Immigration de travail : «La France n’a plus le choix»

Les 200 000 immigrés légaux qui débarquent en France chaque année, dont la majorité sont dus au regroupement familiale et les 100 000 clandestins, ne suffisent pas au patronat. Il lui faut aussi une immigration de travail docile, éduquée et bien formée. Qu’ils se rassurent MoiPrésident va leur arranger ça, la gauche et ses extrêmes ont toujours été leurs plus fidèles alliés.

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appuyezboutongrande1Pour le Cercle d’outre-Manche, un forum de réflexion composé de patrons français dirigeants des entreprises franco-britanniques , il est grand temps que le débat hexagonal sur l’immigration dépasse l’opposition binaire entre ceux qui prônent le tout sécuritaire et ceux qui se placent uniquement sur le terrain des droits de l’homme. A cet égard, la politique migratoire britannique basée principalement sur des critères économiques semble à ce think-tank une source d’inspiration pertinente.

Dans ce contexte, Arnaud Vaissié et Pascal Boris, les auteurs d’ une étude sur l’immigration et le travail , invitent les entreprises françaises à jouer un rôle clef dans le domaine de l’immigration et ce dans leur propre intérêt. […]

Le constat du Cercle d’outre-Manche est que la France n’a plus le choix. «L’évolution des mentalités hexagonales est possible parce que les entreprises doivent se diversifier et attirer les talents, que la population vieillit et que le travail est le meilleur moyen d’intégrer les populations immigrées», explique Arnaud Vaissié. Les propositions concrètes du Cercle concernant les entreprises sont les suivantes. Il faut favoriser les recrutements «atypiques» dans le cadre du débat sur l’évolution du CDI. Il serait judicieux de faciliter les visas pour les créateurs d’entreprises et d’ouvrir les portes aux étudiants étrangers qui ont des projets d’activité. Enfin, les entreprises de plus de 250 salariés.

Les Echos