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    Citation de la semaine: Jean Baudrillard et le discours politique.

    Le sociologue Jean Baudrillard écrivait dans Libération en mai 1997 :

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    « La vraie question devient alors : ne peut-on plus l’ “ouvrir” de quelque façon, proférer quoi que ce soit d’insolite, d’insolent, d’hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d’extrême droite (ce qui est, il faut bien le dire, un hommage rendu à l’extrême droite) ? […]  Comme le disait très bien Bruno Latour dans le Monde, le seul discours politique en France, aujourd’hui, est celui de Le Pen. Tous les autres sont des discours moraux et pédagogiques, discours d’instituteurs et de donneurs de leçons, de gestionnaires et de programmateurs. »

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    Immigration : Le Quebec aurait-il peur de devenir comme la France ?

    La ministre de l’Immigration, Diane De Courcy, s’interroge et s’inquiète tout à la fois sur l’échec relatif de la francisation des immigrants.

    Elle reconnait que sur plus de 50 000 immigrants qui arrivent chaque année, 12 000 d’entre eux ne peuvent dire un mot de français à leur descente d’avion et que 5 000 d’entre eux ne s’inscriront à aucun cours de français.

    Ce qui signifie, reconnait la ministre, que le Québec «échappe ainsi, année après année, quelque 40 % des nouveaux arrivants non francophones.»

    Que doit-on conclure de ces faits?

    D’abord, qu’il est légitime de penser que ces immigrants non francophones et non francisés, ou s’intègrent à la communauté anglophone, ou s’enferment dans un ghetto.

    Ensuite, qu’il est tout aussi légitime de conclure que la capacité d’intégration de la société québécoise n’est pas d’un niveau suffisamment élevé en regard du nombre d’immigrants qui arrivent chaque année, puisque plusieurs milliers des nouveaux-venus échappent, chaque année, à toute francisation.

    Enfin, ce qui découle de ces faits, c’est la pertinence de remettre en cause le seuil maximal d’immigrants reçus depuis 2008, soit 55 000 par année.

    En 2008, rappelons-nous, alors que libéraux et péquistes s’entendaient comme larrons en foire pour juger tout à fait raisonnable d’accueillir 55 000 immigrants chaque année (10 000 de plus), Mario Dumont, lui, trouvait imprudent et irresponsable de rehausser le seuil à un tel niveau; 45 000, c’était même déjà trop à ses yeux.

    Mario Dumont et l’Action Démocratique du Québec (ADQ) furent alors accusés de nourrir des préjugés contre les immigrants.Maka Kotto, du Parti québécois, traita même Mario Dumont de «lepeniste» (Le Pen étant le chef du Front National, parti français d’extrême-droite). Bref, Mario Dumont fut cloué au pilori pour avoir osé remettre en question et jugé trop élevé le seuil d’immigration.

    Pourtant, la question est on ne plus pertinente et légitime. Se pourrait-il que notre incapacité à bien intégrer les immigrants ne soit pas seulement liée à l’insuffisance de ressources et de moyens, mais aussi au fait qu’il en arrive TROP à chaque année?

    Se poser une telle question n’a rien à voir avec le racisme, la xénophobie ou le «lepenisme».

    Regardons ce qui se passe en Europe. Tous les pays se sont ouverts à une immigration massive plus ou moins contrôlée.

    En France, ce sont 200 000 personnes qui arrivent chaque année. Et c’est sans compter les illégaux.

    Vous rendez-vous compte : en cinq ans, c’est un million qui débarque.

    Et tous ces pays se sont englués dans le multiculturalisme. Avec comme conséquence, le communautarisme, c’est-à-dire des communautés culturelles, ethnico-religieuses, repliées sur elles-mêmes.