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France métropolitaine : 7% d’illettrés, 13% en Île-de-France, 61 % chez les non francophones d’origine

Précisions :
L’illettrisme ne s’applique qu’aux personnes ayant été scolarisées dans le pays. Encore une fois les DOM-TOM et notamment Mayotte ont été oubliés. Chez les salariés du 101e département français, 1 sur 5 est analphabète, 1 sur 2 est illettré, 1 sur 3 seulement présente peu ou pas de difficultés aux tests.
Source : Agence nationale contre l’illettrisme

En France, 7 % des adultes de 18 à 65 ans sont illettrés, soit 2,5 millions de personnes, selon une étude de l’Insee rendue publique mardi 18 décembre, qui montre une amélioration de deux points par rapport à la dernière enquête.

Au total, 16 % des personnes de 18 à 65 ans résidant en France métropolitaine éprouvaient en 2011, des difficultés dans les domaines fondamentaux de l’écrit, selon cette enquête Information et vie quotidienne (IVQ). Pour 11 % d’entre elles, ces difficultés étaient graves ou fortes. Mais ce pourcentage inclut des étrangers n’ayant pas été scolarisés en France, alors que par définition, l’illettrisme ne s’applique qu’aux personnes ayant été scolarisées dans le pays et ne maîtrisant pas suffisamment les compétences de base en lecture, écriture et calcul pour être autonomes.

Parmi celles ayant été scolarisées en France, 7 % étaient dans ce cas, et pouvaient donc être considérées comme illettrées. (…)

L’enquête relève également un « écart marqué » entre hommes et femmes dans ce domaine: près de 20 % des femmes ont des résultats médiocres en calcul contre 14 % des hommes, et seulement 24 % de femmes ont d’excellents résultats contre 35 % des hommes. Cet « avantage masculin » dans les disciplines mathématiques apparaissait déjà en 2004, relève l’Insee, précisant qu’il s’inverse à l’écrit, les femmes ayant l’avantage en la matière (avec 17 % d’hommes en difficultés contre 15 % de femmes).

L’Insee rappelle que le niveau de compétence des adultes est fortement lié au pays et à la langue de scolarisation. Parmi les 16 % de personnes en difficulté à l’écrit, le taux bondit à 61 % chez celles scolarisées hors de France dans une autre langue que le français et à 31 % chez celles scolarisées hors de France mais en français.

Outre l’enquête nationale, l’Insee a réalisé plusieurs études régionales. Celle portant sur l’Ile-de-France montre qu’un million de personnes (13 %) sont en difficulté importante face à l’écrit dans la région. Ces personnes ont notamment des difficultés à lire une carte, comprendre un contrat ou rédiger une demande d’emploi. Un chômeur sur six est concerné.

Source : Le Monde