• Histoire,  Média-mensonge et propagande

    Trump et Twitter : a-t-on encore le droit de faire des comparaisons avec les années 30 après le point Godwin ?

    Sur France Culture un petit chroniqueur de rien du tout qui se croit écrivain fait des raccourcis douteux entre Trump et Hitler, mais aussi entre l’irruption de quelques trumpistes non-armés au sein du Capitole de Washington et l’incendie du Reichstag.

    Encore un preuve de l’incurie intellectuelle du service public.

    C’est navrant, extrêmement dangereux et c’est avec votre argent.


    Source : France Culture

    Nous sommes en tout cas moins d’une semaine après ce qui ressemble le plus, dans tout ce qu’on a pu voir depuis bientôt un siècle, à l’incendie du Reichstag, et sur les réseaux on ne parle quasiment plus que de cet autre putsch qui a consisté à bannir Trump de Twitter.

    L’opinion éclairée et ses défaites

    L’humeur du moment, sordide, sur le Twitter francophone, de François Ruffin à Peggy Sastre, est à la défense, intransigeante, absolue, de la liberté d’expression.
    On voit même réapparaître cette désolante citation apocryphe de Voltaire : « je ne suis pas d’accord avec ce que vous pensez mais je me battrai à mort pour que vous puissiez le dire ».
    Ce qui donne, actualisé : « je ne suis pas d’accord avec votre tentative de coup d’état fasciste mais je me battrai à mort pour que vous puissiez l’organiser quand même ».

    L’opinion éclairée, la même que n’a vu venir ni Trump, ni le 6 janvier 2021, et qui n’a pour elle que la fragile victoire de Biden, continue à vouloir descendre dans l’arène, et à défier les fascistes à la loyale — comme si on pouvait encore se permettre d’autres défaites.

    Est-ce que ce n’était pas, déjà, le projet de certains, en 1933 : faire que le parti nazi, en perte de vitesse, se ridiculise définitivement dans l’exercice du pouvoir — ce qui s’est produit, bien sûr, mais cela aura quand même pris 12 ans et 50 millions de morts.

  • Politique

    Le sociologue Olivier Galland : « Les ressorts de la radicalité religieuse sont d’abord culturels. Les facteurs socio-économiques jouent très peu »

    « 80% des jeunes musulmans qu’on a interrogés considèrent que la religion a raison contre la science. (…) Beaucoup nous ont dit : « il n’y a qu’une seule religion, c’est l’islam ». (…) Il ne faut pas étudier ces populations exclusivement d’un point de vue victimaire et avec un point de vue de discriminations »

  • Culture, idées, Média...,  Politique

    Adapter Orwell au cinéma et en BD (5/5) avec Christian Authier et Benjamin Roure

    On peut se demander ce qu’Orwell aurait pensé des adaptations de ses œuvres, lui qui s’est intéressé aux productions des cultures de masse, à une époque où peu d’intellectuels s’y risquaient. Analyse des adaptations cinématographiques et BD de George Orwell et de l’influence esthétique de « 1984 ».

    avec : Christian Authier, romancier, essayiste, auteur d’un article paru dans Le Magazine Littéraire sur Orwell au cinéma
    Et Benjamin Roure, critique de bande dessinée et rédacteur en chef du site BoDoï

    George Orwell, quoique passé par la très chic public school d’Eton, où il a frayé avec les garçons de la haute bourgeoisie, promis à un grand avenir dans la société de classes qu’était alors la GB, n’appartenait pas à ce milieu. C’était un boursier, fils de petit fonctionnaire colonial. Il n’est pas passé par Oxford ou Cambridge,

  • Culture, idées, Média...

    Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? (3/5) avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

    avec : Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du quotidien Libération et auteur, l’an dernier, d’une tribune titrée « Souverainistes et libéraux, laissez George Orwell en paix ! » adressée notamment au Comité Orwell
    Et Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro et l’un des co-fondateurs avec Natacha Polony du Comité Orwell, aujourd’hui nommé Les Orwelliens

    Politiquement, George Orwell était un homme résolument de gauche. Sa pensée et ses interrogations se retrouvent aujourd’hui au coeur de réflexions politiquement plus diverses, à l’instar de la création du comité ‘Les Orwelliens’. Débat sur l’appropriation et la subjectivité politique.
    Politiquement, cela ne souffre pas le moindre doute, George Orwell était socialiste. Dans sa Note autobiographique de 1940, il écrit « J’ai été membre un temps de l’Independant Labour Party. […] Par conviction personnelle, je suis résolument de gauche. »

    Mais le socialisme selon Saint George Orwell n’a cessé d’exaspérer la gauche britannique. Dès la guerre d’Espagne, à laquelle il prend dans les rangs du POUM, il se fait remarquer.

  • Culture, idées, Média...,  Média-mensonge et propagande

    Mobilités et inégalités : la nouvelle lutte des places (France Culture)

    Des extraits de l’émission bavarde de France culture: « Mobilités et inégalités : la nouvelle lutte des places.

    1er extrait

    Michel Lussault : « Je crois que ce qu’il faut casser c’est le « chez nous » et le « pas chez nous » (…) « Pourquoi les calaisiens anti-migrants n’ont pas compris qu’ils avaient des intérêts avec les migrants? »

    [audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/1calais.mp3]

    2ème extrait

    Lamia Missaoui (…) « La Mondialisation, elle arrange beaucoup les migrants (…) ce lien très fort entre les transmigrants pauvres et les multinationales, se retrouve, se croise dans ce désir de mondialisation qui permet aux frontières de s’effondrer, de s’effacer, et aux États-Nations d’être encore moins puissants qu’ils ne l’ont jamais été. Peut-être que les États-Nations continuent à courir derrière leur puissance et ils sont mis à mal de façon irrémédiable par les transmigrations »

    [audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/2etatsnation.mp3]

    3ème extrait:

    Lamia Missaoui (…) Le migrant nous propose de ne pas nous endormir sur nos lauriers du bien-être sédentaire, il nous propose quelque chose d’autre qui est probablement de l’ordre d’une capacité à nous sortir de ces crises multiples dans lesquelles nous sommes constamment ramenés; et la pire des crises probablement c’est celle du retour identitaire

    [audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/3criseidentitaire
    .mp3]

    4ème extrait

    Michel Lussault : Les Hyperlieux font exploser les États-Nations. Les États-Nations ne veulent pas le reconnaitre; nous sommes dans un moment de réaffirmation postiche des États-Nations, ça n’est pas un hasard si des gens comme Trump, le mot postiche s’applique bien à lui y compris à sa chevelure, si ces acteurs là sont aujourd’hui des acteurs dominants parce qu’ils nous proposent un postiche qui est celui de l’État-Nation; un leurre qui vient dire à ceux qui sont piégés par leur sédentarité: « Nous allons vous proposer une ré-assurance d’enracinement »… mais c’est un mensonge…. On ne sortira pas de la crise les personnes piégées par leur sédentarité par un ré-enracinement identitaire, au contraire on précipitera leur crise.

    [audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/4enracinement
    .mp3]

    5ème extrait

    Lamia Missaoui Les nouvelles technologies permettent à l’étranger d’être constamment connecté avec chez lui, avec sa famille et son pays d’origine et ça rend plus difficile l’idée qu’on puisse le sédentariser quelque part chez nous. (…) Les nouvelles technologies ne facilitent pas ce que nous défendons comme notion d’intégration

    [audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/5nvellestechno.mp3]

    Emission dans son intégralité