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    La Loi « Duflot » est inapplicable dans les temps.

    Le nouveau dispositif d’incitation locatif contraint les investisseurs à baisser de 20% leur loyer, par rapport aux prix du marché. Pour Guy Naflizan, patron de Kaufman & Broad, ce dispositif est tout simplement inapplicable à partir du 1er janvier 2013 !

    « Comment voulez-vous que nous arrivions à faire baisser les coûts de construction d’ici 2013? Ces coûts augmentent car les normes changent constamment ».

    « Les terrains que nous avons en portefeuille sont au prix du marché. Il faudrait donc que nous entrions en renégociations avec nos propriétaires fonciers pour baisser leur prix de 20%, ce qui s’annonce difficile ».

    A lire aussi :

    Logement : la gauche casse le marché. Un entretien de Jean-François Buet président de la Fnaim au journal Valeurs Actuelles.

    Baisse du nombre de transactions et des prix : comment jugez-vous le marché immobilier ?

    Jean-François Buet président de la Fnaim
    La chute des volumes est plus inquiétante que celle des prix. Nous avions annoncé un repli de 20 % des transactions sur l’année. Dans certains endroits, la baisse pourrait être supérieure. La fin du prêt à taux zéro en début d’année, qui permettait à de nombreux ménages à revenus modestes de devenir propriétaires, explique en partie le ralentissement de l’activité. C’est aussi la conséquence du nouveau régime de fiscalité sur les plus-values au 1er février, qui dissuade les bailleurs de mettre en vente leur résidence secondaire ou leurs biens locatifs. Avec la situation économique et financière, les acheteurs et les vendeurs sont très attentistes.

    Laurent Vimont président de Century 21
    Auparavant, les cycles immobiliers étaient de dix ans, aujourd’hui, ils sont de trois ou six mois. Dès que les prix atteignent des plus hauts, les volumes se grippent, puis les prix redescendent. Le marché de l’ancien est de plus en plus volatil. En 2011, il y a eu 850 000 ventes dans l’ancien. Cette année, il y en aura environ 700 000. Principales victimes, les primo-accédants, qui ne peuvent pas mobiliser l’apport exigé par les banques ; la part des jeunes acquéreurs de moins de 30 ans a baissé de 30 % dans nos statistiques.

    La baisse des taux d’intérêt, qui a d’ailleurs surpris les économistes, ne suffit plus à soutenir le marché ?

    Jean-François Buet
    Les taux sont bas mais les volumes de financement accordés par les banques diminuent. Les établissements financiers sont très frileux. La baisse des taux profite essentiellement à des investisseurs qui arbitrent leurs valeurs mobilières, par exemple en clôturant leur contrat d’assurance vie pour investir dans l’immobilier, généralement dans de petits logements qu’ils mettront en location. Dans une conjoncture financière difficile, la pierre reste une valeur refuge.

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