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    Stains (93) : machettes, tirs, les enseignants du lycée Utrillo exercent leur droit de retrait

    Des enseignants du lycée Maurice-Utrillo de Stains, en Seine-Saint-Denis, ont annoncé vouloir exercer leur droit de retrait hier, selon une information de Franceinfo. Ce matin, France inter rappelle également la décision des enseignants, désemparés face à la violence qui a lieu autour de l’établissement. Aujourd’hui, une équipe du rectorat doit rencontrer le personnel du lycée, réunit en assemblée générale.

    Dans ce lycée de Seine-Saint-Denis les incidents sont de plus en plus fréquentes et le personnel décrit des scènes souvent d’une grande violence. Déjà, en mars dernier un élève de 15 ans s’était fait agresser à coups de marteau par une bande de jeunes. La conseillère d’éducation Nadia Marzouk décrit la scène: . « Le 12 mars, le gars, à 10h, il se fait casser la gueule au marteau. A 17h40 on voit des

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    La transaction secrète entre Baylet et son ex-collaboratrice qui l’accusait de violences

    (…)

    L’ancien ministre de Mitterrand a dû patienter sagement avant de revenir au gouvernement après 23 ans d’absence. Juste après l’élection de François Hollande, il rate le coche: le président de la République ne veut pas de ministre mis en examen et Jean-Michel Baylet est alors mis en examen pour favoritisme (dans laquelle il sera finalement relaxé). Rebelote pour le gouvernement Valls, au printemps 2014: Baylet vient d’être mis en examen dans une affaire de frais de bouche.

    En novembre 2014, Jean-Michel Baylet bénéficie d’une ordonnance de non-lieu. C’est ainsi qu’en février dernier, François Hollande a enfin pu le solliciter.

    Dans la presse, les nombreux portraits qui ont accompagné sa nomination évoquentsa fidélité à Hollande enfin récompensée, ses mises en examen et ses non-lieux, son surnom de «président-empereur» dans son fief du Tarn-et-Garonne ou encore son goût pour le rugby et le ski.

    Mais un élément n’est pas remonté à la surface: en 2002, Jean-Michel Baylet était accusé par son assistante parlementaire, Bernadette Bergon, de l’avoir frappée et forcée à démissionner. L’affaire a été classée sans suite. Mais d’après les informations obtenues par BuzzFeed News, le sénateur a passé à l’époque une transaction secrète avec la victime pour éviter toutes suites.

    «Il m’a porté des coups essentiellement au visage»

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    Chantiers dans les quartiers nord de Marseille : « Les ouvriers n’ont jamais connu un tel niveau de violences avec des vols avec arme, des rackets, des menaces de mort »

    Une lance thermique qui peut ouvrir n’importe quelle paroi : les voleurs ont mis les moyens pour la dérober vendredi matin sur le chantier du futur « Très Grand Bus » (TGB) à Saint-Jérôme. « Ils ont menacé les ouvriers d’un couteau », raconte un responsable. Et pour les entreprises qui travaillent sur les ouvrages et voies du futur réseau, ce n’est qu’un fait parmi des dizaines d’autres. « On est passé des vols la nuit aux agressions violentes en plein jour », souligne Michel Garcia, un des responsables de la fédération des Travaux publics.

    La dégradation de la sécurité sur ces chantiers qui ont une grande emprise dans nombre de quartiers de Saint-Louis à St-Jérôme en passant notamment par Saint-Antoine, la Cabucelle ou Château-Gombert a conduit à une réunion d’urgence sous l’égide du préfet de police, Jean-Paul Bonnetain. « Nous ne pouvons accepter que des salariés soient mis en danger », explique Caroline Pozmentier, adjointe au maire de Marseille, déléguée à la Sécurité qui a demandé cette rencontre, en présence des représentants des entreprises et de MPM, maître d’ouvrage.

    « Nous avions déjà fait des avancées avec la police des chantiers, en lien avec les entreprises, mais les faits récents sont d’une telle gravité qu’ils nécessitent une prise en compte et une réponse plus forte de l’État. Il ne faut pas laisser penser qu’il peut y avoir une impunité sur ce type de délinquance qui mine des travailleurs qui oeuvrent pour tous.La police municipale peut s’associer à la police nationale pour une action déterminée. »

    La préfecture de police a acté des patrouilles et une action concertée aux heures les plus exposées et a souhaité, pour agir, « faire bien la différence entre les actes d’incivilité de riverains mécontents du chantier et les vols et agressions contre les salariés. »…

    Par ailleurs, les chefs d’entreprises s’inquiètent, au-delà des chantiers du TGB en cours, pour les futurs gros travaux de rénovation urbaine dans les quartiers Nord et ne veulent travailler sous pression.Notamment pour le chantier de Picon-Busserine en juillet. « Même si nous jouons le jeu en embauchant normalement des jeunes des cités et en les formant dans le cadre de l’insertion. » …

    Laurent Amar, président régional de la fédération des Travaux publics et patron de Guintoli, est très remonté. « Nous avons l’impression que le préfet de police semble découvrir des faits qui durent depuis des mois et que le commissaire du secteur minimise. Ils n’ont pas conscience de la souffrance des ouvriers. Ils n’ont jamais connu un tel niveau de violences avec des vols avec arme, des rackets, des menaces de mort. Ils ne peuvent exercer leur métier normalement…

    La Provence

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    Plaintes après des violences répétées à l’hôpital Nord de Marseille

    La direction de l’hôpital Nord de Marseille a porté plainte après des actes de violences survenus dimanche et lundi dans le service des urgences de cet établissement, a-t-on appris auprès de la direction de l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM).

    Dimanche, un homme mécontent d’un certificat médical a menacé de mort et de représailles « avec une kalachnikov » le médecin qui l’avait reçu.

    Lundi, vers 05H00 un homme blessé avec son frère dans un accident de circulation, qui ne supportait pas d’attendre, a cassé une porte à coups de poing, a indiqué à l’AFP le Dr Philippe Jean, responsable du service accueil des urgences adultes de lhôpital Nord.

    La direction de l’hôpital et deux vigiles de l’établissement, qui ont été blessés dans l’altercation de lundi matin, ont porté plainte pour violences et dégradations, a précisé le Dr Jean.
    « Ce sont des faits de plus en plus fréquents », a indiqué le chef de service soulignant que « la violence urbaine est désormais importée à l’hôpital. Il n’y a plus de respect de l’institution », a-t-il conclu.

    Le Parisien