Culture, idées, Média...

Le CNC a refusé de financer un film sur la conversion d’un musulman au catholicisme

Cette réalisatrice découvre ce que tout tout bon citoyen devrait savoir : le financement du cinéma français se fait sur des critères de propagande édictés par l’État. C’est ce qui explique son manque de créativité, son absence de pluralisme d’opinions, et sa médiocrité esthétique. Au travers de commission comme par exemple « Image de la diversité », l’État a crée les conditions d’une entrave à la liberté de création. Pour l’argent et l’esprit de guichet qu’il impose, les réalisateurs se plient au diktat de l’État qui distribue au plus servile la subvention nécessaire à la réalisation d’un film.
( lire sur ce sujet : ACSE : un outil de propagande et une pompe à fric au service de l’islam et de la diversité

mais aussi Propagande d’État : Les vols violents à Marseille vus par « Plus belle la vie »

ou alors : Contre le racisme, l’Etat finance un cinéma anti-clichés)

——

Cheyenne Carron, vous venez de recevoir un prix au festival du film catholique (Mirabile Dictu, au Vatican) pour votre long-métrage L’apôtre, qui sortira sur les écrans en octobre et que seule la presse pour le moment a pu découvrir. Pourquoi à votre avis, avez-vous reçu ce prix ? Votre film qui relate la conversion au catholicisme, en France, d’un musulman pratiquant pressenti pour devenir imam, est-il un film prosélyte ?

J’ai reçu ce prix, parce-que mon film est bon ! Je n’ai pas toujours fait de bons films, mais celui-ci, je crois qu’il est plutôt réussi…

L’Apôtre, je l’ai fait en mémoire d’un prêtre que j’ai connu dans mon enfance. Sa sœur a été assassinée par un musulman et ce prêtre a tendu la main à la famille du meurtrier. J’ai fait ce film en hommage à ce prêtre et à sa sœur que j’ai connue. Et pour montrer l’immense beauté de la religion catholique.

Je n’ai pas eu l’intention de faire de prosélytisme, j’ai simplement essayé d’être juste dans ma manière de traiter le parcours de cette conversion au Christ… Et c’est peut-être justement cela, qui permettra au film de toucher le cœur des non-chrétiens.

Rue 89 vient de vous consacrer pour partie un article intitulé « Des films cathos retrouvent le chemin des salles grâce à des mécènes ». Est-il vrai, comme le raconte le journaliste, qu’éconduite par le CNC, vous avez entrepris d’écrire aux 10 plus grandes fortunes de France dont vous aviez trouvé la liste dans Challenge et que l’un d’eux a répondu positivement ?

Effectivement, après cinq longs métrages, le CNC refuse toujours de m’aider…
Mais, ce film, je voulais absolument le faire. Alors un jour, voyant le magazine

Challenge qui recensait les 100 plus grandes fortunes de France, j’ai pris les 10 premiers de la liste, je leur ai adressé une courte lettre, ainsi que le DVD de mon précédent film (La Fille Publique). Je leur ai expliqué que je cherchais un petit budget pour faire un film important. Trois mois plus tard, l’un d’eux m’a envoyé cet argent, et j’ai fait mon film….

Boulevard Voltaire