Politique

Deuxième colloque du Siel : l’universel déni des identités

« L’universel déni des identités »

Deuxième Colloque du SIEL

(Maison de la Chimie – 25 janvier 2014, de 15 à 21 heures)

1583823_3_644f_paul-marie-couteaux-souverainiste-de-droite« Que le nom »… A‑t‑on remarqué que se multipliaient autour de nous des choses qui n’ont de la chose « que le nom » ?

Les Modernes semblent avoir admis une fois pour toutes que « la chose en soi », ce que l’on appellera ici identité ou la nature des choses est abolie au point que le monde gambade dans une liberté totale et folle consistant à tout transformer sans fin.  Transformant l’univers en une vaste matière plastique, ils n’admettent pas qu’il y ait des choses qui ne changent pas. La nature des choses leur est insupportable, en ce qu’elle résiste aux volontés humaines, aux rationalisations du progrès, de la technique, de l’idéologie et, principalement, de leur dieu véritable, le Commerce.

Or, l’universelle dérégulation de la dénomination ne se réduit pas à une sorte de vaste « tromperie   sur la marchandise » : elle annonce des temps obscurs où le sens des mots n’est plus sûr et l’idée même de sens, de nature ou de vérité sont niés   – ce qu’on peut nommer nihilisme. Par petites touches se révèle ainsi ce qui est peut‑être le fait majeur de l’époque : dans l’obsession de la transgression, dont la mode du trans (trans‑genre, trans‑frontiérisme…), c’est la notion même d’identité, au sens de la singularité durable (durable sinon immuable, qu’en langage philosophique on nomme « essence ») qui est remise en cause dans tous les registres, aussi bien celui de la nature que celui de l’homme ou de la civilisation.

Eloquente est à cet égard l’affaire de la « vache folle », herbivore dont on a tenté de faire un carnivore, nourri aux farines animales : si violente fut l’insulte à la nature que les carnages qui ont suivi étaient inévitables. On pourrait en dire autant des OGM, comme de toute manipulation génétique, ou d’un « mariage génétiquement modifié » qui abolit pères et mères, hommes et femmes, tenus pour tristes faits de nature ; ou encore de « l’antiracisme », théologie de la négation des races : or, ces faits de nature que le Moderne veut à toutes forces abolir par l’obligation de les mélanger au bénéfice d’une unité factice empruntant le curieux masque de la « diversité » ne disparaissent pas, ne peuvent disparaître, ce qui plonge l’antiracisme dans des contradictions sans fin : non seulement il replace la race au centre du discours commun, mais encore son imperium idéologique aboutit à la ghettoïsation générale, à quoi s’ajoute qu’il se heurte à des conceptions du monde non occidentales qui, placent la race, ou la lutte ou la revanche raciales, au cœur de l’action politique – tel le sinistre exemple de l’Afrique du Sud, mais celui de bien d’autres pays sur lesquels le modernissime « antiraciste » se condamne à rester aveugle.

Le SIEL entend traduire ces considérations en stratégie politique ; nous sommes sûrs que la régénération de la droite française, à tout le moins de la pensée classique qui devrait être son fondement, peut servir d’alternative intellectuelle d’abord, puis politique au « bloc historique » soixante‑huitard dont l’écrasante hégémonie est à bout de souffle, comme l’est une gauche qui s’est fondue en elle.  Nous sommes sûrs qu’il n’y a pas de rétablissement possible de la politique de la France sans un rétablissement des fondations de notre civilisation.

C’est sur ce thème que S.I.E.L. organise le 25 janvier, de 15 à 21 heures,  un colloque dans la grande salle de la Maison de la Chimie (460 places), colloque qui se situe à la veille de la manifestation du 26 janvier déclaré « Jour de Colère ». Il sera découpé en trois tables rondes, entrecoupées d’interventions ex cathedra de quelques personnalités :

–  Table ronde n° 1 – 15h15 à 16h30

Identités politiques : continents, nations, régions, communautés…

–  Table ronde n° 2 – 17h à 18h15

Identités sociales et écologie humaine : rôles sociaux, famille, homme, femme et genre, manipulations génétiques, enfant…

–  Table ronde n° 3 – 19h30 à 20h45

Identités et écologie : Nature et environnement, agriculture, biodiversité, développement durable, principe de précaution, etc…

Il est proposé aux lecteurs de ces lignes de participer chacun à sa façon à la réussite de cette journée, que certains liront comme l’élargissement du fondement théorique du souverainisme, respect général de l’être et des identités, d’autres comme une voie de renouvellement de la pensée classique, d’autres comme une simple contribution à ce qu’il est convenu d’appeler « le débat »…

Paul-Marie Coûteaux

2e colloque du SIEL – « L’Universel déni des identités » – Samedi 25 janvier 2014, de 15h à 21h –

Maison de la Chimie – 28 Rue Saint-Dominique, Paris 7ème

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