Politique

Eric Zemmour : “L’annulation de ma condamnation ne règle pas le problème de l’invasion migratoire”

La Cour de cassation a annulé, ce mardi, la condamnation d’Eric Zemmour pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, prononcée par la cour d’appel de Paris à la suite de ses propos controversés sur les musulmans tenus dans le journal italien Corriere della serra.

(…) Un an plus tard, il était condamné à 3 000 euros d’amende pour provocation à la haine envers les musulmans, et devait verser, selon les cas, 1 ou 1 000 euros de dommages et intérêts à des associations partie civile, comme SOS-Racisme ou la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Une décision confirmée en appel, en 2016.

« J’aimerais rappeler que c’est pour cette interview qu’i-Télé (devenue CNews, NDLR) m’a viré en 2014, souligne Eric Zemmour, contacté par Valeurs actuellesA l’époque, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve incitait les gens à aller faire des manifestations devant chez moi et une députée PS avait demandé que je quitte la France. »

Eric Zemmour déplore « la judiciarisation des débats »

« Trois ans plus tard, la cour de Cassation reconnait que cette affaire était un grand n’importe quoi. Le problème, c’est que le jugement politique et médiatique est tombé bien avant. C’est le péché mortel de la démocratie française : la judiciarisation des débats », déplore le polémiste.

« L’annulation de ma condamnation par la cour de Cassation ne règle rien. Ni le problème de l’invasion migratoire que j’évoquais sur le fond, ni celui de cette judiciarisation, rappelle-t-il enfin. Quand la réalité devient impossible à cacher, la machine judiciaire permet de mettre des coupsd’arrêt à ceux qui la décrivent. Je rappelle que le maire de Grigny m’attaque aujourd’hui en justice parce que j’ai dit que la borne de Grigny n’était plus en France. »

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