• Politique

    Quand les socialistes défendaient le peuple…

    Entretien avec Alain de Benoist

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    Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque (Pardès). Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?

    Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur des Réflexions sur la violence et des Illusions du progrès. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la « société des producteurs », n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à « l’action directe » (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue Clarté, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à La Révolution prolétarienne de Pierre Monatte.

    Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?

    En janvier 1905, le « règlement » de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) – Parti socialiste de l’époque – se présentait comme un « parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat ». Allez donc demander aujourd’hui aux travailleurs de PSA, de Florange ou d’ArcelorMittal ce qu’ils pensent du « socialisme » de Hollande !

    Qu’un dirigeant du PS, en l’occurrence Dominique Strauss-Kahn, ait pu être appelé à la direction du Fonds monétaire international (FMI) pour y mettre en œuvre la même politique que pratique aujourd’hui Christine Lagarde était déjà tout un symbole. Et maintenant ? Ni le mariage homosexuel, ni la légalisation du cannabis, ni la lutte pour la parité (sauf dans le mariage !), ni l’immigration incontrôlée, ni l’abolition des frontières, ni même la défense des « droits de l’homme » (dont Marx avait fait une critique impitoyable) ne sont évidemment des mesures « socialistes ». Ce sont des mesures libérales, censées répondre aux caprices et aux désirs individuels. Devenu un parti social-libéral – de plus en plus libéral et de moins en moins social –, le PS ne conçoit plus la société que comme une addition d’individus. C’est pour cela que le gouvernement actuel, privilégiant le sociétal au détriment du social, a choisi de faire diversion en cachant les cinq millions de chômeurs derrière le mariage pour tous.

    Le bilan social-défaitiste de François Hollande est évident dans tous les domaines. De

  • Économie, Écologie...

    2012, année noire pour les ventes de voitures en France

    L’an dernier, le marché a reculé de 13,9%. PSA accuse une chute de 17,5% et Renault de 22,1%. Il faut remonter 1997 pour trouver un niveau aussi bas.

    Pour le marché auto français, le millésime 2012 restera à marquer d’une pierre… noire. Les immatriculations de voitures neuves ont dégringolé de 13,9% en France l’an dernier pour passer sous la barre de 1,9 million, au plus bas depuis 1997, a annoncé mercredi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

    Les immatriculations ont dégringolé l’an dernier de 13,9%, en données brutes, mais aussi à nombre de jours ouvrables comparables, pour revenir à 1,899 million d’unités précisément. Les constructeurs français sont les plus touchés. Si leur part de marché se maintient au dessus de 50%, les immatriculations de PSA Peugeot Citroën ont chuté de 17,5% et celles de Renault (marques Renault et Dacia) de 22,1% en données brutes, selon le CCFA ( voir le document ici ). Sur le seul mois de décembre, les ventes ont chuté de 14,6%, avec une baisse de 14,2% pour PSA et de 27,1% pour Renault

    Chute inquiétante

    Les marques étrangères chutent elles aussi mais de façon moins marquée (-6,7%), notamment le numéro un européen, le groupe allemand Volkswagen, qui a limité la casse (-5,1%). « Toutes les marques généralistes reculent, tandis que celles haut de gamme se maintiennent », a déclaré à l’AFP un porte-parole du CCFA. Les marques américaine Ford, allemande Opel (propriété de l’américain General Motors), espagnole Seat (groupe Volkswagen) et italienne Fiat font partie des plus fortes baisses. A l’inverse, les marques allemandes haut de gamme Audi, BMW et Mercedes-Benz progressent, de même que le groupe sud-coréen Hyundai-Kia dont les ventes se sont envolées de 28,2%

    « La chute des ventes de véhicules utilitaires légers et des camions est très inquiétante car elle montre un ralentissement de l’économie », a-t-il ajouté. Sur l’année, le marché des véhicules utilitaires légers (VUL) a reculé de 10,5% et celui des camions de 8,4%.

    Le mois de décembre a lui aussi été mauvais. Les immatriculations de voitures neuves ont chuté de 14,6%, à 160.426 unités en données brutes, et de 6 % à nombre de jours ouvrables comparable, avec une baisse de 14,2% pour PSA et de 27,1% pour Renault. Et l’avenir reste sombre pour le CCFA qui « s’attend à un marché 2013 au mieux comme celui de 2012 ».

    LES ECHOS
  • Économie, Écologie...

    La production de Renault et PSA Peugeot Citroën en France s’écroule

    La production de Renault et PSA en France a encore chuté lourdement au troisième trimestre. Elle a été réduite de moitié par rapport à 2005. Renault ne fabrique plus que 17,5% de ses véhicules dans l’Hexagone.

    Ca ne s’arrange pas! La production  des constructeurs automobiles tricolores en France a encore chuté de 11,6% au troisième trimestre (voitures et utilitaires légers), selon les chiffres du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles). Un plongeon dû à… Renault. Le groupe au losange a diminué ses fabrications de 23,6% à moins de 100.000 unités, après -20%  au deuxième trimestre et  et 12,6% au premier. Carrément. La part de la France dans la production totale de Renault a même atteint au troisème trimestre un point bas historique: elle ne représente plus que 17,5% des volumes globaux! On a les records qu’on peut.

    Dégringolade continue

    PSA Peugeot Citroën, lui, ne réduit sa production hexagonale que de 5,2% sur le troisième trimestre. Il est vrai qu’il avait largement anticipé la crise en la réduisant de 22,4% au deuxième. PSA produisait au troisième trimestre 35% de ses véhicules dans l’Hexagone.

    Au total, la production de Renault et PSA en France aura dégringolé de 13,2% sur les neuf mois, dont -18,2% pour Renault et -11% pour PSA. Aïe! Une vraie catastrophe. Ces chiffres sont d’autant plus mauvais que les constructeurs germaniques ont diminué de 2,8% seulement leur production en  Allemagne (voitures particulières seules) sur onze mois). L’Allemagne produit aujourd’hui presque 3,5 fois plus de véhicules que la France. Certes, les deux groupes automobiles tricolores avaient déjà connu des scores aussi mauvais en 2009. Mais, la production auto en France de Renault et PSA a globalement été divisée par deux… par rapport à 2005!

    Production totale en recul

  • Fil Info

    PSA – Marine Le Pen demande un « plan national de soutien » à la filière automobile

    La présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé jeudi « un plan national de soutien » à la filière automobile, suggérant que l’État « (monte) au capital de PSA », après que le constructeur a annoncé la suppression de 8 000 emplois en France et l’arrêt de la production dans son usine d’Aulnay (Seine-Saint-Denis) en 2014.

    « L’État doit d’abord s’affranchir des règles ultralibérales de l’Union européenne et mettre immédiatement en place un plan national de soutien à la filière automobile française, comme il avait pu le faire encore dans les années 1980, quitte à monter au capital de PSA », écrit Marine Le Pen dans un communiqué. Cette solution d’une entrée de l’État au capital du constructeur automobile français a été rejetée jeudi par le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin.

    Selon Marine Le Pen, « l’État doit en parallèle se réarmer pour venir au soutien de notre industrie, en la protégeant de la concurrence internationale déloyale. En ce sens il faut se doter des instruments d’un protectionnisme intelligent : droits de douane et quotas d’importation ». « L’immobilisme et la soumission aveugle des élites à des dogmes absurdes ont déjà coûté beaucoup trop cher aux travailleurs français. Il faut maintenant agir énergiquement », déclare-t-elle. Selon Marine Le Pen, le chiffre de 8 000 emplois supprimés « devra être multiplié par 3 ou 4 pour tenir compte des sous-traitants ».

    source Le Point

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