que des dépôts qui, depuis mars, ont fondu de près d’un cinquième, malgré le contrôle des capitaux.

     

    Depuis plusieurs mois, Nicosie et la troïka tente de résoudre la quadrature du cercle en

  • Économie, Écologie...

    Chypre prêt à puiser dans ses réserves d’or ?

    Chypre serait prêt à vendre une partie de ses réserves d’or pour financer sa part du plan de sauvetage du système bancaire du pays.

    Par Charles Sannat.

    Selon le Financial Times, Chypre considérerait vendre pour 400 millions d’euros de valeur une partie de ses réserves d’or afin de contribuer au plan de sauvetage international. Les investisseurs redoutent que les marchés de métaux précieux soient perturbés par une telle action. Cela pourrait contraindre d’autres nations de la zone euro déjà confrontées aux mêmes difficultés à puiser dans leurs propres réserves d’or.

    Une décision aussi importante que vendre une grande partie de ses réserves d’or nous rappelle la crise de la Corée du Sud en 1997-1998 quand le pays demanda à ses citoyens de donner tous leurs bijoux à la banque centrale pour le bien de la nation.

    Jonathan Spall, Directeur de Métaux Précieux chez Barclays Capital pense que cela pourrait être un tournant décisif. Les stocks d’or des banques centrales jusqu’alors écartés des processus de sauvetage pourraient rentrer dans la danse maintenant. Un projet du plan de sauvetage, vu par le Financial Times, stipulait : « Les autorités de Chypre se sont engagées à vendre l’excédent des réserves d’or détenues par la République. »

    Depuis que la crise a commencé au sein de la zone euro, soit voilà trois ans, Chypre est le premier pays membre à vendre ses réserves d’or. Afin d’arriver aux 400 millions d’euros, il leur faudra vendre plus de 10 tonnes de métal jaune alors que la banque centrale n’en détient que 13,9 tonnes. Les avoirs de la banque centrale représentent environ 62% du total des réserves officielles, selon le World Gold Council. La banque centrale italienne détient 2451 tonnes soit 70% du total des réserves alors que le Portugal en détient 383 tonnes soit 90% du total des réserves. La décision de Chypre sème la tourmente sur les marchés. Ce serait une première pour Chypre et certainement la dernière. Certains analystes déclarent qu’il est presque improbable de voir des grandes nations se mettre à vendre leur or pour réduire leurs dettes. L’approbation d’une telle action demeure dans les mains du Parlement allemand où doit se réunir un Comité de finances du Bundestag et qui donnera lieu à une session pléniaire avant la fin d’avril. L’économie de Chypre se montre bien morose : une récession plus grave serait attendue.

    Les banques centrales européennes avaient convenu en 1999 de limiter leurs ventes d’or afin de conforter les prix après que le métal jaune eut connu son prix le plus bas en 20 ans, soit à 250 dollars l’once troy. Depuis, les banques centrales, auparavant vendeuses, sont devenues acheteuses, poussées par les achats massifs en Asie. L’année dernière, les banques centrales n’avaient jamais acheté autant d’or en ces 48 dernières années.

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    Philippe herlin : la crise Chypriote.(audio)

    Hugue Sérapion recevait philippe Herlin, docteur en économie, chargé de cours au CNAM, et Élie Hatem, docteur en droit, avocat, pour une émission consacrée à la crise Chypriote et l’affaire Cahuzac.


    [audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/herlin.mp3]

    lire le dernier article de Philippe Herlin publié sur son blog:

    ALERTE : les comptes bancaires européens peuvent être officiellement spoliés

    Michel Barnier en avait déjà parlé, désormais le projet de directive est officiellement mis en place : les comptes bancaires de plus de 100.000 euros seront mis à contribution en cas de crise bancaire. Chypre n’était donc qu’une première étape, comme nous l’avions dit.

    En cas de faillite d’une banque, les pertes concerneront d’abord les propriétaires et actionnaires, suivis des créanciers « juniors » puis « seniors » puis, en troisième rang les déposants au-dessus de 100.000 euros. C’est seulement si cette addition s’avérait insuffisante qu’interviendrait l’argent public – y compris le fonds de secours MES (Le Figaro).

    Ca c’est sur le papier. En réalité les actionnaires et les créanciers sont déjà rincés depuis