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    Plus une démocratie est représentative, moins elle est démocratique !

    Entretien avec Alain de Benoist

    Le peuple suisse a voté récemment à propos de l’immigration de masse. Du coup, certains s’indignent qu’on ait demandé au peuple de trancher. Mais le peuple a-t-il toujours raison ?

    Le peuple n’est évidemment pas infaillible (les élites le sont encore moins), mais ce n’est pas dans ces termes que se pose le problème. Pour décréter que le peuple a « tort » ou « raison », il faut pouvoir se référer à des critères surplombants qui n’existent tout simplement pas : de tels critères renvoient toujours à une opinion personnelle ou à une idéologie qui, telle l’idéologie des droits de l’homme, cherche à placer l’exercice de la démocratie sous conditions. Comme tout autre vote, un référendum n’a pas pour but de dire où est la vérité, mais de révéler ce que pensent les gens. On ne fait pas voter les citoyens pour se prononcer sur la valeur de vérité de la théorie de Darwin ou des décisions du concile de Trente, mais pour savoir ce qu’ils pensent politiquement !

    La démocratie est un régime qui se fonde sur la souveraineté du peuple, ce qui signifie qu’un pouvoir, pour être légitime, doit pouvoir recueillir l’approbation ou le consentement des citoyens. Mais la démocratie est aussi, et surtout, le seul régime politique qui permet à tous les citoyens d’exprimer leur sentiment sur les questions qui les concernent. C’est donc une erreur de n’y voir qu’un régime fondé sur la « loi du nombre ». Le suffrage universel n’est en réalité qu’une technique permettant de révéler des préférences. La notion-clef en démocratie n’est pas le suffrage, mais la participation.

    En France, pareillement, le Front national – pour ne citer que lui – assure vouloir redonner la parole au peuple. Et ces jours-ci, on manifestait à Paris pour exiger un référendum sur l’immigration. Est-ce forcément une bonne idée ?

    Redonner la parole au peuple est toujours une bonne chose. Surtout lorsque l’on sait qu’il n’a jamais été appelé à s’exprimer sur la plupart des transformations de société qui ont le plus affecté son existence quotidienne, qu’il s’agisse de l’immigration, de la construction européenne, du « mariage pour tous », etc.

    Le référendum est en outre une procédure relevant de la démocratie directe, c’est-à-dire de cette démocratie participative qui est aujourd’hui la seule susceptible de corriger les défauts d’une démocratie représentative qui ne représente plus rien. Plus une démocratie est représentative, moins elle est démocratique, disait très justement Carl Schmitt : dans une démocratie représentative, le peuple abandonne en effet sa souveraineté à ses représentants.

    C’est ce qu’avait également observé Rousseau. Surtout quand il est issu de l’initiative populaire, comme en Suisse, le référendum est de nature à corriger une crise de la représentation née de la confiscation de la décision par la Nouvelle Classe politico-médiatique. Cela dit, le référendum n’est pas une panacée : quand le peuple s’est exprimé par voie de référendum, ce qui compte, c’est ce qui vient après, en l’occurrence la façon dont l’opinion révélée par le vote se transpose ou non dans la réalité. C’est là en général que les difficultés commencent.

    Il faut aussi que la question soumise au référendum soit bien formulée. Pour porter un jugement sur la démarche de ceux qui déclarent « vouloir un référendum sur l’immigration », j’attendrai de connaître le libellé de la question qu’ils voudraient voir posée.

    Pour expliquer son opposition à la demande de la Crimée d’obtenir son rattachement à la Russie, Laurent Fabius a doctement déclaré « qu’en droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières ». « Imaginez un département de France qui demande son indépendance ! », a-t-il ajouté. Qu’en pensez-vous ?

  • Politique,  vidéo

    Pour la démocratie Directe: Oskar Freysinger parle du cas Suisse.(vidéo)

    En France, seuls les patriotes sont pour la démocratie directe. C’est l’une des conditions pour que les Français recouvrent la souveraineté que l’UMPS leur a supprimé.
    La Suisse est un exemple de démocratie directe. Dans la vidéo qui suit, Oskar Freysinger, membre de l’UDC, parle à l’occasion des assises de l’Islamisation du système politique Suisse.

    Extrait des Assises de l’islamisation

    Durée: 6mn

    Vous les Français, tous les 5 ans vous donnez un chèque en blanc, et après il faut essuyer les plâtres !


    Oskar Freysinger sur la démocratie directe par Contribuables

    Un entretien donné par Oskar Freysinger à Alain Bournazel du Rassemblement pour l’Indépendance de la France

    Durée: 34 mn

  • Politique,  vidéo

    Conférence d’Yvan Blot sur l’oligarchie

    Yvan Blot, est un haut fonctionnaire, homme politique, et écrivain français. Un temps proche du FN, il est passé à l’ump avant d’abandonner tout engagement. Il mobilise aujourd’hui toute son énergie à promouvoir et défendre la démocratie direct. (voir son site). À la lecture de son livre on comprend qu’il serait temps de revenir à une république référendaire et à l’instauration de référendum locaux.


    Conférence d'Yvan Blot sur le pouvoir… par enquete-debat

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