• Politique

    Financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007 : l’étau se resserre

    Un expert conclut à l’authenticité d’un document révélé par Mediapart, qui évoque 50 millions d’euros débloqués en décembre 2006 par le régime de Tripoli.

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    C’est un coup de massue pour l’ex-président de la République. Un expert reconnu dans le monde entier pour ses compétences vient de conclure à l’authenticité d’un document explosif révélé en avril 2012 par nos confrères de Mediapart. Quelques semaines avant l’élection présidentielle, le site d’information en ligne avait publié une note issue des archives libyennes, signée de la main de Moussa Koussa, l’ancien chef des services secrets extérieurs libyens. Daté de 2006, ce document « évoquait le déblocage par le régime de Tripoli d’une somme de 50 millions d’euros en faveur de Nicolas Sarkozy à l’occasion de la campagne présidentielle de 2007 », explique Mediapart. La missive était adressée à Bachir Saleh, le directeur de cabinet du général Kadhafi, qui vit aujourd’hui en Afrique-du-sud.

    Un « faux grossier », avait rétorqué Nicolas Sarkozy, avant de déposer plainte pour « faux et usage de faux ». Deux ans et demi plus tard, il semblerait que l’information judiciaire confiée aux juges d’instruction René Cros et Emmanuelle Legrand ait fait un grand pas. Dans un document de 66 pages une nouvelle fois publié par Mediapart, Roger Cozien, expert en informatique, écrit ainsi : « L’ensemble de ces résultats milite très fortement en faveur d’un document physique ayant réellement existé et qui aurait été numérisé, afin de produire une image numérique primaire. » Le spécialiste ajoute : « La très grande cohérence entre l’examen et l’intuition visuelle et sémiotique, d’un côté, et les résultats de l’analyse multi-spectrale, de l’autre, nous incite à privilégier l’option d’un document authentique ayant existé sur support physique.« 

    Le Point

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    Financement présumé de Sarkozy par Kadhafi : ATT entendu comme témoin à Dakar

    L’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré, a été entendu en qualité de témoin le 24 mars à Dakar par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

    L’information est restée secrète pendant près d’une semaine. L’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré (ATT), a été entendu en qualité de témoin le 24 mars à Dakar par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. L’audition a eu lieu en présence de deux juges d’instruction français du tribunal de grande instance de Paris et a duré plusieurs heures. La DIC exécutait ainsi une commission rogatoire de la justice française.

    >> Lire aussi : Sarkozy, Kadhafi et la piste malienne

    Le Mali fut l’un des terrains de jeu préférés de Kadhafi et le premier bénéficiaire de ses investissements en Afrique – environ 250 milliards de F CFA (380 millions d’euros) entre 2002 et 2011. Les juges français veulent vérifier le rôle de Bamako dans d’éventuels versements occultes et soupçonnent certains hommes d’affaires maliens d’être impliqués dans l’affaire.

    Dans le cadre de l’enquête, ils avaient déposé en août 2014 une demande d’entraide judiciaire internationale au ministère de la Justice à Bamako, par le biais de l’ambassade de France. Outre des politiciens et des hommes d’affaires de l’entourage d’ATT, son ancien conseiller Cheick Amadou « Bany » Kanté est cité dans la demande d’entraide.

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    Soupçon de financement libyen de Sarkozy: le fils de Guéant en garde à vue

    Plus de trois semaines après la mise en examen de Claude Guéant, son fils vient à son tour d’être placé en garde à vue, selon une information d’i-Télé, confirmée par des proches de l’enquête.

    S’il ne s’agit pas de l’affaire dite des tableaux flamands, cette garde à vue intervient toujours dans un dossier lié aux soupçons de financement de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de Kadhafi.

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    François Guéant, avocat, a notamment été conseiller technique au cabinet de Rachida Dati, garde des Sceaux, en 2007.

    Le fils de l’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy, entendu depuis lundi matin, est interrogé sur «des mouvements financiers», a précisé une source proche de l’enquête. Sa garde à vue porte sur des faits distincts de la vente des tableaux flamands, a -t-on également précisé.

    Guéant et Bugshan mis en examen

  • Politique

    De Sarkozy à l’Etat islamique

    Communiqué d’Aymeric Chauprade, Député français au Parlement européen, Membre de la Commission des affaires étrangères

    La Tunisie vient d’être frappée par une terrible attaque terroriste qui a fait 19 victimes tuant 2 de nos compatriotes et en blessant 7 autres. Le choix du musée du Bardo à Tunis est sans équivoque : frapper des touristes européens en priorité et en même temps l’extraordinaire patrimoine pré-islamique de la Tunisie. La haine des civilisations, la haine de l’Histoire, se sont exprimées une nouvelle fois de manière impitoyable, comme à Tombouctou, comme à Mossoul.

    Le chef de l’Etat tunisien, Mr Béji Caïd Essebsi a clairement montré du doigt l’une des causes essentielles de cet attentat : l’effondrement du régime de Kadhafi en Libye.

    La Libye est devenue en effet un chaos islamiste, la source principale de déstabilisation pour tous les Etats voisins ou proches, qu’il s’agisse de l’Egypte, de la Tunisie, de l’Algérie, du Mali ou du Niger. L’islamisme radical y prospère, d’AQMI à l’Etat islamique ; l’Etat-nation libyen s’est effondré, et avec lui ses capacités d’exportation gazière et pétrolière.

