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    Quand la Fondation Jean Jaurès (PS) et l’IFOP se servaient des noms d’électeurs « musulmans » pour comprendre le vote FN à Perpignan

    Extrait d’un article Nouvel Observateur

    Au cas par cas, la Cnil peut autoriser le traitement de données dites sensibles, « s’il est justifié par l’intérêt public ». Il a par exemple été reconnu en 2008 dans le cadre d’une enquête statistique intitulée « Trajectoire et origines », mise en œuvre par l’Insee et l’Ined.

    « Prénoms arabo-musulmans » et études

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    Un lecteur a attiré notre attention sur deux études de la Fondation Jean Jaurès, proche du Parti socialiste, menées en partenariat avec l’institut de sondage Ifop. En cause, l’utilisation de « prénoms arabo-musulmans » dans celle intitulée « Perpignan, une ville avant le Front national ? ». Les auteurs y mettent à jour le « clivage ethnique », parmi d’autres déterminants sociaux, dans la structuration du vote :

    « L’électorat d’origine arabo-musulmane s’est largement opposé à la candidature de Louis Aliot lors du vote, alors que ce dernier a réalisé ses meilleurs scores dans les zones plutôt bourgeoises, où Nicolas Sarkozy avait lui-même obtenu de très bons résultats en 2012. »

    Pour mesurer « l’électorat d’origine arabo-musulmane », ils se sont appuyés sur les listes électorales. Leur méthodologie est détaillée à la fin de l’étude :

    « Nous avons dressé un tableau statistique permettant de quantifier le nombre de personnes ayant un prénom d’origine arabo-musulmane dans les différents bureaux de vote à partir de la liste électorale arrêtée au 1er mars 2014. »

    Biais méthodologiques

    Les auteurs adoptent donc une méthode similaire à celle évoquée par Robert Ménard. Mais ils la conduisent de manière plus scientifique, en éliminant par exemple les prénoms séfarades, et en évoquant les biais :

    « Il convient de rappeler bien entendu que toutes les personnes ayant un prénom originaire des mondes arabo-musulmans ne sont pas forcément musulmanes.

    Croire ou pas en Dieu est une opinion personnelle que l’analyse onomastique menée ici ne peut pas et n’a pas à vérifier. […] De même, il est évident que les personnes converties ne sont pas identifiables par une telle méthode. »

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    Robert Ménard: 88 % de noms extra-européens dans certaines écoles de Béziers

    Polémique. Après avoir annoncé qu’il a effectué un recensement des écoliers musulmans dans sa ville de Béziers, Robert Ménard a suscité une vive polémique. Pour répondre à ses détracteurs, Robert Ménard a choisi de se confier à Valeursactuelles.com. Confession.

    VA. Comment êtes-vous arrivé au chiffre de 64,6% d’élèves musulmans à Béziers ?

    Très simplement. Il existe dans toutes les mairies de France un listing des élèves des écoles maternelles et primaires. A la faveur de réunions sur la rentrée scolaire, j’ai vu passer ce listing. J’ai eu la curiosité de le parcourir. Le nombre considérable de noms à consonance non-européenne m’a surpris. Durant toute la campagne électorale de 2014, j’avais affirmé sur la foi d’informations parcellaires, qu’il devait y avoir 30 % d’enfants musulmans dans les écoles de Béziers. Ce que je découvrais avec ce listing m’a incité à faire un calcul rapide. Je ne prétends pas à l’exactitude. Mais à peu de choses près, c’est ce que j’ai trouvé, avec des pointes à 88 % dans certaines écoles. Du reste, il suffit à n’importe qui de faire la sortie de ces écoles pour se faire une opinion. Sans listing et sans calculette…

    Je suis certain que de nombreux autres maires font la même chose que moi. Mais eux ne le disent pas. Je ne suis pas un politicien professionnel. Je n’ai pas de carrière à ménager. Je ne supporte plus ce sas de décompression entre les institutionnels, « ceux qui savent », et le peuple. En haut lieu, on sait. Et les Français n’en ont pas le droit ?

