Politique

Harcèlement à l’école : Sa fille Marion Traitée de « pute », de « boloss », 13 ans, s’est suicidée

Article du Nouvel Obs via Fdesouche. En voici de extrait pour vous donner l’envie d’aller le lire… c’est édifiant.

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Menacée, insultée au collège et sur Facebook, l’adolescente s’est pendue. Ses parents portent plainte contre l’école et les cinq élèves qui s’étaient pendant des mois transformés en bourreaux.

(…) Alors, avec des copines, il s’amuse à la traiter de « pute », lui dit qu’elle est grosse, pas de seins, trop sérieuse… A leurs yeux, elle n’est qu’une nulle, une « boloss », suprême insulte en 2013. Et le bal des gentillesses continue sur internet, au retour du collège et jusque tard, le soir, sous la couette.(…)

(…) l’adolescente a écrit sur le mur Facebook d’une camarade un de ces commentaires stupides qu’elle a si souvent lus sur le sien : « Lila, t’es une boloss, on t’aime pas. » Huées générales. Alban, une fois encore, mène la danse, avec les pestes : « Tu fais moins la fière, hein ? » Ils continuent dans les couloirs : « On va t’arracher les yeux, te faire la peau… » Des toilettes du collège, Marion appelle sa mère : « Je ne me sens pas bien, je voudrais rentrer. » Ses grands-parents passent la chercher. Toute l’après-midi et la soirée, l’adolescente, paniquée par des appels anonymes, des menaces, multiplie les coups de fil, les SMS et les messages sur Facebook. Elle contacte celle qui lui a dit « Si tu reviens au collège, je te buterai », pour savoir si elle compte réellement la frapper.(…)

(…) La mère d’une collégienne de Briis, qui, il y a quelques années, a subi l’enfer, crachats et menaces, en raison de sa « gueule d’intello », confie : « Si je ne l’avais pas mise dans le privé, ma fille non plus n’aurait pas survécu. » Une autre, désolée de voir son enfant, si bonne élève, se tordre de douleur à l’idée d’aller en classe à force d’être traitée « de grosse, de moche » a exilé sa famille dans le Loir-et-Cher.(…)

(..)Et puis il y a cette élève de cinquième, coincée dans les vestiaires, à qui des camarades ont dit, en brandissant un déodorant en spray : « Je vais te transformer en chalumeau vivant. » Tous ces parents l’affirment : le collège n’a jamais pris la mesure de cette souffrance. Pas d’entretiens sérieux avec le principal malgré de nombreuses demandes, parfois même par lettres recommandées. Juste des propos vaguement rassurants, des aveux d’impuissance, une CPE qui hausse les épaules : « Nous avons 600 élèves, impossible de surveiller votre enfant. Débrouillez-vous pour qu’elle ne soit jamais seule. » Au cimetière, Nora Fraisse a rencontré l’ancien petit ami de Marion et son père. Ce dernier lui a raconté qu’après le drame, des photos de son garçon, traîné à terre par les cheveux, avaient été publiées sur Facebook, qu’il avait alors demandé et obtenu de le changer d’établissement.(…)