Économie, Écologie...

Les salariés de la Société Générale dénoncent des destructions d’emplois silencieuses

Les syndicats de la banque ont lancé un appel à la grève ce mardi 8 janvier. Ils craignent des fermetures d’agences.

A deux jours de la reprise des négociations sur l’emploi, des salariés de Société Générale tirent la sonnette d’alarme. Les syndicats de la banque, CFDT, CFTC, CGT, FO et SNB CFEC-CGC, ont lancé un appel à la grève ce mardi 8 janvier.

« Pendant qu’on se mobilise sur 630 emplois industriels dans l’Est de la France (en allusion au site ArcelorMittal de Florange, NDLR), dans les banques et assurances on détruit en silence des milliers d’emplois, de manière opaque parce qu’ils s’arrangent à faire ça sous anesthésie générale en utilisant les départs naturels ou volontaires« , indique à l’AFP Thierry Pierret (CFDT),

Les syndicats craignent également des fermetures d’agence. « On sait que tous les projets sont dans les cartons, ils n’attendent que l’accord sur l’emploi soit signé pour les mettre en musique », a indiqué Maryse Gauzet, déléguée nationale FO.

L’absence d’augmentation salariale collective pour la deuxième année consécutive est l’autre source de mécontentement des syndicats. Avec 300 euros de prime pour les salaires inférieurs à 36 500 euros annuels, les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont « vraiment ridicules », selon Maryse Gauzet.

Néanmoins, « la grève est inégalement suivie », a commenté Thierry Pierret qui, pas plus que la direction, n’était en mesure de chiffrer le nombre de grévistes.

Société générale avait annoncé à l’automne 2011 la suppression de 880 postes dans la banque d’investissement.