• Économie, Écologie...,  Politique

    Ces salariés low cost venus d’Europe de l’Est (Bulgarie, Roumanie, Slovaquie…)

    Lu sur Challenge

    Autorisé par le droit européen, le recours à des travailleurs dits « détachés » venus de toute l’Europe explose. Au prix de nombreux abus.

    Ne tirez plus sur le plombier polonais : la France, à présent, doit composer avec des maçons bulgares, des cueilleurs roumains ou des chauffeurs de poids lourds slovaques. Des salariés que l’on appelle « détachés », censés travailler pendant quelques semaines ou quelques mois dans un autre pays, en conformité avec la directive européenne sur le détachement. Leur rémunération nette est alignée sur celle de la branche dans laquelle ils travaillent.

    En revanche, leurs cotisations sociales sont versées dans leur pays d’origine. Avec de solides économies à la clé : en 2011, les seules charges patronales se montaient à 38,9% du salaire en France, mais à 6,3% à Chypre… De la main-d’œuvre low cost, comme les centaines de travailleurs (polonais pour la plupart) qui ont été embauchés sur le chantier de l’EPR (centrale nucléaire) à Flamanville. Nombre d’entre eux étaient salariés de la société Atlanco, dont l’une des filiales est basée à Chypre.

    Concurrence faussée

    Ce procédé reste difficilement quantifiable, car il est sous-déclaré. Une chose est certaine, il n’est plus marginal. En 2011, la Direction générale du travail a recensé 145.000 salariés détachés, pour un nombre d’heures équivalant à 21.000 jobs à temps plein (+30% par rapport à l’année précédente). Et elle a estimé à 300.000 le nombre réel de travailleurs détachés. Plusieurs fédérations professionnelles ont alerté les pouvoirs publics. Au

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    CMN à Cherbourg : le recours au travail « low cost »

    Une cinquantaine de travailleurs roumains et lituaniens sont arrivés au CMN pour participer à la constructions des 30 navires pour le Mozambique.

    A en croire la direction du chantier naval cherbourgeois, elle n’aurait pas eu le choix. En effet, pour tenir « coûts et délais » du contrat que CMN a signé avec le Mozambique portant sur 30 navires (24 chalutiers, 6 patrouilleurs), le chantier vient de faire appel à la main d’oeuvre étrangère « low cost » de Roumanie et de Lituanie.

    Treize travailleurs intérimaires roumains sont arrivés sur le chantier la semaine dernière et 40 travailleurs « sous forfait » ont commencé à prendre place dans le chantier ce lundi 4 novembre. Il s’agit pour la plupart de chaudronniers et de soudeurs.

    Sur place, au sein des 350 salariés français des CMN, c’est l’incompréhension et la consternation.

    D’autant plus que le nombre de chaudronniers et soudeurs à la recherche d’un travail dans la région ne manquent pas. Ils seraient, de source syndicale, 90 dans les environs de Cherbourg.
    Par ailleurs, les syndicats confirment que sur les 30 navires commandés par le Mozambique, seuls 8 devraient être fabriqués par les salariés des CMN. Les autres seront construits à Cherbourg ou à l’étranger par des sous-traitants étrangers également « low cost ».

    On est donc loin de l’éloge du « made in Cherbourg » et du « savoir faire français » prôné par le

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    Travailleurs Low Coast : Après avoir licencié 800 personnes il y a 2 semaines, Gad embauche des Roumains

    Pendant que près de 900 salariés de Gad redoutent de perdre leur emplois à Lampaul-Guimiliau, Saint-Martin-des-Champs ou Saint-Nazaire, l’entreprise embauche des intérimaires roumains à Josselin, dans le Morbihan. Une tendance à l’emploi de main d’oeuvre étrangère, de plus en plus forte en France.

    Les agences financent le transport et les logements. La différence se fait sur les charges sociales. Selon un représentant d’une agence d’intérim roumaine joint au téléphone : « Pour un euro de salaire versé, avec les charges patronales cela correspond à 1,8 euros en Roumanie, 2,1 en France ».

     

    (…) France3 Bretagne

     

    Une loi sur le détachement de travailleurs de l’UE

    Le recours à une main d’oeuvre étrangère est rendue possible par une loi de 1996 sur le détachement de travailleurs d’un pays de l’Union européenne vers un autre, mais parfois les agences d’intérims étrangères ne respectent pas totalement le droit du travail.
    Gad SAS à Josselin, emploie ainsi des intérimaires roumains, alors que le groupe est en train de se séparer de plusieurs de ses sites. Ceux de Lampaul-Guimiliau et Saint-Martin-des-Champs dans le Finistère, ainsi que celui de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, avec près de 890 suppressions d’emplois.