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Famille juive séquestrée à Livry-Gargan (93) : « Nous avons ressenti en face une telle haine »

Ils avaient vécu trente-cinq ans dans cette maison de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis). C’était « la plus jolie du quartier », parviennent encore à sourire Roger et Mireille. Une vie, comme tout le monde, avec son lot de bonheur et de souffrance. Mais tout s’est écroulé après l’agression. Aujourd’hui, le couple a fui sa demeure pour habiter dans un appartement parisien dont le seul intérêt est d’être « situé à l’étage » et donc « plus difficile d’accès ». Ils n’en sortent quasiment jamais. Comme si leur vie s’était arrêtée ce jour de septembre 2017.

À partir de ce mardi et jusqu’au 2 juillet, Roger, Mireille et leur fils David vont devoir se replonger dans cette séquestration qu’ils ressassent depuis bientôt quatre ans. Neuf personnes – cinq hommes et quatre femmes – comparaissent aux assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny dans le cadre de cette affaire. Le plus âgé et le plus expérimenté dans la délinquance est considéré par l’accusation comme le commanditaire de l’opération. Il y a aussi, évidemment, les trois jeunes accusés d’être entrés dans la maison de Livry-Gargan et d’avoir attaqué la famille.

La juge d’instruction a retenu le caractère antisémite de l’agression. « Vous êtes juifs, vous avez de l’argent ! » auraient lancé les intrus pendant la séquestration. Quatre autres accusés répondront du recel du butin. Une femme soupçonnée d’avoir participé à l’expédition mais sans pénétrer dans le pavillon comparaîtra également.

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Le commanditaire présumé est un « client ». Déjà condamné à 28 reprises, il vient justement de tomber pour vol. C’est lui qui aurait organisé l’opération en faisant appel à des « mecs de Clichy », la ville voisine.

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Un enquêteur avait, par exemple, demandé à l’un des suspects s’il était bien le fameux « Moko » mis en cause lors d’écoutes téléphoniques. « Ce n’est pas moi », avait répondu l’intéressé. Après une pause, le policier s’était rendu compte que le jeune homme venait de graver « Moko » sur le banc de sa cellule…

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Le Parisien

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