• Politique

    Le testament politique de Marion Maréchal-Le Pen

    Je vous invite fortement à Lire l’article dans son intégralité.

    (…)

    Vous prenez à rebrousse-poil les discours de femmes politiques qui se plaignent du sexisme…
    J’ai toujours refusé de jouer les victimes. À une certaine époque, les gens s’enorgueillissaient d’être des héros, aujourd’hui ils se félicitent d’être des victimes ! Je trouve délétère cette victimisation permanente eu égard à son sexe, à son handicap, à son origine. Je n’ai jamais voulu jouer de ma féminité comme d’un handicap, je n’ai jamais été victime de misogynie, je le dis franchement, au contraire, cette féminité a été un atout. J’ai toujours trouvé cela très paradoxal que les femmes, surtout à gauche, disons-le, s’enferment dans cet élan victimaire pour pouvoir justifier certaines erreurs ou certaines carences.

    François Fillon s’adressait à la droite traditionnelle, Marine Le Pen a séduit les classes populaires. Tous deux ont perdu cette élection présidentielle. Est-il possible de réconcilier ces deux électorats ?

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    Ivan Rioufol envisage « l’union des droites pour éviter l’échec » (Le Figaro)

    Ivan Rioufol

    Les sondages s’affolent, comme un sismographe devant l’imminence d’un tremblement de terre. Celui que publie Le Figaro, ce lundi, donne 27% des intentions de vote au premier tour à Marine Le Pen, contre 25% à Emmanuel Macron et 20% à François Fillon. Ces chiffres bougeront encore, tant la présidentielle est imprévisible. Personnellement, je ne crois pas à la solidité du phénomène Macron, que je persiste à voir comme un produit de com’ archaïque et creux. Le soutien que le leader d’En Marche ! a d’ailleurs reçu, ce week-end, de Daniel Cohn-Bendit, 71 ans, – après ceux d’Alain Minc, Pierre Bergé, Jacques Attali, François Bayrou, etc. – confirme l’enracinement de son mouvement dans les vieilles idées post-soixante-huitardes, rejetées par une réaction de fond. Macron est le candidat présentable de ce monde ancien, celui du cheap et du faux, qui entend vendre chèrement sa peau. La propagande officielle qui le porte est celle des relativistes qui veulent poursuivre et accélérer l’effacement de la nation et de sa culture au profit d’un société ouverte et multiculturaliste. « Macron séduit non pas par le fond de ses convictions qui ne sont que la reproduction d’une histoire souvent aux abois mais par le mirage de fraîcheur qu’il suscite », analyse Arnaud Benedetti, spécialiste en communication (1). En fait, le gentil Macron se propose bel et bien de larguer la France millénaire au nom d’une modernité irréfléchie. Sa vision de la société post-nationale s’oppose à ceux qui estiment urgent, au contraire, de mettre un frein à ce suicide identitaire, perçu comme tel par de très nombreux électeurs affolés par la légèreté des « élites ».

    Reste que l’affaiblissement de Fillon, s’il devait se confirmer, oblige les droites à examiner dès à présent l’hypothèse interdite de leur rapprochement.