Économie, Écologie...

La production agroalimentaire française en recul en 2013

Du jamais vu. La production agroalimentaire française a baissé de 2,2 % en volume en 2013. L’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), qui a publié son bilan annuel, jeudi 10 avril, s’en est émue. De même que de la décélération de la croissance du chiffre d’affaires, dont la progression s’est limitée à 0,6 % en 2013.

Il n’empêche. Avec 160,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, l’agroalimentaire reste, et de loin, la première industrie en France. De même, malgré les quelques signaux de fragilité, sa santé est bien meilleure que celle de nombreux autres secteurs.

  • La guerre des prix pèse au plan national

L’inquiétude des industries agroalimentaires est d’abord liée à la guerre des prix que se livrent les enseignes de la grande distribution dans l’Hexagone. Chaque année, les négociations commerciales entre les deux parties se déroulent sous haute tension.

Résultat, les prix à la consommation des produits alimentaires et boissons n’ont progressé que de 1,2 % en 2013 en France. Contre + 2,9 % en 2012. Sur la même période, les hausses ont été de 3,8 % et 3,7 % en Allemagne et en Grande-Bretagne, selon l’ANIA.

Or, le coût des matières premières, même s’il a légèrement fléchi en 2013, reste, lui, à des niveaux élevés.

  • Le solde commercial se réduit

Autre recul, celui des performances à l’international. Le solde commercial est toujours le deuxième plus important, derrière celui de l’aéronautique, à 8,5 milliards d’euros. Mais il fléchit de 7 %.

Cette moindre progression tient à la hausse des importations. Sachant que les importations d’huile, de poissons et de fruits et légumes plombent une balance qui penche du bon côté grâce aux vins et au Cognac, mais aussi aux produits laitiers.

  • Les défaillances sont en hausse

Dans ce contexte, les entreprises les plus fragiles ne résistent pas. Le nombre de défaillances a augmenté de 6,5 % pour atteindre un niveau record de 316 en 2013. Ce sont souvent des PME dont l’asphyxie se passe sans bruit.

Cela se traduit, inévitablement, par une réduction des emplois dans la filière, premier employeur industriel avec 492 700 salariés. Plus de 4 800 emplois ont ainsi été détruits en un an.

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