• Économie, Écologie...

    Philippe Béchade : « Plus personne ne nie que c’est la Fed qui tire les marchés depuis le début »

    « Des cours qui montent et des prix qui mentent. On vit dans un mensonge et c’est ça qui m’est insupportable ».

    Sur l’Irlande :

    « C’est un scandale absolu…l’Irlande a obtenu 28 milliards d’euros pour renflouer ses banques. Comment les a-t-elle obtenus ? En faisant un chantage au risque systémique. Et la BCE a cédé… » L’origine du problème étant le dumping fiscal que pratique l’Irlande, « en quelque sorte, en donnant 28 milliards à l’Irlande, la BCE sponsorise, à l’intérieur même de l’Europe, un dumping fiscal qui s’exerce au détriment de la France, de l’Espagne, de l’Italie, etc. C’est incroyable ! »

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  • Économie, Écologie...,  Fil Info

    Peugeot : l’intervention de l’État fait plonger l’action

    Le gouvernement envisage de sauver la banque PSA ( hé oui le groupe peugeot c’est aussi une banque d’affaire) en échange d’une révision du plan de licenciement prévu dans la filière automobile. Un projet qui risque de faire plus de mal que de bien.  Non seulement le plan de l’État ne va pas plaire aux marchés mais aussi à l’Europe.

    Lire l’article du Figaro

    (…) Mais le titre est très vite repassé dans le rouge (-7% à 10H30) au plus bas depuis 26 ans. Les mesures qui accompagnent cette aide destinée à éviter une dégradation par les agences de notation de la note de l’établissement financier dispensateur de crédit au sein de Peugeot n’ont rien de très réjouissant. La première d’entre elle concerne la non distribution de dividende aux actionnaires pendant toute la durée du plan.

    «Il a été décidé, pendant la période de la garantie de l’État, de ne pas procéder à des distributions de dividendes ou à des rachats d’actions, et de ne pas attribuer aux membres du directoire d’options de souscription ou d’achat d’actions ni d’actions gratuites», a indiqué le constructeur automobile dans un communiqué.

    L’autre condition est la nomination de deux administrateurs, un représentant de l’État et un des pouvoirs publics. Ceci signifie que l’État compte bien influer sur la gouvernance du groupe, en s’opposant notamment aux nécessaires mesures de restructuration qui s’imposent, notamment en matière de fermeture de sites de production.

    Cet hypothèque risque surtout de peser sur les négociations en cours avec General Motors qui vont reprendre aujourd’hui. En Allemagne, certains responsables politiques songent déjà à déposer un recours à Bruxelles pour s’opposer à l’intervention de l’État français chez Peugeot, qui pourrait avoir pour conséquence un maintien artificiel des sites de production en grande difficulté. Cela, alors que l’Europe a au contraire besoin de réduire ses capacités de production.

     

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  • Économie, Écologie...,  vidéo

    Olivier Delamarche : « Il y a un déni généralisé de la crise »(vidéo)

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 16 octobre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

    « Le marché est drogué par les liquidités. C’est de la drogue pure et dure. »

    « Les Américains et les Européens ne peuvent pas se désendetter. Leurs revenus n’augmentent pas, si vous voulez avoir de la consommation, il faut continuer à endetter les gens mais il y a une limite à ce système. »

     

  • Économie, Écologie...,  Fil Info

    Que se passe-t-il vraiment sur les marchés financiers ?

    ▪ Commençons par un exercice de pensée cynique. C’est réellement la conclusion de ce qui se passe au final sur les marchés financiers. Et la conclusion est celle-ci : la valeur des actifs financiers et des monnaies est délibérément rabaissée afin de transférer la richesse de la majorité des gens vers un petit groupe d’élites mondialisées.

    Cela semble fou n’est-ce pas ? Voire loufoque, peut-être ? Nous y reviendrons plus loin. Mais d’abord…

    Le résultat classique des phases de forte hausse suivies de phases d’effondrement du crédit est de transférer la propriété de biens immobiliers et d’entreprises productives de la majorité des gens vers quelques initiés. Dans notre exercice de pensée, la Réserve fédérale existe pour que cela arrive d’une façon qui n’attire pas l’attention du public sur ce qui se passe réellement. Les initiés — ou toute personne qui sait comment ces choses fonctionnent — vendent au public lors de la phase d’engouement. La phase de panique puis le krach arrivent lorsque le public se rend compte que tout est déjà joué.

    Lors de ces phases de fort recul, les prix s’effondrent et la liquidité disparaît. Les biens immobiliers et le cours des actions d’entreprises réelles sont au plus bas. Si votre argent n’a pas été réduit à néant par le krach, tous les bons actifs peuvent à ce moment être achetés à un prix compétitif. Le résultat final est que la classe moyenne finit plus pauvre et que les élites politiques/financières finissent par posséder toutes les bonnes affaires.

    ▪ L’avènement du féodalisme moderne