    Ce matin du 19 mars, sur France Inter, Henri Guaino, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy a reconnu que l’intervention de l’OTAN en Libye, voulue par Sarkozy, avait contribué à installer le chaos dans toute la région. Oui Mr Guaino ! Telle est bien la vérité terrible à entendre à l’UMP ! Nicolas Sarkozy, son ami Bernard Henri-Lévy, et son Ministre des affaires étrangères Alain Juppé, portent tous les trois une responsabilité très lourde dans l’expansion du terrorisme en Afrique du Nord.

    En s’attaquant à des régimes certes imparfaits, celui de Kadhafi en Libye et de Bachar al-Assad en Syrie, aux seules fins de se présenter comme les chantres d’une improbable démocratisation arabe, ces irresponsables ont fait le lit du terrorisme. Et il est désormais possible d’établir un lien de cause à effet entre la décision politique d’engager militairement la France en 2011 en Libye et l’installation de l’Etat islamique dans ce pays en 2015, comme il est possible de faire le même lien en Syrie.

    Un homme qui a commis une erreur politique aussi grave, et qui voulait aussi, tout le monde l’a oublié sauf les décideurs d’Areva, installer des centrales nucléaires dans la Libye post-Khadafi, peut-il sérieusement prétendre redevenir président de la République ?

  • Politique

    Citation du jour: Quand Kadhafi envisageait l’avenir musulman de l’Europe (vidéo 2006)

    « Tout le monde doit devenir musulman. (…) Il y a 50 millions de Musulmans
    en Europe. Il y a des signes qu’Allah va faire triompher l’Islam en Europe —
    sans sabres ni armes ni conquête militaire. Les 50 millions de musulmans
    vont transformer l’Europe en un continent musulman en quelques
    décennies. (…) Allah mobilise la nation musulmane de Turquie. Ce qui
    ajoutera 50 autres millions de musulmans en Europe. C’est fâcheux pour
    l’Europe, comme ça l’est pour les Etats-Unis. Car ils vont devoir accepter de
    devenir Islamiques et suivre le cours de l’histoire ou déclarer la guerre aux
    Musulmans. »


    2006 04 10 – discours de Gagadhafi par Tazda

  • Politique

    Financement de la campagne de Sarkozy : la voix accusatrice de Kadhafi

    Addendum 30/01/14

    Kadhafi – Sarkozy : liaisons dangereuses ? (vidéo)

    Le 16 mars 2011, Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi déclare à la chaîne Euronews : « Que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye ». Trois jours plus tard, la France, le Royaume Uni et les États-Unis lancent les premiers raids aériens contre le Guide libyen.

    En avril 2013, les accusations du sulfureux homme d’affaires libanais Ziad Takieddine déclenchent l’ouverture d’une information judiciaire, les juges français s’intéressent aux soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

    Le journaliste Pascal Henry a enquêté sur les liens politiques et financiers entre la France et la Libye depuis 2003 jusqu’au déclenchement de la guerre le 19 mars 2011. Il révèle comment Mouammar Kadhafi est passé du statut de terroriste infréquentable à celui d’interlocuteur de premier choix.

    Quels intérêts étaient en jeu ? Qui sont les hommes clefs de ce rapprochement ?

    Publié le 28 janvier 2014:

    Le magazine «Pièces à conviction» s’apprête à diffuser un enregistrement audio de 2011, dans lequel le dirigeant libyen assure : «C’est nous qui avons fourni les fonds» à l’ancien président.

    3569154-un-deal-sarkozy-kadhafi-pour-liberer-les-infirmieres-bulgaresFrance 3 diffuse mercredi soir dans son magazine Pièces à conviction un enregistrement audio d’une interview, en mars 2011, de Mouammar Kadhafi qui évoque un financement politique occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy.

    L’ancien dirigeant libyen, tué en octobre 2011, n’apporte pas de preuve à l’appui de cette accusation déjà lancée par plusieurs dignitaires de l’ancien

  • Politique

    L’affaire du financement de Sarkozy par Kadhafi rebondit

    Un livre de Catherine Graciet développe la thèse d’un financement de la campagne de Sarkozy par la Libye.

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    « Sud Ouest Dimanche ». Au terme de votre enquête, quelle est votre conviction sur un éventuel financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi ?

    Catherine Graciet. Beaucoup d’informations vont dans le sens d’un financement occulte. J’ai par exemple recueilli le témoignage de Tahar, un ancien haut responsable des comités révolutionnaires. Il a été présent à deux moments clés de ce financement. Notamment lors de négociations entre Français et Libyens à l’hôtel Corinthia à Tripoli. Il était également à Syrte en décembre 2006 lorsque, dit-il, Kadhafi a donné l’ordre d’acheminer l’argent.

    J’ai pu recouper ces éléments auprès d’une autre filière libyenne qui n’a aucun lien avec le premier témoin. La clé des preuves réside dans une vidéo de la réunion de l’hôtel Corinthia où l’on voit trois Français (dont un homme politique qui a changé de discours fin 2006) en train de discuter de l’acheminement de l’argent. J’ai également pu recouper des

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