Politique

Les droitophobes

Lu sur Valeurs Actuelles

Acharnement, deux poids, deux mesures, lynchage médiatique : les zélateurs de la gauche morale, politique et intellectuelle tirent à vue sur la droite et lancent leurs “fatwas” sur ceux qui osent “penser contre”. Où s’arrêteront-ils ? Enquête sur ces nouveaux inquisiteurs.

droitophobes

« Un acte étonnant, grave et inadmissible. » Le sénateur PS Jean-Pierre Michel n’a pas de mots assez durs pour clamer son indignation. « Nous allons tout mettre en oeuvre pour retrouver le responsable », promet-il. L’heure est grave. Le crime ? il a été découvert le lundi 10 juin à 10 heures par l’assistant parlementaire de Jean-Pierre Michel, rapporteur PS au Sénat de la loi sur le “mariage pour tous”. Épouvanté, le jeune homme aperçoit, sur la porte de son bureau, un… autocollant du mouvement antimariage homosexuel le Printemps français ! Trois mains brandies, bleue, blanche et rouge, dominant le slogan “On ne lâche rien !” La porte du bureau est photographiée, les lieux sécurisés. Jean-Pierre Michel s’empresse de demander « une enquête approfondie au président du Sénat Jean-Pierre Bel pour savoir d’où cela venait »… Panique à gauche. Terreur sur le Sénat. Peur sur la République…

L’affaire prêterait à sourire, si elle ne révélait le malaise d’une époque et les méthodes de ces « Torquemada de café du commerce », selon le mot d’Éric Zemmour, nouveaux chantres de la pensée unique autorisée. Qu’importe si l’assistant parlementaire en question, quelques jours plus tôt, se livrait sur Twitter à une diatribe autrement plus inquiétante :

« Bonaparte tira des coups de canon face aux ennemis de la République ! Valls devrait faire de même, concernant le Printemps français ! »

L’affaire Méric a donné une autre illustration du sectarisme de ces “droitophobes” : oubliant de parler des actes de vandalisme perpétrés en représailles par des “antifas” contre le Collège des Bernardins, ils retiennent que les agresseurs du jeune militant d’extrême gauche, forcément liés à La Manif pour tous, seraient passés à l’acte, selon le directeur de l’Humanité, à cause d’un « climat nauséabond, irrespirable, créé depuis plusieurs semaines par des forces d’extrême droite et des fractions de courants très réactionnaires qui entretiennent la haine et la violence ».

Qu’importe si ces procureurs appellent à la même violence qu’ils dénoncent. Ainsi de Pierre Bergé, espérant en toute impunité l’explosion d’une « bombe » sur le parcours de la “manif pour tous” . Qu’importe si l’indignation est à sens unique, les coupables tout désignés, les procès systématiquement menés à charge. Qu’importe si le deux poids, deux mesures est trop flagrant. Si des Femen hystériques qui s’attaquent aux cloches de Notre-Dame échappent aux condamnations, quand les Hommen anti-“mariage pour tous” passent 48 heures en garde à vue pour être descendus sur le central de Roland-Garros. Si les casseurs du Trocadéro sont amnistiés quand les Veilleurs de la “manif pour tous” sont raflés. Si le seul condamné dans l’affaire du “mur des cons” du Syndicat de la magistrature est le journaliste coupable de l’avoir révélé…

Ils pensent avoir avec eux le sens de l’Histoire. La loi n’est légitime que si elle leur convient. Ils demandent ainsi à la justice d’être impitoyable avec les maires qui refusent de célébrer des mariages homosexuels — Manuel Valls vient d’adresser une circulaire aux préfets (à découvrir en exclusivité sur www.valeursactuelles.com) en ce sens —, mais prônent … Pour lire la suite, vous pouvez vous abonner au journal ou le télécharger sur epresse.fr.