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Exclusif. La vérité sur les violences après le match Algérie – Corée (valeurs actuelles)

 

Fact checking. Contrairement à ce qu’expliquent certains journalistes et des communautés d’internautes, de nombreuses scènes de violence ont eu lieu après le match de la coupe du monde Algérie – Corée.

Valeurs actuelles s’était procuré le 19 juin le rapport de police faisant état des violences qui avaient eu lieu après le match de la coupe du monde Algérie – Belgique, démentant ainsi les rumeurs expliquant qu’il ne s’était « rien passé ». Valeurs actuelles fait à nouveau le point après la controverse qui s’est développée sur les réseaux sociaux après le match Algérie-Corée le 22 juin.

Cinq policiers blessés

Dans un rapport de police que Valeurs actuelles  a pu consulter en exclusivité, il apparaît que « des incidents ont éclaté dans une vingtaine de villes (prises à partie des policiers par jets de projectiles, incendies de véhicules et de conteneurs, dégradations diverses…) ». Au cours de la soirée du 22 juin, opposant l’Algérie à la Corée « de nombreux moyens de défense collectifs étaient utilisés par les forces de l ‘ordre.  5 policiers (4 de la Sécurité Publique et 1 CRS) étaient blessés, dont l’un plus gravement, qui souffre d’une fracture d’une côté dorsale après avoir reçu un artifice dans le dos [à Marseille, NDLR]. 14 interpellations étaient réalisées ».

« Des incidents importants »

Le début de la note de police est explicite : « Des incidents relativement importants étaient recensés » le soir du match de l’Algérie contre la Corée.  Dans plusieurs villes, des individus ont « grimpé sur les édifices publics afin de remplacer les drapeaux français par des drapeaux algériens ». Ces incidents ont été notamment relevés à Provins, Orléans ou encore à Bourgoin-Jallieu. Au cours de la soirée, « deux supporters algériens étaient arrêtés pour port d’arme prohibée ».

Des tirs de mortiers contre les policiers

A Elancourt à 23 heures, « une cinquantaine de jeunes, arborant des drapeaux algériens et positionnés au niveau du rond-point des Lions, lançait 4 mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre ». Les policiers ont du faire usage de « 2 tirs de flash-ball, 2 tirs de lanceur de balle de défense 40×46, d’ 1 MP7 et d’1 D.B.D. ». A Guyancourt, c’est un groupe hostile qui s’en est pris aux policiers. Ces derniers ont du riposter de 6 tirs. Un bus a été saccagé. A Villiers-Le-Bel, « les policiers étaient les cibles de jets de cocktail Molotov et de tirs de mortiers ». Un cocktail Molotov a touché un véhicule de Police, obligeant les fonctionnaires à abandonner leur véhicule. A Montereau-Fault-Yonne, ce sont deux voitures de Police qui ont été attaquées à 23 heures.

Un policier gravement blessé à Marseille

Au cours de la même soirée, près de « 5000 supporters de l’équipe d’Algérie se rassemblaient sur le secteur de la Canebière, afin de célébrer la victoire de leur équipe ». Pour contenir la foule, « 114 policiers de sécurité publique et 139 policiers des C.R.S » ont été mobilisés. « A partir de 0h05, les forces de l’ordre étaient la cible de jets de projectiles. Il était fait usage de 2 MP7 et d’1 DBD. A 1 h, un policier recevait une fusée d’artifice dans l’omoplate ».

D’importantes violences à Lyon

Reprenant les informations relevées par Valeurs actuelles dans son article sur les violences qui avaient éclaté lors du match Algérie – Belgique, le rapport de police du 23 juin explique : « comme lors du 1er match, les incidents les plus importants se concentraient dans l’agglomération lyonnaise ». A 22h30, ce sont « 350 supporters algériens » qui s’en sont pris aux forces de police, place Gabriel Peri. En riposte, les fonctionnaires de police ont « fait usage de 53 MP7, de 16 CM6, de 51 tirs de lanceurs de balle de défense et de 39 tirs de Flash-ball ».

Non loin de Lyon, « 200 personnes arborant des drapeaux et des maillots algériens investissaient la place Guy Môquet » à Vaulx-en-Velin. Une nouvelle fois, les « forces de l’ordre étaient la cible de tirs de mortiers et de projectiles ». Pour repousser leurs assaillants, les policiers ont « fait usage de 114 MP7, 2 CM6, 50 tirs de lanceurs de balle de défense et d’1 tir de Flash-ball ».

A Grenoble, à 23 heures, « les policiers étaient pris à partie par des groupes de supporters algériens, cours Jean Jaurès. 12 tirs de cougar, 4 tirs de lanceurs de balle de défense, 1 tir de flash-ball et 1 MP7 étaient utilisé en riposte ». A Toulouse cette fois, 750 supporters de l’Algérie se sont rassemblés dans les rues. Le rapport précise que « plusieurs véhicules étaient dégradés ». Les policiers ont aussi été pris à partie par des supporters et ont été contraints de riposter pour se défendre.

Un commissariat dégradé

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