    (…) Valeurs Actuelles

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    Statistiques ethniques: Quand sarkozy mettait en place le système de fichage ethnique « Base élève » au sein de l’éducation nationale

    Depuis 2007 le système de fichage informatique « Base élève » est en place au sein de l’éducation nationale. Son but est de permettre le recensement des élèves de la maternelle à la fin du primaire.
    Les maires ont la charge de coordonner tous les fichiers informatiques et de les partager avec le président du département, le préfet, l’inspecteur d’académie, le directeurs de l’établissement et le directeur de la caisse d’allocation familiale.
    Dés son origine « Base élève » a été vivement critiqué et à fait l’objet de vives polémiques.
    Les fiches de renseignement devaient en effet contenir des informations sur la nationalité, les origines ethniques, la date d’entrée en France des enfants scolarisés dans la commune. Des conditions jugées néfastes et dangereuses par de nombreux syndicats et des associations de parents d’élèves.

    sarkozy-education-ecole-bilanTrès vite certain se sont réunis en  collectif et ont mené la bataille pour faire reculer le gouvernement de l’époque.
    Face à l’hostilité grandissante, Xavier Darcos, alors ministre de l’Éducation nationale, a donc dû revoir par deux fois les fichiers en les expurgeant de données à caractère personnel (les critères ethniques en 2007) puis en 2008 la profession et la catégorie sociale des parents, la situation familiale, et l’absentéisme signalé.

    Le Conseil d’Etat a aussi demandé que d’autres modifications soient apportées : la durée actuelle de conservation des données de 35 ans a par exemple été jugée trop longue.

    Ce fichier, même expurgé, existe toujours. L’indignation contre les propos de Ménard sont donc une nouvelle preuve de l’hypocrisie insondable et machiavélique de l’UMPS.


    Plaintes contre Base élèves à Béziers et… par CNRBE


    Lire cet article du Monde datant de 2010.

    Levée de boucliers contre le fichier « base élèves 1er degré »

    Après de premiers incidents, fin juin, la FCPE, la plus importante association de parents d’élèves, tout comme le Syndicat national des professeurs d’école (Snuipp), et, enfin, début juillet, le bureau national de la Ligue des droits de l’homme (LDH), ont réclamé l' »arrêt total » du fichier « base élèves 1er degré » (BE1D), qui doit être installé dans toutes les écoles, publiques comme privées, d’ici à septembre 2009.

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    En cause : la pertinence de certaines données sensibles – comme la nationalité de l’élève, le pays d’origine et la date d’entrée en France – ou le risque de voir des éléments de la scolarité (absentéisme, suivi des élèves en difficultés) être utilisés à d’autres fins que la gestion des effectifs et le « pilotage pédagogique ».

    La création de ce fichier a souffert d’une transparence à géométrie variable. Il a fallu

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    Le fichier ethnique des employés de la mairie UMP-UDI de Perpignan

    (..) Dans un communiqué, Mohamed Bellebou, conseiller municipal et communautaire du Rassemblement Bleu Marine de Perpignan et président de l’association France-Harkis, et Louis Aliot, député européen et conseiller municipal, s’interrogent « sur les indignations sélectives des moralisateurs UMPS qui feraient bien de balayer devant leurs portes ». En l’occurrence, celles de Perpignan.

    Ainsi, ces élus demandent « que toute la lumière soit faite sur le fichier ethnique des employés de la mairie de Perpignan UMP-UDI ». Un dossier vieux de dix ans qui renvoie à une interview de Jean-Paul Alduy, publiée dans L’Indépendant du 23 juin 2005 dans laquelle le maire de l’époque entendait balayer les critiques de favoritisme, chiffres à l’appui.

    JPA avait alors précisé le nombre de fonctionnaires français d’origines gitane (80) et

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    Quand Jean-Marc Ayrault fichait tous les SDF de la ville de Nantes

    Le Point.fr publie un listing informatisé qui prouve qu’en 2006 tous les SDF de la ville de Jean-Marc Ayrault ont été illégalement fichés.

    Olivier consomme de l’alcool, consomme des drogues (dures et douces). Il a effectué une cure de désintoxication. Il a eu plusieurs problèmes avec la justice. Il a été condamné à 6 mois de prison ferme le 9 novembre 2005 à la suite d’une agression sur un ancien gardien d’immeuble.

    Nom, prénom, date de naissance, surnom, antécédents judiciaires, toxicomanie, alcoolisme, fumant ou non du cannabis, vivant ou non en squat, problèmes psychiatriques… Le Point.fr a eu accès à un fichier illégal constitué par la mairie de Nantes sur ses SDF du temps où Jean-Marc Ayrault était maire de la ville. Il s’agit d’un document informatisé datant de 2006 et comprenant 129 noms. Les habitudes de chaque SDF sont consignées jusqu’aux moindres détails, même les plus intimes, y compris les relations homosexuelles.

    Le Point.fr vous propose de consulter deux de ces fiches individuelles: cliquez sur les liens pour découvrir la première et la deuxième. La rubrique « CCAS », pour centre communal d’action sociale, laisse supposer que des agents de cette structure ont enfreint le secret professionnel pour nourrir les fiches. De même, il semble que certaines informations sur les antécédents aient été puisées dans les services de police. (…)

    Le Point