Politique

Drémil-Lafage (31). En grève pour se faire payer les salaires, des salariés roumains sont menacés d’expulsion et sans eau

Les salariés ont depuis cessé la grève, mais leur situation ne s’est toujours pas arrangée. Au delà dse son caractère syndical, cet article nous montre le nouvel esclavagisme qui se met en place en Europe, avec l’assentiment des socialistes au pouvoir et de la droite d’argent de Sarkozy et sa bande. Dumping social, immigration, chômage sont les conditions pour que s’impose le grand remplacement que cherche à mettre en place la l’UMPS

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Les quatre salariés roumains de l’entreprise Sud Montage Échafaudage (SME) sont en grève depuis jeudi 18 juillet afin de se faire payer leurs salaires, dont certains sont impayés depuis mai, et leurs heures supplémentaires, impayées depuis des mois. Les grévistes étaient présents, hier toute la journée devant le dépôt de l’entreprise situé dans la zone artisanale de Drémil, où ils bénéficient d’un logement contre paiement, «au black» selon eux, de 780 € de loyer par mois. La société, spécialisée dans le montage et le démontage des échafaudages, est sous-traitante pour d’autres sociétés du bâtiment sur de nombreux chantiers du grand Sud.

«Depuis qu’on est en grève, on nous demande de quitter le logement et on nous a coupé l’eau», raconte Florin, l’un des grévistes :

«Moi, j’ai été mis à pied et on m’a envoyé les gendarmes pour que je parte, parce que je réclamais simplement mes heures supplémentaires. Je peux prouver toutes ces heures, on travaillait parfois de 5 heures du matin à 23 heures avec des déplacements lointains dans la journée. On payait le gazole et les péages pour les camions, immatriculés en Espagne, plus assurés depuis mars et pas passés au contrôle technique depuis février mars».

Les ouvriers, originaires de Transylvanie, région du nord de la Roumanie, sous contrat CDI de droit français et bénéficiant d’autorisations de travail en règle, étaient rémunérés en principe au SMIC, de 1200 à 1300 € par mois en moyenne, pour 35 heures, mais effectuaient des horaires bien plus larges.

Ils travaillaient le samedi, parfois le dimanche, notamment pour des travaux divers au domicile particulier de leur patronne, «ce qui constituerait un abus de bien social», accuse le syndicat Bois – Ameublement CGT 31 : «Ces pratiques patronales ont tendance à s’étendre massivement sur l’agglomération (…) le travail dissimulé est une gangrène. Les patrons doivent payer toutes les heures travaillées et les cotisations sociales dues».

La patronne de SME, Viviane Fédrigo, n’a pas répondu à nos sollicitations. Elle aurait invoqué des difficultés de trésorerie auprès de la CGT, qui souligne pourtant l’importance de l’activité de l’entreprise ces derniers mois.

La Dépêche