Politique,  vidéo

Le gouvernement veut abandonner la notion d’intégration (vidéo)

Addendum : lu sur le blog de Mathieu Bock-Côté

La France renonce-t-elle à intégrer ?

Il ne faut pas se surprendre exagérément du rapport remis à Matignon qui propose une transformation en profondeur de la politique d’intégration française, en s’ouvrant clairement à la philosophique multiculturaliste. En ce moment, il provoque une tempête médiatique. Ce rapport s’inscrit dans l’histoire des mutations de la gauche française depuis trente ans. Car la gauche a troqué fondamentalement le socialisme pour le multiculturalisme, et cela, partout en Occident, même si sa frange laïciste ou républicaine renâcle. Une partie de la droite s’y est ralliée, en croyant embrasser à travers la «diversité» le nouveau visage de la «modernité», qui a un véritable effet d’hypnose sur elle.

L’objectif est clairement affirmé : il s’agit donc de rompre non seulement avec l’assimilation à la française (le mot a été tellement diabolisé qu’ils étaient de moins en moins nombreux à l’utiliser) mais même avec «l’intégration», qui en représentait une version édulcorée, mais qui laissait encore entendre qu’il y avait une «réalité France» à laquelle les immigrants devaient s’acculturer. D’ailleurs, le rapport dénonce «l’injonction à l’intégration», qui marquerait une discrimination à l’endroit des immigrants. La citoyenneté française devrait se vider de tout substrat historique ou du moins, se délester de sa plus lourde part.
Désormais, au nom de «l’inclusion», et de la construction d’un «Nous inclusif», on invite la France à se refonder dans une diversité mythifiée, nécessairement bonne, absolument heureuse. Une formule a notamment fait sauter le système médiatique : on invite la France à assumer sa part «arabo-orientale» ce qui impliquerait notamment, bien que le lien ne soit pas fait de manière aussi avouée, d’accepter le voile à l’école et de renoncer aux différentes formes d’encadrement social du religieux. Il faudrait aussi réécrire l’histoire, pour la rendre conforme à cette société diversitaire. On aura compris l’essentiel : il serait discriminatoire pour la France d’imposer son identité aux nouveaux arrivants mais il sera légitime que ces derniers imposent la leur à la société d’accueil, qui devra se transfigurer à travers la figure de la diversité. L’inversion du devoir d’intégration est le fondement idéologique du multiculturalisme.

Nous vivons à l’époque de la grande transformation identitaire des nations occidentales. Mais cette transformation est imposée par les élites politiques, bien souvent, qui voudraient bien changer un peuple culturellement réfractaire à la dissolution de ses repères, et qui ne comprend pas vraiment pourquoi le pays d’accueil devrait remettre à plat son identité historique pour recommencer à zéro son histoire. Dans cette perspective, il n’y a plus de nation. Il n’y a plus d’identité française. La France, en fait, est appelée à se dissoudre dans une utopie diversitaire où sa part historique ne sera plus, au mieux, qu’une part parmi d’autres. En fait, on ne la reconnaîtra que pour en faire le procès. Elle ne sera nommée que pour être stigmatisée. C’est le paradoxe du multiculturalisme : on explique sans cesse que la nation d’accueil n’est qu’une fiction, qu’elle n’existe pas, mais on la réinvente pour lui faire porter la plus détestable tunique. La nation n’existe jamais positivement, seulement comme catégorie repoussoir. Elle n’existe pas mais doit s’ouvrir. Elle est une illusion mais doit faire pénitence.

Qu’est-ce qui pousse le socialisme français vers cela? Certains assimilent cette mutation à une simple expression de la raison stratégique. Quand la gauche constate, et elle le constate chaque fois qu’elle prend le pouvoir, qu’elle ne parviendra pas à sortir du capitalisme (en 1981, il s’agissait explicitement de rompre avec lui, aujourd’hui, il fallait plus simplement casser le système financier international, du moins, telle était la promesse de François Hollande), elle se tourne vers les questions morales, identitaires et culturelles, qui lui permettent de dynamiser son électorat. Surtout, elle en tire un nouveau «projet de société» visant désormais à transformer en profondeur l’identité française. Le multiculturalisme serait pour elle un projet politique de substitution.

En fait, c’est l’imaginaire politique de la gauche française qui a changé. En quarante ans, elle
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Souvenez-vous, il y a deux semaines Malika Sorel évoquait sur le plateau de France 3 un rapport explosif pour l’avenir du peuple français. Il s’agissait tout simplement d’un document contenant des préconisations en faveur d’un renforcement du multiculturalisme. C’est ce rapport qui figure sur le site de  jean marc Ayault et que le premier ministre juge de grande qualité. Que dit ce document ? Tout simplement que le gouvernement doit autoriser le voile à l’école, créer un délit de harcèlement racial et une cours des comptes de l’égalité, en finir avec l’intégration et mettre en place une politique d’inclusion. (voir Le Figaro )


Rapport sur l'intégration : "Les conclusions… par rtl-fr

Cette folie pure n’est que l’aboutissement d’une idéologie immigrationiste imposée depuis des années aux français. Seuls les gogos comme Nicolas Domenach peuvent aujourd’hui s’en étonner .

 

Bien sûr pour les collabos du grand remplacement comme Askolovitch ou Roger petit, ce rapport est la solution pour en finir avec l’identité française et créer l’homme nouveau post-national:

« Je ne sais pas ce que c’est l’héritage Judéo-Chrétien »

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