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    La « règle d’or » attente à la souveraineté nationale

    Dans le projet d’accord européen du 9 décembre visant à constitutionnaliser l’équilibre budgétaire, il y a les premiers pas du projet d’Europe fédérale voulue par l’UMP, le PS, le Modem et les Verts. C’est l’amorce d’une France gérée par un pouvoir supra-national dont la mission consistera à nous déposséder de notre souveraineté budgétaire, la dernière qui nous reste. car non seulement nous nous apprêtons à voter pour un président marionnette, mais en plus nous devons nous préparer à élire des députés qui n’auront même plus le pouvoir de voter le budget de la Nation… Mais chut, faut pas le dire… les français pourraient mal voter.

    Dans un article en forme d’alerte, Bertrand Renouvin, souligne combien ce traité est dangereux et en profite pour épingler les deux candidats de la caste: le cynisme de Sarkozy qui refuse que ce nouveau traité fasse l’objet d’un référendum, mais aussi le double discours et la fourberie de François Hollande.

    Par Bertrand Renouvin, 13 février 2012

    Marcel Gauchet rappelle que la démocratie ne se définit pas seulement par l’existence des libertés publiques : « …la démocratie, c’est le pouvoir du peuple en termes modernes la souveraineté du peuple, la souveraineté de la nation ».

    Ce principe doit être immédiatement appliqué pour trancher une question qui porte sur les conditions de la souveraineté nationale, telle qu’elle s’exerce par nos représentants élus. Le Conseil européen du 9 décembre 2011 a décidé de mettre en place une nouvelle règle budgétaire aux termes de laquelle « les budgets des administrations publiques sont à l’équilibre ou en excédent… ». Cette règle devra être inscrite dans les constitutions des Etats membres, qui seront soumis à un « mécanisme de correction automatique », établi par la Commission et le Conseil européen selon un « programme de partenariat économique détaillant les réformes structurelles nécessaires pour assurer une correction véritablement durable des déficits excessifs ».

    Il faut apprendre par cœur ces morceaux de langue de bois car les décisions prises en décembre vont avoir des conséquences très concrètes sur nos institutions, sur l’économie nationale et sur les conditions d’existence des habitants de notre pays.

    Si le principe de l’équilibre budgétaire est inscrit dans notre Constitution, le Parlement sera dépossédé du pouvoir, historiquement premier et fondamental, qui consiste, pour chaque représentant de la nation, à voter chaque année la loi de finances. L’article 27 établi que ce vote est personnel et libre puisque « tout mandat impératif est nul ». Dans le projet d’accord européen, les députés et les sénateurs devront obéir aux règles imposées par un organisme – la Commission européenne – qui est extérieur aux institutions françaises et non-élu. L’attentat perpétré contre la souveraineté nationale est évident.

    Dans le projet d’accord européen, le stupide accompagne l’odieux : la « règle d’or » est en elle-même facteur de récession ou de dépression économique,

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