• Économie, Écologie...

    Déficit : un pas de plus vers l’abandon de l’objectif des 3%

    Mimolette a tout faux. La croissance ne sera absolument pas au rendez-vous comme il vous la vendu. Le gouvernement n’arrivera pas à atteindre les 3% de déficit comme il l’avait promis à l’Europe et comme l’exige les traités qu’ils ont soutenu et signé. Mimolette a pris une grosse claque en se laissant imposer un budget européen à la baisse comme le souhaitait la Grande-Bretagne, et contrairement à un budget de relance comme il l’avait rêvait. Mimolettte et son gouvernement d’écolo-socialo sont des nuls.

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    Après la Cour des comptes, trois ministres évoquent mercredi leurs doutes sur la capacité de la France a tenir les objectifs de croissance donc de déficit public.

    Le faire comprendre, sans tout à fait le dire. Trois ministres ont laissé entendre ce mercredi matin que la France renoncerait bientôt à son objectif de réduire le déficit public à 3% dès cette année – objectif jugé impossible ou presque à atteindre la veille par la Cour des comptes, faute de croissance suffisante. François Hollande a lui même annoncé un ajustement des prévisions de croissance «dans les prochains jours».

    Le ministre le moins attendu sur la question, Laurent Fabius, a été le plus clair. Pour le ministre des Affaires étrangères, il est «probable» que le déficit public ne revienne pas à 3% du PIB en 2013. Le locataire du Quai d’Orsay, qui s’exprimait sur Canal+, affirme ainsi que «par rapport à ça, il faut à la fois qu’on ne coupe pas ce qui reste de croissance, sinon ce serait une faute, mais en même temps qu’on soit sérieux et le mot d’économies fait partie du vocabulaire et de la panoplie».

    Moins direct, Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, estime qu’il «sera effectivement très difficile», d’atteindre un rythme de croissance et un déficit public fixés à 3% en 2013. «La probabilité d’atteindre cet objectif s’est amenuisée au fur et à mesure que la croissance palissait, non seulement en France mais plus généralement dans la zone euro et dans le monde», ajoute-t-il sur france Inter. «Pour autant, on en reste là. Le 15 mars, le gouvernement proposera son plan de stabilité: nous verrons à ce moment-là s’il est opportun, nécessaire, indispensable de réviser un certain nombre de paramètres».

     

  • Économie, Écologie...,  Fil Info

    Pourquoi la France n’a pas besoin de se serrer davantage la ceinture en 2013

    3 % de déficit budgétaire l’an prochain, c’est au moins 300 000 chômeurs supplémentaires. Il faut apprécier cet objectif en termes de déficit structurel et non de simple déficit constaté.

     

    L’économie française stagne et la zone euro est entrée en récession. La situation économique n’a aucune chance de se redresser notablement au cours des prochains mois. Prendre dans ce contexte des mesures d’austérité supplémentaires pour tenir, coûte que coûte, l’objectif de 3 % du PIB de déficit public en 2013 freinerait davantage encore l’activité et pousserait le chômage vers les sommets. Avec au final, d’ailleurs, un déficit plus important que prévu comme le montrent les exemples de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie malgré des efforts considérables.

    Les réformes récentes de la surveillance budgétaire européenne – « 6 pack » et Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) – sont bâties autour de la notion de déficit structurel. Celle-ci corrige les déficits publics constatés telle ou telle année des effets de la conjoncture à ce moment-là. Quoi qu’on pense par ailleurs de la pertinence de ces réformes, elles fournissent ainsi un argument solide pour ne pas s’engager dans cette politique procyclique : l’objectif des 3 % en 2013 doit lui aussi être apprécié en termes de déficit structurel et non de simple déficit constaté. Or, dans le cas de la France, nous atteindrons ce niveau de déficit en 2013 sans qu’il soit besoin de prendre de nouvelles mesures d’austérité cet automne.

    Un coup de frein important
    Quelle serait l’ampleur du coup de frein à l’activité dû à des mesures d’austérité supplémentaires ? La question est controversée parmi les économistes mais le Fonds monétaire international (FMI) a publié en octobre 2010 une importante étude qui jouit depuis d’une certaine autorité en la matière. Le FMI concluait qu’une restriction budgétaire de 1 % du PIB aboutit en moyenne à une baisse de 1 % de la demande intérieure au bout de deux ans. Au niveau de la production, l’effet peut cependant être moindre à condition que les exportations se développent parallèlement grâce à une baisse du taux de change et à un dynamisme économique maintenu chez les partenaires commerciaux.

    Or de telles conditions ne sont guère réunies en France actuellement compte tenu de l’orientation très majoritaire de nos exportations vers la zone euro et du net ralentissement de l’économie des pays émergents. L’autre facteur susceptible de limiter l’impact d’un ajustement budgétaire – une détente monétaire – n’a lui non plus guère de chance d’avoir un effet significatif sur l’économie française vu le bas niveau des taux d’intérêt.

    Dans le contexte actuel, il y a donc lieu de supposer qu’une restriction budgétaire de l’ordre de 1,5 point entre 2012 et 2013 amènerait, au bas mot, une perte de PIB de 1,2 point et une hausse du chômage de 1 point (300 000 personnes).

    Lire la suite de l’article sur Alternatives économiques

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